François Hollande

François Hollande

Homme d’Etat

Les dates-clefs de François Hollande

12 août 1954 : Naissance à Rouen de François Hollande
1974 : François Hollande, licencié en droit et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP),  préside la section de Sciences-Po de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et entre à l’école des Hautes études commerciales (HEC), où il préside le comité de soutien à François Mitterrand.
1979 : Il adhère au parti socialiste.
1980 : Il sort de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il devient auditeur à la Cour des comptes, conseiller de François Mitterrand pour les questions économiques et maître de conférences à l’IEP.
1981 : Après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, il est chargé de mission à l’Elysée, toujours pour les questions économiques. Désigné aux élections législatives comme candidat du PS contre Jacques Chirac, il est éliminé au premier tour.
1983 : Son échec en Corrèze aux élections municipales est compensé par sa présence au conseil municipal d’Ussel.
1984 : Il est conseiller référendaire à la Cour des comptes. Il fonde « Les Transcourants », rebaptisés plus tard « Démocratie 2000 ».
1988 : Il est élu député de Tulle (première circonscription de Corrèze). Il devient professeur d’économie à l’IEP pour les étudiants de 3ème année (il le restera jusqu’en 1991).
1989 : Il est adjoint du maire de Tulle, le communiste Jean Combasteil.
1990 : Dans la guerre de succession qui s’ouvre, au Congrès de Rennes, entre Laurent Fabius et Lionel Jospin, il prend parti pour ce dernier.
1993 : Il perd son mandat de député et devient président du club « Témoin » de Jacques Delors.
1994 : Il est nommé secrétaire national du PS, chargé des questions économiques. Après le renoncement de Jacques Delors, qu’il soutenait en vue de la prochaine élection présidentielle, il se rapproche du candidat Lionel Jospin.
1995 : Lionel Jospin, qui a échoué devant Jacques Chirac, nomme François Hollande porte-parole du PS.
1997 : Au Congrès de Brest, François Hollande est élu, contre Jean-Luc Mélenchon, Premier secrétaire du PS en remplacement de Lionel Jospin.
1999 : Il devient député européen (il renoncera à son mandat six mois plus tard ) et vice-président de l’Internationale socialiste.
2001 : Il est élu maire de Tulle.
2002 : Il est réélu député. Il dirige la rédaction du programme socialiste pour les élections régionales et cantonales de 2004.
2004 : Les élections régionales et cantonales donnent raison à François Hollande, qui a prédit une grande victoire du PS : le parti remporte 20 des 22 régions de métropole et la Guadeloupe, ainsi que les 2/3 des cantons renouvelables. Même succès aux élections européennes, où le PS obtient 29% des suffrages, du jamais vu. S’opposant ainsi, une fois de plus, à Laurent Fabius, François Hollande prend position pour le « oui » à la Constitution européenne.
2005 : Il organise un référendum interne au parti sur la question de la Constitution européenne et, suite au vote majoritairement positif des militants, remplace, au secrétariat national, les promoteurs du « non » par des promoteurs du « oui ». Il est, en revanche, contredit par le vote majoritairement négatif des Français et des sympathisants socialistes. Au Congrès du Mans, il propose aux courants minoritaires ce que ses ennemis ont appelé une « synthèse molle ». Il est réélu Premier secrétaire du PS.
2006 : Il renonce à se présenter à l’élection présidentielle de 2007 pour laisser le champ libre à sa compagne Ségolène Royal. Il contribue, là aussi, à l’élaboration du programme socialiste.
2007 : Peu après l’échec de Ségolène Royal à l’élection présidentielle, il est réélu député de la première circonscription de Corrèze. Le soir du 2ème tour des législatives, Ségolène Royal et François Hollande annoncent leur séparation.
2008 : En mars, François Hollande est élu conseiller général de la Corrèze, puis remplace, à ce même Conseil, le président Jean-Pierre Dupont, décédé. En novembre, Martine Aubry lui succède au poste de Premier secrétaire du PS.
2010 : François Hollande officialise sa relation avec la journaliste Valérie Trierweiler.
2011 : Fin mars, il annonce, le soir de sa réélection comme président du Conseil général de la Corrèze, qu’il est candidat à la primaire présidentielle socialiste. En mai, son principal rival , Dominique Strauss-Kahn, est empêché de revenir en France avant la clôture des candidatures à la primaire. Le 16 octobre, c’est François Hollande qui remporte la primaire socialiste contre Martine Aubry. Il déclare peu après, avec fougue : « C’est le rêve français que je veux ré-enchanter, celui qui a permis à des générations, durant toute la République, de croire à l’égalité et au progrès. »
6 mai 2012 : François Hollande est élu 24ème président de la République française.

