Jean Daniel

Jean Daniel


Jean Daniel est le fondateur du Nouvel Observateur.

Les dates-clef de Jean Daniel

1920 : naissance de Jean Daniel à Blida, près d’Alger.
1936 : lecture du Retour de l’URSS. d’André Gide.
1942 : entrée en Résistance, incorporation dans la division Leclerc où Jean Daniel est affecté aux transports d’explosifs.
1946 : Jean Daniel est attaché au cabinet de Félix Gouin, dont il rédige les discours.
1947 : fonde, avec Daniel Bernstein, la revue Caliban.
1954 : Jean Daniel publie son premier article dans L’Express.
1961 : grièvement blessé à Bizerte.
1963 : rencontre avec Fidel Castro.
1964 : fondation du Nouvel Observateur.
1974 : le Nouvel Observateur tire à 400 000 exemplaires ; il est devenu l’organe central de la gauche intellectuelle ; c’est l’époque de la grande polémique de Jean Daniel avec le Parti Communiste Français à propos de la révolution portugaise.
1981 : élection de François Mitterrand, avec qui Jean Daniel a toujours eu des relations complexes, houleuses, mais empreintes de respect réciproque.
1988 : publication de Les Religions d’un président : regards sur les aventures du mitterrandisme.
1995 : Le Nouvel Observateur s’impose comme le premier magazine d’actualité français devant L’Express.
1999 : le journal passe à l’ère numérique avec nouvelobs.com.
2003 : publication de la Prison juive : humeurs et méditations d’un témoin (Odile Jacob) qui confirme Jean Daniel dans son rôle de rebelle à tous les engagements communautaires et réducteurs.
2008 : Jean Daniel cède la direction du journal à Denis Olivennes mais en demeure l’âme et la figure de proue.

Les oeuvres-clef de Jean Daniel.

le Temps qui reste, essai d’autobiographie professionnelle, (Stock, 1973)
le Refuge et la source, (Grasset, 1977)
l’Ère des ruptures, (Grasset, 1979)
De Gaulle et l’Algérie : la tragédie, le héros et le témoin, (Le Seuil, 1986)
les Religions d’un président : regards sur les aventures du mitterrandisme, (Grasset, 1988)
la Blessure suivi de le Temps qui vient, carnets autobiographiques, (Grasset, 1992)
l’Ami anglais, (Grasset, 1994)
Voyage au bout de la nation, (Le Seuil, 1995)
Dieu est-il fanatique ? Essai sur une religieuse incapacité de croire, (Arléa, 1996)
Avec le temps : carnets 1970-1998, carnets autobiographiques, (Grasset, 1998)
Soleils d’hiver : carnets 1998-2000, carnets autobiographiques, (Grasset, 2000)
Lettres de France : après le 11 septembre, (Saint-Simon, 2002)
la Guerre et la paix : Israël-Palestine : chroniques, 1956-2003, (Odile Jacob, 2003)
la Prison juive : humeurs et méditations d’un témoin, (Odile Jacob, 2003)
Cet étranger qui me ressemble, (Grasset, 2004)
Israël, les Arabes, la Palestine : chroniques 1956-2008, (Galaade, 2008)
Les miens (Grasset, 2009)

