Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Panahi entame une grève de la faim – Le Figaro du 19/05/2010

Le Figaro, par Le Figaro

logo-figaroLe cinéaste iranien emprisonné Jafar Panahi a dénoncé des « mauvais traitements subis dans la prison d’Evin » et annoncé avoir entamé une grève de la faim pour obtenir sa libération, dans un message mis en ligne pardi par le site de la revue « La Règle du Jeu« .
Ce message du cinéaste, juré au festival de Cannes, a été transmis par Abbas Baktiari, directeur du centre culturel Pouya, et publié après « consultation » des proches de Jafar Panahi, précise la revue dirigée par Bernard-Henri Lévy.
« Je n’ai rien bu ni mangé depuis dimanche matin » et « je jure sur ma croyance, le cinéma: je ne cesserai ma grève qu’une fois mes volontés assouvies », écrit le cinéaste.
« Mes volontés sont de contacter et voir ma famille et l’assurance totale de leur sécurité, le droit d’avoir et de communiquer avec un avocat, après 77 jours d’emprisonnement, une liberté sans condition jusqu’au jour de mon jugement et du verdict final », ajoute le réalisateur de 49 ans.
Il affirme également que des gardes de la prison ont « menacé d’emprisonner (sa) famille à Evin et de maltraiter (sa) fille dans une prison insécurisée dans la ville de Rejayi Shahr ».
Selon lui, les gardes l’ont emmené avec ses camarades de cellule et les « ont dénudés et gardés dans le froid pendant une heure et demie ».
« Ma dernière volonté est que ma dépouille soit rendue à ma famille pour qu’elle puisse m’enterrer où elle le souhaite », conclut-il.
Une première lettre de Jafar Panahi avait été lue samedi sur les marches du palais des festivals de Cannes en présence du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Il avait alors remercié la France et le festival pour leurs « précieux efforts » en vue de sa libération.

Un commentaire »

  1. Comment puis-je faire pour l’aider? Dites-nous que pouvons nous faire. Je vis au Québec, je veux faire quelque chose,mais quoi et comment.C’est une injustice ignoble…
    Hélène André,
    Québec,Canada

    Commentaire par Hélène André — vendredi 21 mai 2010 @ 01:16

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