Jean-Paul Enthoven

Jean-Paul Enthoven


Jean-Paul Enthoven est critique, écrivain français et éditeur.

Les dates-clef de Jean-Paul Enthoven

1949 : naissance de Jean-Paul Enthoven à Mascara, près d’Oran.
1962 : la famille de Jean-Paul Enthoven s’installe à Paris.
1971 : diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris
1972 : Jean-Paul Enthoven commence sa collaboration avec le Nouvel Observateur.
1973 : rencontre Bernard-Henri Lévy.
1983 : Jean-Paul Enthoven devient directeur de la collection Biblio Essais chez Grasset
1984 : Jean-Paul Enthoven quitte le Nouvel Observateur pour Le Point, où il retrouve BHL. .
1986 : Jean-Paul Enthoven quitte Hachette-Littérature pour Grasset où il se rapproche encore de Bernard-Henri Lévy.
2008 : pour son roman, Ce que nous avons eu de meilleur, librement inspiré du personnage de son ami Bernard-Henri Lévy (renommé « Lewis ») Jean-Paul Enthoven rate de peu les Prix Médicis et Intérallié.

Les oeuvres-clef de Jean-Paul Enthoven

Les Enfants de Saturne, Grasset, 1996
Aurore, Grasset, 2001
La Dernière Femme, Grasset, 2006
Ce que nous avons eu de meilleur, Grasset, 2008.

Jean-Paul Enthoven et Bernard-Henri Lévy

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi »… La formule de Montaigne, pour caractériser son amitié avec Etienne de La Boétie, pourrait s’appliquer à l’amitié qui unit ces deux hommes et à ce qu’ils en ont fait au fil des années. Ils ont à peu près le même âge. Ils disent – et il faut les croire sur parole – que leurs visions du monde et de la vie sont étonnamment semblables. Lévy est le premier lecteur des livres d’Enthoven. Enthoven est le premier lecteur des livres de Lévy. Lévy a écrit un beau texte sur Enthoven dans Les Aventures de la liberté. Enthoven a fait de Lévy le personnage principal – rebaptisé Lewis – de Ce que nous avons eu de meilleur, son dernier roman. Ils écrivent, tous deux, au Point. Ils ont, tous deux, leur port d’attache chez Grasset. Ils se sont connus en 1971 par l’intermédiaire d’un ami commun : le philosophe marxiste Nikos Poulantzas. Ils ne se sont, depuis, plus quittés.

Citations de Jean-Paul Enthoven sur Bernard-Henri Lévy

« Je compris, un jour, que face à n’importe quel problème Lewis affectait de ne se poser que deux questions : « Qu’aurait fait Sartre ? Qu’aurait dit le prince Malko ? » » (Ce que nous avons eu de meilleur, Grasset, 2008).
« Au début, j’avais pensé laisser leurs noms et ce n’est qu’au dernier moment que j’ai préféré les baptiser respectivement Lewis et Ariane. Cela s’est fait à cause de Bernard. Quand il a su que j’écrivais sur la Zahia, il m’a fait un cadeau à la fois magnifique et empoisonné. Il m’a dit : « Je ne lirai ton livre qu’une fois qu’il sera imprimé » me privant ainsi du plaisir de recevoir ses conseils, sa contradiction aussi. Cela m’a, peut-être, ôté un peu de mon assurance tout en me rendant libre. Mais au fond, ce changement de prénoms n’y fait rien : ce livre est un roman à deux clefs, qui sont aussi visibles que des passe-partout. » (automne 2008, Actualitédulivre.com, propos recueillis par Laure Joanin-Llobet, à propos des personnages de Ce que nous avons eu de meilleur, Grasset).
« Bernard veut faire de sa vie un roman. Romain Gary, Hemingway, Fitzgerald. Pour la transformer en chef-d’oeuvre, il sature les cases de l’échiquier. Malraux faisait la guerre en Espagne? Il va en Bosnie. Il aimait Delon, enfant? Il le choisit pour son film. Arielle et Bernard, c’est Scott et Zelda. Il y a tout: les décors, le Midi, le sens de la fête, l’évidence de la passion ». (Libération, 9 août 1996, cité par Marie-Dominique Lelièvre, dans un portrait de Bernard-Henri Lévy)

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jean-Paul Enthoven

« Alors que nul ne l’attendait plus, alors que ses amis eux-mêmes s’étaient résignés, pour lui, à cet emploi bizarre, à la fois modeste et hautain, du Brummelien qui résiste à la vulgarité de la poubellication, il donne à 50 ans passés, son premier roman – et c’est l’un des textes les plus troublants, et les plus beaux, qui se donnent à lire ces temps-ci ». (« JP par l’un des siens », 2000, repris in Récidives, Grasset, 2004, p 963).
« Le roman est magnifique. Et j’aime ce portrait, oui, bien sûr. Sans la moindre réticence. Ceux qui en douteraient n’auraient pas très bien compris de quelle alchimie relève, quand elle s’empare des vivants, la littérature. » (A propos de Ce que nous avons eu de meilleur, entretien avec Olivier Zahm, in Purple et La Règle du Jeu)
« J’ai senti très vite que nous allions traverser la vie ensemble. Il avait vingt-quatre ans, signait au Nouvel Obs, qui était la Bible journalistique de l’époque. Je l’admirais pour cela. Pour sa plume aussi, déjà étincelante. Il devint, très vite, le plus proche entre les proches. » (Propos recueillis par Elizabeth Gouslan, Le Figaro Madame, juin 2008)
« Contrairement à ce qu’ont pu dire ou déduire quelques imbéciles, j’aime le livre de Jean-Paul et j’aime le portrait qu’il y fait de moi ». (Entretien avec Frédéric Beigbeder, GQ, avril 2009).


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