Site édité par le professeur Liliane Lazar, Hofstra University, USA

Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Le 28 Février 2010

Le beau geste de Ségolène Royal

lilianelazar3Ségolène Royal vient de donner au Monde un beau texte consacré à BHL et à la campagne de lynchage dont il est, actuellement, l’objet. Elle a, ce faisant, créé la surprise. Quoi, se demandent certains ? Elle est à deux semaines du scrutin régional où doit se jouer, pour une part, son avenir et elle prend encore le temps de voler au secours d’un ami injustement attaqué? Eh bien oui. Justement. Cet ami n’est, justement, pas n’importe quel ami. C’est l’un de ceux – on commence à le comprendre – qui l’ont soutenue avec le plus d’ardeur et de tenacité. C’est, aussi, le jeune intellectuel qu’adouba, il y a trente ans, et avec quel éclat ! un certain François Mitterrand. Et c’est l’un des intellectuels français les plus lus, commentés, célébrés à l’étranger. C’est dire combien nous nous réjouissons, ici, du beau geste de Madame Royal. Et avec quel bonheur nous reproduisons ce texte à la fois beau et juste.
Liliane Lazar

2 commentaires »

  1. Je m’étonne qu’on s’extasie sur ce prétendu secours qui plombe un peu plus BHL. Il n’a pas besoin d’une femme politique étrangère au débat intellectuel et qui, d’emblée et bien maladroitement, place clairement son intervention au rang des renvois d’ascenseur. Il n’a plus besoin d’un portrait en demi-teintes d’un président de la république du siècle dernier. Pour l’ensemble de son oeuvre écrite et agie, BHL est bien au delà de ce portrait et du monde politique.

    Commentaire par Julien Coulomb — mercredi 3 mars 2010 @ 07:52

  2. Beau Geste… Beau Idéal… et beau paradigme de société que cette dame en or nous propose et qui effraie les faibles de esprit, si l’on juge par les réactions qu’elle provoque.

    Mais avec sa belle détermination et le courage dont elle fait preuve, nous arriverons à franchir ce mur de frilosité qui bloqué le changement et le désir d’avenir d’une majorité de citoyens.

    Commentaire par jnspqd — dimanche 28 février 2010 @ 10:14

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