Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Entretien avec François Margolin, producteur du « Serment de Tobrouk » : « BHL a toujours combattu la lâcheté française » (Première.fr)

Première.fr

MARGOLINDes sables libyens au tapis rouge Cannois…  Avec Le Serment de Tobrouk, présenté vendredi soir hors compétition, Bernard-Henri Lévy revenait sur le red carpet cannois. 8 ans après Bosna, il venait présenter son nouveau documentaire engagé, chronique des huit mois du conflit libyen. Mais plus qu’un reportage sur la chute de Khadafi, son Serment de Tobrouk est aussi la mise en scène de son propre rôle auprès des insurgés libyens, des journalistes et des puissants de ce monde. « J’ai voulu dans ce film documenter la part d’histoire dont j’ai été témoin, et acteur  » expliquait-il ainsi à l’AFP. Comme dans tous ses films, l’écrivain-philosophe se met sur le devant de la scène : complet noir, chemise blanche, il traverse les déserts côtiers arpente les salons de l’Elysée, interroge David Cameron ou Nicolas Sarkozy. Mais Le Serment de Tobrouk est aussi une mine d’infos sur la crise libyenne. Alors nouvelle auto-promo d’un philosophe narcissique ? Ou bien documentaire de référence sur une crise majeure qui a secoué le monde contemporain ?

Son producteur François Margolin a voulu revenir sur cette personnalité hors du commun. Evoquant Bosna (« la référence absolue de Angelina Jolie« , prenant la défense du Jour et la nuit ( » ce n’est pas le plus mauvais film de l’histoire du cinéma « ), il revient sur la personnalité et les combats de BHL, qui cristallisent les critiques. «  En France, on n’aime pas les gens qui sont beaux, élégants, riches et intelligents et qui en plus ne s’en cachent pas « . La rencontre, en images.

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