Eté 2010 : BHL porte la mobilisation pour Sakineh

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Bernard-Henri Lévy lors de la manifestation en soutien à l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani le 12 septembre 2010 à Paris.

Sakineh Mohammadi Ashtiani, présumée coupable de « relations extra conjugales » après la mort de son mari (sic) puis de complicité dans le meurtre de son époux, en 2005 par le régime iranien, avait été condamnée à subir 99 coups de fouet et à la mort par lapidation.

En août 2010 Sakineh déclarait à la télévision d’État iranienne qu’un homme « avec qui elle était intime avait tué son mari en sa présence ». Les deux avocats de la condamnée, les militants des droits de l’homme en exil ainsi que la presse sont tous persuadés qu’il s’agit soit d’un montage soit qu’elle a été forcée à faire cet « aveu ».

« La dame que l’on a vue était une grosse femme avec un foulard, ses paroles avaient été doublées en persan, à mon avis ça ne peut pas être Sakineh », explique-t-elle avant d’ajouter que, quand bien même ce serait elle, ses aveux ne valent pas grand-chose. « Le régime exerce une très forte pression sur les prisonniers pour faire des aveux publics à la télévision », rapportait Shahnaz Gholami, une journaliste iranienne réfugiée en France et ayant partagé quelques temps la cellule  de Sakineh.

 

Une importante mobilisation internationale se créée autour de la jeune femme, en particulier en France, sous l’impulsion de Bernard-Henri Lévy, qui n’aura de cesse de suivre l’affaire en contact rapproché avec ses avocats et son fils, multipliant les interventions médiatiques et politiques ainsi que les tribunes en sa faveur, maintenant une importante pression sur le régime de Téhéran. Un appel est notamment lancé le 15 Août 2010 intitulé  » Il faut empêcher la lapidation de Sakineh » dans Libération, La Règle du Jeu, et signé notamment par Wole Soyinka, Patrick Modiano, Milan Kundera, Jorge Semprún, Simone Veil, Marjane Satrapi, Juliette Binoche, Mia Farrow Bob Geldof, Taslima Nasrin, Ayaan Hirsi Ali, Jody Williams, Sussan Deyhim, Elisabeth Badinter…

La condamnation fut finalement été transformée en une peine de dix années de prison ferme. Le 18 mars 2014, elle est autorisée à sortir de prison pour « bonne conduite ». La mobilisation paie.

 

Sakineh

 


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