SOS Racisme

SOS Racisme l’institution


Fondé en 1984, SOS Racisme est une institution transgénérationnelle qui a plus œuvré contre le racisme, pour l’intégration des immigrés ou pour celle, pleine et entière, des Français de seconde génération, que bien des beaux discours. On a beaucoup dit de SOS Racisme qu’il avait été « béni » par François Mitterrand. C’est possible. Mais l’association, au total, a toujours su rester indépendante des partis et des pouvoirs politiques. Bernard-Henri Lévy est l’un de ses membres fondateurs.

Les dates-clef de SOS Racisme

Octobre 1984meeting sos racisme : naissance de SOS Racisme, sous la présidence de Harlem Désir.
1992 : Fodé Sylla succède à Harlem Désir.
1999 : Malek Boutih succède à Fodé Sylla.
2002 : Publication de Antifeujs, le livre blanc des violences antisémites en France cosigné avec l’UEJF.
2003 : Dominique Sopo succède à Malek Boutih.
2004 : organisation des soirées « Rire contre le racisme » au Zénith de Paris puis au palais des Sports.
Février 2006 : SOS Racisme prend position en faveur de la publication des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten dans Charlie Hebdo
14 octobre 2007 : en collaboration avec Libération, La Règle du Jeu et Charlie Hebdo, SOS Racisme organise un grand rassemblement au Zénith de Paris contre le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

SOS Racisme et Bernard-Henri Lévy

C’est au printemps 1984 que, par l’intermédiaire de l’ancien Président de l’UEJF, Eric Ghebali, Bernard-Henri Lévy fait la connaissance de Harlem Désir. Le courant passe aussitôt entre les deux hommes. De même qu’entre Bernard-Henri Lévy et Julien Dray, l’autre fondateur de l’association.
En novembre 1984, à l’hôtel Lutétia à Paris, a lieu, dans un climat d’euphorie, la toute première conférence de presse de l’association. Bernard-Henri Lévy est là, à la tribune, aux côtés de Harlem Désir, Simone Signoret, Marek Halter et Coluche.
L’année suivante, Bernard-Henri Lévy et Coluche participeront, aux côtés de Harlem Désir, à plusieurs manifestations, ou défilés de rue, de l’association ; « Juifs à Paris, Arabes à Toulon, c’est nos potes qu’on assassine » est le slogan que propose Bernard-Henri Lévy à ses nouveaux camarades (tout en leur recommandant de ne pas céder sur la distinction théorique à opérer entre antisémitisme et racisme).
Les années suivantes, Bernard-Henri Lévy fonde le mensuel Globe qu’il mettra, en maintes circonstances, au service de SOS Racisme.
Il restera proche des successeurs de Harlem Désir, Fodé Sylla, Malek Boutih puis, enfin, Dominique Sopo et son vice-président Patrick Klugman ; une seule fois, il prendra ses distances avec SOS Racisme et avec son président : ce sera au moment de la première guerre du Golfe, en 1991, pour cause de divergence politique (lui, est favorable à cette guerre ; SOS Racisme est beaucoup plus réticent) ; mais la brouille sera de courte durée ; et Bernard-Henri Lévy reprendra très vite sa place au nombre des « parrains » de SOS Racisme.
Chaque année, d’ailleurs, SOS Racisme organise, dans un restaurant parisien, son rituel « dîner des parrains » où se presse la classe politique française ; chaque année, ou presque, Bernard-Henri Lévy répond présent.
Aux Etats-Unis, le titre de « fondateur de SOS Racisme » est toujours mentionné dans les biographies de Bernard-Henri Lévy.
En 2009, Bernard-Henri Lévy est de ceux qui lancent l’appel de SOS Racisme au Président Sarkozy afin que celui-ci stoppe le «débat sur l’identité nationale» qu’il a bien imprudemment lancé avec son ministre Eric Besson. Dans une retentissante interview à Libération  il voit, dans ce débat, l’occasion de laisser sortir une parole (raciste) que la République française devrait stigmatiser.
En 2010 encore, SOS Racisme et Bernard-Henri Lévy ont la même analyse de l’échec de Sarkozy et de la montée du Front national aux élections régionales : la banalisation, par le premier, des thèses et obsessions du second.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur SOS Racisme

« Foutez-moi la paix avec Mitterrand. Je suis fier, très fier, d’avoir participé à l’aventure, et à la fondation, de SOS Racisme. Le reste n’est que mesquineries ». (Le Figaro, 17 mai 1987, entretien avec Max Clos).
« SOS Racisme ? L’une de mes lignes de fidélité fondamentales » (RTBF, 4 septembre 1994, entretien avec Françoise Wolf)
« J’ai participé, avec SOS Racisme, à des manifestations avec des jeunes beurs qui chantaient la Marseillaise et « Douce France » de Charles Trenet. Tout cela semble loin. Car nous en sommes au point où les enfants de ces jeunes gens sifflent la Marseillaise au match entre la France et l´Algérie et ont saboté le jeu avec leur vandalisme ». (Magazine Stern, avril 2002).

Citation de Harlem Désir sur Bernard-Henri Lévy

« Pour la petite bande de potes qui venaient de fonder SOS Racisme dans la confidentialité, Bernard devint le grand frère, le stratège, l’ami des bons et des mauvais jours, mobilisable de jour comme de nuit pour aller manifester au Havre ou à Menton contre un crime raciste, comme pour convoquer toutes les rédactions à une conférence de presse sur le droit des enfants d’immigrés ou pourfendre nos adversaires dans une tribune publiée dans l’heure. Il a mis, d’un coup, tout son poids au service de la cause, sa puissance de feu, son prestige, et nous apporta, plus encore, son amitié ». (Lettre de Harlem Désir à Liliane Lazar).


Tags : , , , , ,

Classés dans :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>