Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Gilles Hertzog

Bernard-Henri Lévy et Gilles Hertzog...

Gilles Hertzog


1948 : naissance de Gilles Hertzog , petit-fils de Marcel Cachin, fondateur du Parti Communiste français; fils de Marcelle Cachin, députée communiste et du Professeur Paul Hertzog.
1968 : 22 rue Gay-Lussac; pavés etc.
1975 : rencontre Bernard-Henri Lévy, responsable des pages de Politique internationale à l’éphémère quotidien L’Imprévu.
1986 : reportage, avec Bernard-Henri Lévy, dans l’Erythrée et le Tigré en guerre ainsi que dans l’Ethiopie du dictateur Mengistu.
1988 : Scorrano, un village des Pouilles, suivi de mariage.
1992 : Gilles Hertzog est parmi les tout premiers, avec Jean-François Deniau et, encore, Bernard-Henri Lévy à entrer à Sarajevo.
1994 : coauteur du scénario de « Bosna ! ».
2000 : part, avec Bernard-Henri Lévy toujours, dans les Monts Noubas au Sud-Soudan, où les deux hommes sont parmi les très rares étrangers à avoir pu pénétrer.
2003 : Gilles Hertzog devient rédacteur en chef de la Règle du Jeu en remplacement de Guy Scarpetta.
2007 : reportage clandestin au Darfour.
2009 : Gilles Hertzog devient Directeur de la Publication de la Règle du Jeu ; Maria de França en devient rédactrice en chef.

Les oeuvres-clef de Gilles Hertzog

Les Brigades de la mer, avec Dominique Grisoni, Grasset, 1979.
Bosna !, avec Bernard-Henri Lévy.
Armija, 1995, (documentaire sur l’armée bosniaque, tourné pour ARTE)
Srebrenica, une chute sur ordonnance, Arte, 2000, coréalisé avec Yves Billy.
Le Séjour des dieux, Grasset, 2004.
American Vertigo film tiré de l’essai éponyme de Bernard-Henri Lévy et mis en scène par Michko Netchak.

Gilles Hertzog et Bernard-Henri Lévy

Une amitié de 35 ans. Compagnon de la plupart des grands reportages de Bernard-Henri Lévy. Compagnon d’aventures en Bosnie. Co-auteur, avec lui, du scénario de « Bosna ! ». Aux dires de certains, le plus proche de ses amis.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Gilles Hertzog

« Je n’ai connu personne, en quatre ans, qui se sera arrogé, avec tant de tranquille insolence, ce droit d’interpeller les puissants, de les traîner publiquement dans la boue, de réveiller un Président de la République en pleine nuit pour le prévenir de la chute imminente d’une « zone de sécurité », d’amener l’abbé Pierre en Bosnie, le Président Izetbegovic au pape, le pape à un journaliste auquel il dira qu’il existe des « guerres justes » – je ne connais personne, non, qui, dans l’intelligentsia européenne, ait tant fait, jusqu’au dernier jour, pour que la cause bosniaque ne soit pas une cause perdue.Gilles Hertzog. Celui que les Bosniaques n’appellent plus, depuis longtemps, que Gilles. Le seul d’entre nous tous à mériter le beau titre de citoyen d’honneur de Sarajevo. » (Le Lys et la Cendre, 1995)

Citations de Gilles Hertzog sur Bernard-Henri Lévy

« L’homme de ma vie- s’il en est. »

(c) photo Yann Revol.

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