Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Les étranges méthodes d’une journaliste du Nouvel Observateur

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bhl zyzeck videoJe ne voudrais pas être mauvais esprit. Ni plus béachélienne que Bernard-Henri Lévy qui semble se foutre royalement de toute cette affaire. Mais voici, tout de même, la petite vidéo que je reçois. On y voit Bernard-Henri Lévy et Slavoj Zizek débattre. Or :
1) la scène se passe le 13 janvier dernier, dans les locaux du Nouvel Observateur;
2) la médiatrice du débat est la journaliste Aude Lancelin qui avait, comme nombre de journalistes, reçu le livre de Lévy dès le début janvier ;
3) loin, comme elle le prétend depuis un peu partout, d’avoir tout de suite détecté la « bourde » de Lévy, elle a tranquillement mené son débat, l’a tranquillement publié dans son journal, a tranquillement grillé tous ses confrères – et cela sans dire un mot d’une bourde qu’elle n’avait, comme les autres, évidemment pas détectée.
Pourquoi dire le contraire aujourd’hui ?
Pourquoi se prévaloir d’une lucidité qu’elle n’a pas eue plus que les autres ?
Quelles méthodes étranges…
Liliane Lazar.

3 commentaires »

  1. La journaliste du Nouvel Obs connaissait les livres de Botul, alias Pagès, auxquelles elle avait déjà consacré des articles. (Facile à vérifier, là encore…) Pourquoi continuer à la diffamer ainsi? Parce que vous n’avez pas grand chose à répondre sur le fond pour défendre votre champion. Lui non plus, apparemment. Raison pour laquelle il a réitéré ce mensonge hier soir dans l’émission de Laurent Ruquier. Cessez de vous cacher derrière votre petit doigt, la bévue de BHL est monumentale.

    Commentaire par Emmanuel V. — dimanche 14 février 2010 @ 11:01

  2. D’un autre côté, quand on lit cet article de Laure Ancelin datant de 2007 : http://www.feminisme.ch/article.php?sid=632 on a la preuve qu’elle connaissait effectivement le canular botulique depuis plusieurs années ! Tout porte donc à croire que c’était davantage par courtoisie que par ignorance qu’elle n’a pas ridiculisé Bernard-Henri Lévy lors de ce débat avec Zizek – débat dans lequel une mention de Botul aurait de toute façon été totalement hors sujet. Pourquoi lui reprocher d’avoir élégamment fait silence sur cette imprudence méthodologique de B.-H. Lévy ?

    Commentaire par Le Renaclerican — vendredi 12 février 2010 @ 06:23

  3. l’hagiographie aveugle a des limites:lancelin a raison!

    Le problème c’est d’avoir pris au sérieux un texte humouristique sur Kant…

    Commentaire par lolo — mercredi 10 février 2010 @ 21:50

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