Sarajevo

Sarajevo, la ville.


Sarajevo est la capitale de Bosnie-Herzégovine. Avant la terrible guerre commencée en avril 1992, la ville comptait un peu plus de 429 000 habitants. Aujourd’hui, elle en compte près de 700 000.
Créée par les Ottomans en 1461, la ville, après la défaite de l’Empire ottoman dans la guerre russo-turque de 1877-1878 et à la suite du Congrès de Berlin, revient à l’Empire d’Autriche-Hongrie. Cette période austro-hongroise est marquée par d’importants changements dans la ville qui s’occidentalise très vite. L’assassinat par Gavrilo Princip de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est à l’origine de la Première Guerre mondiale.
Après la Seconde Guerre mondiale, Sarajevo devient la capitale de la République socialiste de Bosnie-Herzégovine, au sein de la République fédérale socialiste de Yougoslavie. Elle devient un important centre industriel.
La ville accueille, en 1984, des Jeux olympiques d’hiver mémorables.
Entourée de collines très boisées et de cinq sommets, dont les plus élevés sont le mont Treskavica (2 088 mètres), la Bjelašnica (2 067 m) et la Jahorina (1 913 m), traversée par la rivière Miljacka d’est en ouest, elle est l’objet d’un long siège entre 1992 et 1995, auquel mettent fin, en octobre 1995, l’offensive de l’armée bosniaque, suivie des accords de Dayton.
Aujourd’hui, Sarajevo est à la fois la capitale de la Bosnie-Herzégovine, de la Fédération de Bosnie-Herzégovine et du canton de Sarajevo.

Sarajevo et Bernard-Henri Lévy

B-H.L. fut l’une des toutes premières personnes à entrer, en juin 1992, à l’intérieur de la ville assiégée. Accompagné de Gilles Hertzog, du député européen et ancien ministre Jean-François Deniau, ainsi que de Philippe Douste-Blazy qui n’est, alors, que l’obscur maire de Lourdes, il franchit les barrages serbes, convainc le Général Morillon, alors en charge des forces de l’ONU présentes sur le terrain, de l’incorporer à l’un de ses convois et, en Mai 1992, entre dans la ville sous les bombes. Commence alors une longue aventure qui aura pour principales étapes :
– le voyage-surprise, en juin 1992, de François Mitterrand dans la ville assiégée (« c’est vous, Bernard-Henri Lévy, qui avez attiré mon attention sur le sort de la ville » confiera le Président socialiste dans une interview pour le film Bosna !) ;
– la réalisation, sur des images tournées par Thierry Ravalet, d’un premier film, diffusé par la télévision française à la Noël 1992, qui s’intitule : Une journée dans la mort de Sarajevo ;
– la réalisation, sur des images qu’il tourne lui-même, avec Alain Ferrari, de Bosna !, film de guerre, film tourné dans la guerre, film destiné à honorer les résistants bosniaques qui ont su faire face à la guerre lancée par les Serbes ; le tournage dure plusieurs mois ; Bernard-Henri Lévy est l’un des très rares étrangers à être autorisé, par l’état-major bosniaque, à « monter » en première ligne, à filmer des opérations militaires « sensibles » ; le film figurera dans la sélection officielle du Festival de Cannes 1994 ;
– la liste « L’Europe commence à Sarajevo » qu’il lancera avec le Professeur Schwartzenberg, Michel Polac et d’autres ; qui sera censée présenter des candidats aux élections européennes de 1994 ; et qui se sabordera quand Bernard-Henri Lévy et ses amis estimeront que les « grandes » listes ont intégré et pris en compte leurs propositions ;
– un livre Le Lys et la Cendre, sous-titré « Journal d’un écrivain au temps de la guerre de Bosnie » et qui raconte, au jour le jour, l’engagement d’un homme qui passa quatre années avec « la Bosnie au cœur ».
A noter que Bernard-Henri Lévy reste fidèle à Sarajevo en temps de paix comme il le fut en temps de guerre. En témoignent ses fréquents voyages. En témoignent aussi son soutien, à travers la Fondation André Lévy, au Centre André Malraux créé et dirigé par Francis Bueb et au Kid’s Festival de Susan Prahl et Samir Landzo.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Sarajevo

« Notre guerre d’Espagne ».
« L’Europe est morte à Sarajevo ».
« Savais-je, le 18 juin 1992, quand j’entrai pour la première fois dans la capitale bosniaque assiégée, que j’étais dans l’endroit du monde où les grandes orgues de l’Europe avaient, à jamais, mêlé leurs sons ? » (Le Lys et la Cendre, Grasset, 1996, p9).
« J’y ai respiré, quatre ans durant, un air que je n’ai trouvé nulle part ailleurs – sauf, bien sûr, à Jérusalem : mais ne disait-on pas de Sarajevo, avant la guerre, que c’était comme une seconde Jérusalem où cohabitaient, depuis des siècles, les communautés serbe, croate, musulmane et juive » (Idem, p53)
« Il y a du pétrole à Bagdad, il n’y en a pas à Sarajevo » (Id. 149).
« Enfin un lieu où on ne m’appelle pas « BHL» mais «Bernard-Henri Lévy ». Ou bien oui, on peut m’y appeler «BHL», mais c’est pour dire autre chose, un clin d’œil, un signe de reconnaissance, de connivence et d’amitié, et quel signe ! «BHL» comme Bosnie-Herzégovine libre! Mes initiales comme celles de la Bosnie! » (Retour à Sarajevo, Discours prononcé à Sarajevo, le 22 mai 2005, à l’occasion de la parution de l’édition bosniaque du Lys et la Cendre).« Sarajevo mon amour ».


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