Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Poème de Fadil Vrani?

Autres Archives, par Fadil Vrani?

Poème de Fadil VranicBERNARD-HENRY LEVY

Dès le premier jour de l’agression
contre la Bosnie libre et reconnue,
tu es venu ici et tu as vu
des innocents tués par des obus.

Tu as vu les Sarajéviens
souffrir de faim et de soif,
tu as alerté le monde entier
pour qu’on leur vienne en aide.

Ton courage et ton intégrité
t’ont fait dire ouvertement
au président Miterrand
„Aidons le peuple bosnien!“

Aidons-les à se libérer
des tchetniks des collines,
et à vivre une vie
digne des êtres humains.

Toi, Henry Lévy
tu es venu ici,
tu as encouragé les Sarajéviens
à se défendre contre l’agresseur.

Pour toi, tous les individus,
qu’ils soient Serbes, Croates ou Bosniaques,
sont égaux, car ce qui importe,
c’est qu’ils soient démocrates.

Tu hais les fascistes,
ceux qui tuent,
ceux qui violent,
qui brûlent les maisons et chassent les gens.

Tu as même tourné un film
toi, honorable Bernard,
tu as tourné un film sur la Bosnie.
Et ça, les Bosniens
ne l’oublieront jamais.

Tu resteras dans nos coeurs
comme un grand humaniste.
Tu persistes aujourd’hui encore,
tu encourages les Bosniens et la Bosnie
et tous ceux qui aiment la liberté.

Pas de commentaire »

Flux RSS des commentaires de cet article. Adresse web de rétrolien

Laisser un commentaire