François Mitterrand

François Mitterrand


Président de la République française de 1981 à 1995.

Les dates clefs de François Mitterrand

26 octobre 1916 : naissance de François Mitterrand dans la ville charentaise de Jarnac
14 juin 1940 : blessé et fait prisonnier par les Allemands.
Décembre 1941 : François Mitterrand s’évade et rentre en France.
Printemps 1943 : François Mitterrand est décoré de l’Ordre de la francisque alors qu’il poursuit, parallèlement, ses activités de Résistance.
Août 1944 : François Mitterrand participe à la libération de Paris où il s’empare du siège du Commissariat général aux Prisonniers de guerre.
1947 : François Mitterrand devient l’un des plus jeunes ministres de France avec le portefeuille des Anciens Combattants.
1954 : Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France.
Octobre 1959 : attentat de l’Observatoire.
1965 : candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle. 45,51 % des suffrages contre 54,49 % au général de Gaulle
1971 : Congrès d’Épinay
juin 1972 : François Mitterrand signe le Programme commun de gouvernement avec le Parti communiste de Georges Marchais et le Mouvement des radicaux de gauche de Robert Fabre.
1974 : candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle, François Mitterrand perd face à Valéry Giscard d’Estaing avec 49,2 % des voix au second tour.
10 mai 1981 : François Mitterrand est élu président de la République.
1995 : réélu Président de La République.

Les oeuvres-clef de François Mitterrand

1964 : Le Coup d’État permanent. Plon.
1969 : Ma part de (vérité entretiens avec Alain Duhamel), Fayard.
1971 : Un socialisme du possible, Seuil.
1973 : La Rose au poing, Flammarion.
1975 : La Paille et le grain, Flammarion.
1978 : L’Abeille et l’Architecte, Flammarion.
1980 : Ici et maintenant (livre d’entretiens avec Guy Claisse), Fayard.
1995 : Mémoire à deux voix (avec Elie Wiesel), Odile Jacob.
1996 : Mémoires interrompus (recueil d’entretiens avec Georges-Marc Benamou), Odile Jacob.
2006 : Le bureau de poste de la rue Dupin et autres entretiens, (avec Marguerite Duras), Gallimard.

François Mitterrand et Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy rencontre François Mitterrand en 1971.
Il entre au « Groupe des Experts » où il côtoie Michel Rocard, Laurent Fabius, Edith Cresson, Jacques Delors, beaucoup d’autres.
En 1972, à la demande de François Mitterrand, il se lance dans une campagne électorale dans la circonscription de La Manche : il doit abandonner, à la veille du dépôt officiel des candidatures – personne ne s’était avisé que, n’ayant pas encore 25 ans, il était, sauf dispense demandée en temps et en heure, inéligible.
François Mitterrand, malgré des désaccords politiques grandissants, est le témoin de son mariage avec Sylvie Bouscasse, le 9 Mai 1980.
Opposé au « Programme Commun de gouvernement » avec les communistes, il décline les offres que lui fait Pierre Bérégovoy au lendemain de la victoire de 1981.
La vraie rupture, définitive, se fera treize ans plus tard, à cause, d’une part, des positions proserbes de François Mitterrand et, d’autre part, du rôle présumé de la France dans le génocide au Rwanda.
François Mitterrand a consacré à Bernard-Henri Lévy un beau portrait, repris dans son ouvrage L’abeille et l’architecte.
Bernard-Henri Lévy a toujours, malgré la rupture, rappelé son indéfectible tendresse, ainsi que son admiration, pour celui qui fut, à sa façon, l’un des maîtres de sa jeunesse.
François Mitterrand a souvent été là, jusqu’au bout, à des moments cruciaux de la vie de Bernard-Henri Lévy. Ainsi cet épisode, rapporté dans plusieurs biographies de Bernard-Henri Lévy mais que Bernard-Henri Lévy lui-même a confirmé dans son entretien avec Olivier Zahm  » publié dans le Magazine Interview et repris dans Pièces d’identité : bloqué, la veille de son mariage, à Sarajevo c’est François Mitterrand en personne qui a permis que se débloque l’aéroport et qu’un vol humanitaire ramène Bernard-Henri Lévy, in extremis, sur l’aéroport de Toulon d’où il a pu se rendre à Saint-Paul de Vence.

Citations de François Mitterrand sur Bernard-Henri Lévy

« J’ai connu Bernard-Henri Lévy alors qu’il venait d’entrer à Normale supérieure. Je me flatte d’avoir pres­senti en ce jeune homme grave le grand écrivain qu’il sera » (Samedi 13 août 1977 ; L’Unité, « Bloc-notes »)
« Le voudrait-il qu’il n’échapperait pas au feu qui le brûle. Il a déjà dans le regard, ce dandy, de la cendre ». (L’abeille et l’architecte, Flammarion, pp. 327-330)
« Bernard-Henri Lévy, caressé, adulé, propulsé, trituré par les média… Adieu sourire de connivence, geste ailé d’une main amie, adieu langage à demi-mot ? Non, au revoir. ». (L’abeille et l’architecte, Flammarion, pp. 327-330)

Citations de Bernard-Henri Lévy sur François Mitterrand

« Mitterrand commence son règne rue Soufflot, là où ‘Education sentimentale se terminait. Est-ce un hasard ? » (Le Matin de Paris, 27 mai 1981)
« Mitterrand ? Au grand jeu de la politique le pessimiste a toujours un coup d’avance ; et le cynique, deux. » (Le Point, 1er Mai 1993)
« Aron disait de Giscard qu’il n’avait pas le sens du Tragique. François Mitterrand me permettra-t-il de dire qu’il l’a, lui, un peu trop ? » (Corriere della Sera, 5 juin 1993).
« Il a compris qu’il ne sera jamais un des très grands hommes d’Etat français ; qui sait s’il ne tente pas de marquer l’époque en devenant, à défaut, un immense personnage de roman » (Stockholm, L’Espressen, 9 mars 1995).
« Ce Président littéraire, capable de nous parler de David, Isaïe ou Hérode avec la même passion que s’ils étaient ses contemporains » (Le Point, 25 juin 1995)


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