Le Monde Diplomatique

Le Monde Diplomatique, Qu’est-ce que le Diplo ?


Un mensuel français d’information et d’opinion, filiale du Monde à hauteur de 51 %, le reste du capital étant détenu par « l’Association des Amis du Monde diplomatique » qui représente les lecteurs (24,5 %), et par l’équipe rédactionnelle du journal (24,5 %) regroupée au sein de l’Association Günter-Holzmann.

Les dates-clef du Monde Diplomatique

1954 : fondation, par Hubert Beuve-Méry, comme supplément au quotidien Le Monde.
1973 : arrivée de Claude Julien à la direction de la rédaction du Monde Diplomatique.
1990 : Ignacio Ramonet succède à Claude Julien.
1995 : éditorial d’Ignacio Ramonet lançant le terme de « pensée unique » pour critiquer l’idéologie néolibérale.
1997 : éditorial d’Ignacio Ramonet prélude à la création de l’association ATTAC.
1999 : naissance d’une édition anglophone en partenariat avec The Guardian Weekly.
2006 : démission des « internationalistes » anti « nationaux-républicains » Dominique Vidal et Alain Gresh de leur poste de directeurs de rédaction du Monde diplomatique.
2008 : Serge Halimi est nommé directeur de la rédaction du « Diplo ».

Les oeuvres-clef du Monde Diplomatique

Le Monde Diplomatique invente le concept de pensée unique.
Le Monde Diplomatique contribue à la fondation d’ATTAC et au développement de la mouvance altermondialiste.
Le Monde Diplomatique contribue, selon Bernard-Henri Lévy et quelques autres, dont Alain Finkielkraut, à l’invention d’une nouvelle réprobation des juifs basée sur la réprobation d’Israël.

Le Monde Diplomatique et Bernard-Henri Lévy

Le Diplo est incontestablement, aujourd’hui, l’un des foyers les plus virulents de l’anti-béachélisme primaire. Au point que l’on a parfois l’impression d’une véritable croisade lancée par cet organe de presse contre l’auteur de la « Barbarie à visage humain ».
En témoignent, entre autres, l’article de Serge Halimi, paru en Une du journal, en novembre 2007, et intitulé « L’oligarchie, le Parti socialiste et Bernard-Henri Lévy » ou, du même Halimi, « Enfin la brigade d’acclamation se lasse… » de Mars 2006.
Pourtant, c’est bien dans le Diplo que Bernard-Henri Lévy publia, il y a plus de trente ans, l’un de ses tout premiers textes. C’est en 1975. Il rentre du Portugal où il est allé observer de près la révolution dite des Œillets. Et il en rapporte, co-écrit avec Gilles Hertzog, un texte, mi-reportage mi analyse, que le Diplo de Claude Julien publiera sous le titre « Le Portugal sans mythologie ».
En 2010 encore, au moment de la sortie de De la guerre en philosophie et de Pièce d’identité, Le Monde Diplomatique n’a pas été en reste d’attaques contre Bernard-Henri Lévy.
Question : Qui a le plus changé, du Monde Diplo ou de Bernard-Henri Lévy ? Qui est resté le plus fidèle aux idéaux des années 1970 ? Qui continue de défendre, vaille que vaille, les damnés de la terre – ou qui suspend cette défense à une géopolitique mâtinée de géophilosophie ? Les amis de Bernard-Henri Lévy et les miens connaissent la réponse.

Citations du Monde Diplomatique sur Bernard-Henri Lévy

« Si Bernard-Henri Lévy part en vacances, il est probable que la survie du PS sera garantie au moins jusqu’à cet automne » (le Monde diplomatique – 22 juillet 2009)
« Enfin, et ce n’est pas rien, Bernard-Henri Lévy, ami des milliardaires, libéral, proaméricain, gestionnaire avisé de sa propre fortune (immense) et vieux routier du show-business intellectuel, est en passe de devenir un des penseurs les plus écoutés du Parti socialiste ». (le Monde diplomatique – novembre 2007)
« Après avoir assimilé BHL à Malraux, Mauriac et Sartre, les journalistes peuvent-ils à présent saluer en lui un nouveau Tocqueville et s’étonner ensuite du discrédit public qui atteint la presse et ceux qui la font ? » (le Monde diplomatique – mars 2006)

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Le Monde Diplo

« Ce qui me gêne chez ces gens ce n’est pas tant leur chantage à la pureté que, encore une fois, leur amnésie, leur inculture et même, dans certains cas, l’extraordinaire recul dont ils témoignent par rapport à des aînés dont la radicalité avait tout de même une autre tenue ». (entretien avec Alexis Lacroix et Joseph Macé-Scaron, le Figaro Magazine).
« Qui aura le dernier mot de ceux qui, face à l’horreur des lapidations de femmes en terre d’islam, s’indignent de n’entendre proposer que l’institution d’un « moratoire » ou des apprentis sorciers qui, comme les responsables du Monde Diplomatique, acceptent de prêter leur voix à une entreprise de déstabilisation des principes républicains ? » (à propos du livre de Caroline Fourest sur Tariq Ramadan, le Point 28 octobre 2004)
« Allez plutôt voir du côté de Ramadan, Dieudonné, le Monde diplomatique, Serge Halimi, José Bové. Je doute que ceux-là deviennent un jour mes amis ». (entretien avec Olivier Bouchara, pour la revue Medias)
« Ne pas se laisser intimider par les compagnons de route des islamistes radicaux qui, comme le directeur du Monde diplomatique, regrettent, ce mois-ci, que l’on « diabolise » les héritiers de Khomeyni. » (Le Point, 9 mars 2006)
« Je ne les ai pas entendus, eux, quand on massacrait les Bosniaques, ou les Tchétchènes, ou les femmes algériennes, ou les irakiens anti-Saddam. Comme si la misère du monde, hors des frontières de la France, ou hors des cadres rassurants de l’anti américanisme, ne les concernait plus… » (entretien avec Claude Askolovitch, Nouvel Observateur, mars 2007)


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