Jean Daniel et Bernard-Henri Lévy

Anciens, amicaux et, parfois, tumultueux.
Les deux hommes se rencontrent, dans le bureau de Jean Daniel, rue d’Aboukir, quand Bernard-Henri Lévy, retour du Bangla-Desh, vient lui rendre visite pour lui proposer de faire une Conférence à l’Ecole Normale Supérieure. C’est le Normalien Philippe Nemo, alors collaborateur du journal, qui organise la rencontre. BHL a souvent dit combien il avait été tout de suite frappé par la ressemblance physique de Jean Daniel et de son père, André Lévy. Et ce, avant de découvrir que les deux hommes étaient quasiment des « jumeaux astraux » puisqu’ils sont nés la même année, à quelques heures de distance, dans deux villages voisins de l’Algérie alors « française ».
C’est Jean Daniel qui, à la suite de cette rencontre, suscite et accueille les « grands entretiens » que réalise le jeune Lévy avec ces maîtres que sont Raymond Aron, Roland Barthes, Michel Foucault ou Albert Cohen.
C’est lui qui, dans le journal qui se veut, à l’époque, non sans raison, celui du débat entre toutes les tendances intellectuelles de la gauche, accueille, promeut, discute et, en quelque sorte, baptise la « nouvelle philosophie ».
C’est dans son journal que paraissent quelques unes des critiques les plus dures contre Lévy (Vidal-Naquet, Castoriadis…) ; mais il veillera toujours à ce que Lévy ait le loisir de répliquer.
Récemment encore, en juillet 2009, le Nouvel Observateur aura été le théâtre d’un vif échange entre B.H.L. et Jean Daniel lui-même sur la question de savoir s’il faut ou non « liquider » le Parti Socialiste.
Jean Daniel est, sans conteste, l’une des figures intellectuelles qui ont compté, et qui comptent, pour Lévy.

Citations de Jean Daniel sur Bernard-Henri Lévy

« Bosna !, le film que Bernard-Henri Lévy présente cette semaine au Festival de Cannes, est un grand pamphlet politique. C’est une oeuvre forte, très forte, efficace, bien conduite, avec un authentique souffle épique. » (Le Nouvel Observateur, 12 Mai 1994)
« Ce remarquable essayiste, dont j’admire fidèlement l’impétueux parcours » (Le Nouvel Observateur, 30 juillet 2009)

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jean Daniel

« J’appartiens à une génération qui, dans les années 60 et 70, ne concevait pas de plus noble ambition que de publier son premier article dans Le Nouvel Observateur de Jean Daniel ». (Le Point, 12 juillet 2002).
« Ce Bourbon d’une gauche devenue orléaniste et définitivement prosaïque ». (Id.)
« On continuera longtemps de dire qu’il est, plus que bien d’autres, notre jeune homme ». (Le Point, 21 décembre 2006).


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4 commentaires

  • Louise dit :

    Il serait passionnant que quelqu’un fasse un roman à partir des biographies de Jean Daniel et BHL car ces deux écrivains sont la colonne vertébrale de la vie intellectuelle.

  • Elisa dit :

    Jean Daniel et BHL sont essentiels pour avoir une vision du monde réelle et belle.

  • Caroline dit :

    L’Ami anglais de Jean Daniel est un roman qui mérite d’être re-découvert. Jean Daniel a structuré la vie intellectuelle des 60 dernières années.

  • Charlotte dit :

    La lecture d’un livre de Jean Daniel m’a inspiré le poème suivant:

    La cerise, elle est lisse, elle est rouge
    Si exquise, elle glisse dans la bouche
    Rigolotes, elles vont souvent par deux
    Elles tremblotent, pendues au bout de leur queue

    Je la pose sur ma langue doucement
    Oh délice, elle explose entre mes dents
    Son jus coule dans ma gorge comme un sirop
    Apothéose quand on croque un bigarreau

    Les cerises du midi sont plus grosses qu’à Paris
    Car elles sont gorgées de soleil et leur goût est sans pareil
    On les cueille avec la main, en grimpant sur le c’risier
    Et dans un geste de va-et-vient, on remplit notre panier

    La cerise, elle est lisse, elle est rouge
    Friandise qui se glisse dans la bouche
    Délicieuse, des fruits c’est mon grand chouchou
    Si goûteuse qu’elle plaît même à mon minou

    La griotte plus acide, sa cousine
    Plus petiote, on la trempe dans l’alcool
    On les sort pour les copines qui dépriment
    Réconfort fugace mais qui les console

    En hiver, y a pénurie, on n’a que des fruits confits
    Mais ils n’en seront que plus beaux pour décorer nos gâteaux
    Quand on fait le clafoutis, on invite les amies
    En les prévenant bien assez tôt, qu’elles n’avalent pas les noyaux

    La cerise, elle est rouge, elle est lisse,
    N’y voyez ni gourmandise ni malice
    Mais si par hasard vous ne les aimiez pas
    Vous pouvez toujours essayer l’ananas, ananas !

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