Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son Actualité

20 Octobre 2014 

« Hôtel Europe »? Un texte essentiel qui appelle un sursaut

salome 9Tribune publiée sur le Nouvel Observateur par Olivia Zerath-Cattan, Présidente de « Paroles de femmes ».

Invitée par la Licra afin de voir la pièce de théâtre « Hôtel Europe » de Bernard-Henri Lévy, je ne pouvais pas rester silencieuse après avoir vu un tel spectacle.

Jacques Weber, un talent incroyable

Je m’attarderais quelques instants sur la performance de Jacques Weber qui est au-delà de ce que j’avais pu déjà voir au théâtre ; même s’il faut une vingtaine de minutes afin de rentrer dans le texte, ce comédien donne tout sans compter et sans pudeur. Il se met à nu, au sens propre du terme puisqu’il termine la pièce affublé d’une petite serviette qui cache assez mal d’ailleurs ses parties intimes lorsque l’on se trouve dans les premiers rangs.

Il est tour à tour drôle, émouvant, profond, exalté, désespéré…Défendant ce texte avec une totale sincérité.

Alors que nous attendions Bernard-Henri Lévy pour un débat, nous avons finalement appris à la fin du spectacle que celui-ci ne viendrait pas. C’est donc Jacques Weber qui prononça quelques mots assis sur le sol en simple peignoir comme un boxeur épuisé. Il nous expliqua sa tristesse de voir les mauvaises critiques, sa difficulté première à comprendre le texte de BHL…

Mais il nous parla avec émotion de son envie de faire bouger les lignes, de faire naître un sursaut dans une société où l’antisémitisme, le racisme, l’extrémisme pluriel sont de plus en plus présents et ce, dans toute l’Europe. Il termina par une phrase expliquant son engagement total :

« Cette pièce, dit-il, est à l’angle de ce que je suis en tant qu’homme et en tant que citoyen ».

Et je crois que c’est cela l’important dans Hôtel Europe. L’engagement que ce texte nous inspire.

Le texte de Bernard-Henri Lévy est un trésor

À quand la révolution qui mettrait à terre toute cette haine ordinaire de l’autre jetée lâchement sur la toile ? À quand l’émergence des idées universelles et de l’intelligence face à la bêtise ambiante ? À quand le sursaut des braves, des grands hommes et des femmes engagées ? Faut-il aller chercher les morts, Husserl, Derrida, Hannah Arendt, Levinas, Benny Lévy pour remplacer des vivants immobiles face à nos valeurs universelles qui s’effondrent ?

À travers ce texte, Bernard-Henri Lévy conspue cette Europe administrative sans visage faite de petits hommes gris sans courage qui préfère régler des problèmes accessoires que la crise en Ukraine.

Peu importe l’auteur et son style agaçant, peu importe ses frasques et certaines prises de position, son ego parfois surdimensionné… Peu importe finalement que son texte soit parfois confus, passant maladroitement de Sarajevo à Dieudonné, de l’Ukraine à la burka, d’un problème de chaudière à Marine le Pen ou encore de ses histoires de sexe à trois. Peu importe aussi que les droits des femmes se résument aux seules Pussy Riot.

Son texte reste un trésor de mémoires diverses, de moments qui constituent notre histoire à tous.

Devenir enfin les maîtres de notre destin

J’aurais préféré qu’il écourte un peu la pièce, qu’il fasse moins de digressions pour en retirer la substantifique moelle et qu’il évite ce rapport malsain qu’il semble avoir vis-à-vis des femmes. Mais peut-être a-t-il voulu nous montrer que même si l’on est un homme engagé au centre des conflits, on n’en reste pas moins homme.

Un homme avec des problèmes quotidiens, des défauts, des fragilités, des coups de fatigue, des amours, des besoins sexuels, des obsessions, des addictions, une peur de vieillir qui transparaît tout au long de la pièce.

Et malgré ce pessimisme qui nous dépeint un monde plongé dans la folie barbare, une phrase nous sauve du gouffre ; comme le disait le Rabbin Nahman de Bratslav : « Si tu crois que l’on peut détruire, tu dois croire que l’on peut réparer ! » nous susurre Jacques Weber dans un dernier souffle.

Peut-être est-ce cela le message le plus important de ce texte, espérer un dernier sursaut afin de réparer le monde en devenant enfin maîtres de notre propre destin.