Les œuvres-clefs de François Hollande

L’heure des choix – Pour une économie politique, avec Pierre Moscovici, éditions Odile Jacob, 1991
Devoirs de vérité, entretiens avec Edwy Plenel, éditions Stock, 2007
Droit d’inventaire, entretiens avec Pierre Favier, éditions du Seuil, 2009
Le Rêve français, éditions Privat, 2011
Un destin pour la France, éditions Fayard, 2012
Changer de destin, éditions Robert Laffont, 2012
Discours du Bourget et autres discours de la campagne présidentielle, éditions de l’Harmattan, 2012
Dialogue sur la politique – La Gauche et la crise, avec Edgar Morin, éditions de l’Aube, 2012

François Hollande et Bernard-Henri Lévy

Les deux hommes se connaissent peu, apparemment. Au temps où il soutenait et conseillait Ségolène Royal, jetée dans une campagne présidentielle à la fois pénible et fervente, Bernard-Henri Lévy s’est rarement exprimé sur François Hollande ; et quand il l’a fait, ce n’était guère élogieux. Le ton change pendant la primaire socialiste. Celui que BHL jugeait jusque-là « attentiste » lui paraît alors « porté par l’évènement ». Il s’adresse directement à François Hollande, fin mai 2012, sous la forme d’une lettre ouverte sur le « massacre syrien ». Il y presse le président français d’ « aller plus loin que le simple soutien à la mission de Kofi Annan » et d’intervenir en Syrie un peu comme Nicolas Sarkosy est intervenu en Libye. Le lendemain, il demande à François Hollande, sur le plateau du journal de France 2 : « Etes-vous prêt à envisager une solution sans les Nations-Unies, s’il devait se vérifier que Vladimir Poutine persiste dans sa politique criminelle et dans son soutien sans faille au terrorisme d’état syrien ? » Le Président répond qu’une « intervention armée n’est pas exclue, à condition qu’elle se fasse dans le respect du droit international, c’est-à-dire par une délibération du Conseil de sécurité. A moi, à d’autres, de convaincre Russes et Chinois. » Le philosophe réitère à plusieurs reprises son appel à la radio, à la télévision et enfin dans Le Monde du 29 octobre 2012, où il cosigne, avec Jacques Bérès, Mario Bettati, André Glucksmann et Bernard Kouchner, un texte percutant, intitulé : Assez de dérobades, il faut intervenir en Syrie ! Une première réponse parvient aux auteurs de cette injonction quand, le 13 novembre 2012, lors de sa conférence de presse à l’Elysée, François Hollande annonce que « la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien ».

Citations de Bernard-Henri Lévy sur François Hollande

« On est ce matin à 40.000 morts. On n’a jamais vu (…) un Etat moderne se comporter comme cela : à l’arme lourde, aux avions contre sa population civile. Rien ne justifie cela. L’intervention militaire en Syrie, c’est clouer au sol les avions de Bachar al-Assad. La seule intervention demandée à Alep, à Homs, c’est empêcher les avions de la mort d’Assad de voler, ça c’est l’axiome, après comment on fait ? Il y a plusieurs solutions.
(…)
(La première : ) ce qu’on appelait au début de la guerre de Libye : la « no fly zone ».
( La deuxième : ) donner aux combattants syriens démocrates, attachés aux principes de pluralisme, des Stinguer, c’est-à-dire des armes leur permettant d’empêcher eux-mêmes les avions syriens de survoler les quartiers d’Alep.
Il y a, d’un côté, une intervention massive des ennemis de la démocratie – les Russes envoient des armes ; les Iraniens, des combattants –, de l’autre rien. Une situation totalement déséquilibrée. L’Occident détourne le regard. (…) Les grands gestes politiques forts, on les attend. Les Syriens voient tous les jours leurs enfants massacrés et l’Occident s’en foutre, s’en laver les mains.  Je ne comprends pas le silence de l’Europe, de la France. On connait les solutions, mais il manque un pilote dans l’avion. Ce pilote, ce pourrait être François Hollande.» (Déclarations de Bernard-Henri Lévy au micro de Bruce Toussaint, sur Europe 1, le 24 octobre 2012)


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