Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Trois nouvelles notices wikihl : Oussama Ben Laden, Gilles Hertzog et Karl Zéro

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GILLES HERTZOGTrois nouvelles notices dans ma Wikihl. Aussi différentes que possible. L’une sur Oussama Ben Laden dont Bernard-Henri Lévy a été l’un des tout premiers à capter et analyser l’emergence. L’autre sur le compagnon de tous ses combats, notamment en Bosnie, Gilles Hertzog. Et la troisième à propos d’un personnage que je ne connais pas bien, qui n’est guère connu d’ailleurs aux USA mais qui semble avoir compté dans la vie de Bernard-Henri Lévy dans la mesure où il fut de l’aventure du Jour et la Nuit, le film réalisé par BHL en 1996 et auquel Lévy est resté très attaché : Karl Zero.
Liliane Lazar

Un commentaire »

  1. Il va sans dire que Wikihl est d’une lecture aisée car il nous laisse toujours le choix dans les dates, c’est ce qui fait sa saveur.

    Commentaire par Françoise Moullet — mercredi 28 avril 2010 @ 08:00

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