18 Octobre 2014 

Intervention aux universités de la LICRA, au Havre

bhlBernard-Henri Lévy sera l’invité d’honneur des universités de la LICRA, la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, ce dimanche 19 octobre au Havre. Il interviendra sur le thème « Droit des minorités et universalisme républicain ». A ses côtés, Jacques Toubon, Défenseur des droits et Ivan Levaï, journaliste et, en la circonstance, meneur de jeu et interviewer de Bhl.
Pendant trois jours au Havre, ces universités veulent dire « Stop aux communautarismes » pour esquisser une réflexion sur l’universalité des droits de l’homme. Le sentiment du « deux poids deux mesures » est-il légitime ? Y a-t-il un palmarès des souffrances avec toutes les dérives communautaristes que cette idée implique ? La lutte des groupes ethniques ou religieux pour la reconnaissance doit-elle connaitre des limites ? Comment combattre efficacement les dérives communautaristes et réhabiliter les valeurs républicaines ? Tels sont les thèmes qui seront au cœur de ces journées. Bernard-Henri Lévy y apportera son expérience et sa passion philosophique. Aux dernières nouvelles, une camarilla de militants « pro palestiniens » annonceraient leur intention de perturber sa venue. Mieux, ils profiteraient de l’occasion pour réactiver cette campagne en faveur du boycott d’Israël dont on sait, ici, tout le mal que pense l’auteur de Hôtel Europe. Plus que jamais, les chiens aboient mais la caravane passe.

Liliane Lazar

16 Octobre 2014 

« La Cabale anti-BHL, ça va comme ça! Hôtel Europe continue! » Gilles Hertzog (Le Huffington Post, le 16 octobre 2014)

96592C’est toujours la même histoire. Elle dure, lamentable, répétitive, imbécile, pauvre, depuis près de quarante ans. Ils ne se sont jamais fatigués. Remettent le couvert à chaque intervention sur la scène publique, à chaque apparition dans les médias, à chaque livre, à chaque pas, ou presque, de Bernard-Henri Lévy, l’homme qu’ils adorent haïr. ...

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16 Octobre 2014 

La pièce de Bernard-Henri Lévy ne «s’arrête pas brutalement» (Le Figaro, le 15 octobre 2014)

110297Immédiatement démentie par le théâtre de l’Atelier, une fausse information, affirmant que les représentations de Hôtel Europe prenaient fin soudainement, a pourtant été relayée par des dizaines de médias.

Une rumeur qui circule sur le Web depuis mardi prétend que la pièce Hôtel Europe de Bernard Henri-Lévy le «contraint d’annuler sa pièce» et ce «faute de spectateur». Or cette nouvelle a été tout de suite démentie par le théâtre de l’Atelier, qui certifie dans un communiqué que la pièce ne «s’arrête pas brutalement», mais continue jusqu’au 16 novembre, après 60 représentations. ...

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15 Octobre 2014 

« Une cabale contre Bernard-Henri Lévy ? » (Le Point, le 15 octobre 2014)

Affiche Hôtel EuropeTout a démarré avec un « vite dit » d’Arrêt sur images, le mardi 14 octobre en fin d’après-midi, citant une déclaration de Théâtre de l’Atelier annonçant qu’il souhaitait « arrêter les frais » et qu’il déprogrammait Hôtel Europe, la pièce de Bernard-Henri Lévy. Le Théâtre de l’Atelier tombe des nues. Il assure n’avoir jamais été contacté par le site de Daniel Schneidermann et n’avoir donc fait aucune déclaration, ni dans ce sens ni dans quelque autre. ...

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15 Octobre 2014 

Le communiqué de presse du théâtre de l’Atelier : une réponse au Boycott d’Hôtel Europe

Theatre_de_l-AtelierLe Théâtre de l’Atelier dément « arrêter brutalement » la pièce de Bernard-Henri Lévy, Hôtel Europe.

Contrairement à ce qui se dit et se relaie, dans la presse et les réseaux sociaux, depuis quelques heures, la pièce de Bernard-Henri Lévy, Hôtel Europe, ne « s’arrête pas brutalement » mais achèvera son parcours le 16 novembre prochain après 60 représentations. ...

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15 Octobre 2014 

Liliane Lazar Lazar (Professeur à Hofstra University, Long Island) : Non, Hôtel Europe ne s’arrête pas ! Oui, Hôtel Europe reste à l’affiche ! Autopsie d’une folle rumeur…

JWetBHLJe suis scandalisée.

Une véritable opération de sabotage s’est engagée, ce jour, contre Bernard-Henri Lévy au travers de sa pièce : Hôtel Europe.

Une pseudo information, immédiatement démentie par le théâtre de l’Atelier mais relayée par des dizaines de sites et de médias, prétend que Hôtel Europe « s’arrêterait brutalement », que « Bernard-Henri Lévy serait contraint d’annuler sa pièce », et cela « faute de spectateurs ». ...

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15 Octobre 2014 

BLOC-NOTES : Un plan Marshall pour l’Ukraine, Bernard-Henri Lévy

BLOC-NOTES2Grand symposium, à Vienne, sur la reconstruction de l’Ukraine. Le gotha de l’industrie allemande est là. Des parlementaires et pairs britanniques, en veux-tu en voilà, très remontés contre Poutine. Des Ukrainiens, bien sûr, à commencer par l’oligarque et roi du gaz, Dmytro Firtach, qui est, avec « Ukrainian Business Future », à l’initiative de l’événement.

Et moi, donc, qui prononce le discours d’ouverture. Je rappelle la fin de non-recevoir d’Obama à Porochenko venu lui dire qu’on ne gagne pas une guerre avec des couvertures. ...

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