Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

WikiBHL

Dominique Strauss-Kahn

Bernard-Henri Lévy et Dominique Strauss-Kahn...

Dominique Strauss-Kahn


Economiste, homme politique français et 10ème directeur du Fonds Monétaire International.

Les dates-clef de Dominique Strauss-Kahn.

1949 : naissance de Dominique Strauss-Kahn à Neuilly-sur-Seine
1971 : Dominique Strauss-Kahn est diplômé d’HEC et de l’Institut d’études politiques de Paris ; puis, licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques.
1977 : professeur d’économie à l’université de Nancy 2.
1981 : professeur à l’université de Nanterre et à l’École nationale d’administration.
1982 : Dominique Strauss-Kahn entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint et chef du service financement.
1986 : Dominique Strauss-Kahn est élu député de Haute-Savoie.
1988 : Dominique Strauss-Kahn est élu député du Val-d’Oise ; puis président de la Commission des finances à l’Assemblée.
1991 : François Mitterrand nomme Dominique Strauss-Kahn ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d’Édith Cresson.
1993 : Michel Rocard lui confie la présidence du «  groupe des experts du PS ».
1995 :Dominique Strauss-Kahn est élu Maire de Sarcelles.
1997 : ministre de l’Economie et des Finances.
1999 : Dominique Strauss-Kahn est victime d’une campagne médiatique visant à l’impliquer dans des affaires judiciaires liées à l’exercice de la profession d’avocat (affaire de la Générale des Eaux, affaire de la MNEF et affaire Elf).
2002 : réélu député dans la 8e circonscription du Val-d’Oise.
2004 : chargé au sein du Parti socialiste, avec Martine Aubry et Jack Lang, du Projet pour 2007.
2006 : battu par Ségolène Royal dans la bataille pour l’investiture du Parti Socialiste en vue des élections présidentielles de 2007.
2007 : Proposé par Jean-Claude Juncker et Romano Prodi, et finalement soutenu par la France et Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn est le candidat de la France, puis de l’Union européenne, à la direction générale du Fonds monétaire international.
2009 : Dominique Strauss-Kahn est désigné en juillet, et pour la première fois, personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre IFOP de l’hebdomadaire .

Les oeuvres-clef de Dominique Strauss-Kahn

Inflation et partage des surplus; les cas des ménages, Editions Cujas, 1975, ( avec la coll. d’André Babeau, et André Masson).
Econonomie de la famille et accumulation patrimoniale Editions Cujas, 1977.
La Richesse des Français-Epargne, Plus-value/Héritage. (avec la coll. d’André Babeau). Paris : PUF, 1977.
La Flamme et la cendre, Grasset 2002.
Oui, lettre ouverte aux enfants d’Europe, Grasset 2004.
DVD pour le Oui à la constitution, 2005.
365jours, journal contre le renoncement, Grasset 2006.

Dominique Strauss-Kahn et Bernard-Henri Lévy

C’est son épouse, Anne Sinclair, qui présente les deux hommes l’un à l’autre. Bernard-Henri Lévy a toujours dit que Dominique Strauss-Kahn était, à ses yeux, le « candidat rêvé » pour l’élection présidentielle. Il est sans doute même l’un des premiers à avoir publiquement envisagé cette hypothèse. Quand il s’est décidé à soutenir Ségolène Royal, il a toujours pris soin de préciser que c’était « Royal faute de Strauss-Khan » ; il a toujours dit et répété qu’il faisait « contre mauvaise fortune bon cœur » et que le solution Dominique Strauss-Kahn continuait d’être, à ses yeux, la meilleure. C’est lui, aussi, qui est l’éditeur de Dominique Strauss-Kahn chez Grasset.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Dominique Strauss-kahn

« Gravité et humour. Bonhomie et, dans le regard, des éclairs de férocité. Et puis cette impression d’en avoir toujours sous le pied – comme si, sur ses amis et ses adversaires, sur le programme des socialistes et sur ce qu’il a d’insuffisant, sur Besancenot, Raffarin, il ne lâchait jamais qu’une infime partie de ses munitions. Un jour, il faudra, comme dit l’autre, “ abattre son jeu ”. Mais, pour l’heure, quel animal politique ! » (Le Point, 17 janvier 2003).
« Vous savez – je m’en suis expliqué dans vos colonnes – que Ségolène Royal n’était pas, au départ, ma candidate idéale puisque j’étais partisan de Strauss-Kahn. » (Nouvel Observateur, Mai 2007 , débat avec André Glucksmann, modéré par Marie-France Etchegouin »).
« C’est la rentrée où, pour la première fois, Dominique Strauss Kahn apparaît comme le mieux placé pour refonder son parti – mais cela au moment même où il s’apprête, FMI oblige, à laisser ses camarades se débrouiller sans lui. Défaut de timing ? Habileté suprême ? Ou, juste, ironie de l’Histoire ? » (Le Point, 30 août 2007).

Pas de commentaire »

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire


Massoud (Ahmed Shah) Le (génocide) arménien Mustafa Abdeljalil Isabelle Adjani Afghanistan Mouammar Al-Kadhafi Louis Althusser Aragon Thierry Ardisson Arte Alain Badiou Roland Barthes Charles Baudelaire de Beauvoir (Simone) Frédéric Beigbeder Oussama Ben Laden Philippe Bilger Albert Camus Edmonde Charles-Roux Charvet Jean-Pierre Chevènement Jean Cocteau Albert Cohen Jean-Marie Colombani La Colombe d’Or Coluche Eric Dahan Jean Daniel Rachida Dati Gilles Deleuze Alain Delon Jacques Derrida Dieudonné Pierre Drieu La Rochelle Jean-Paul Enthoven Michel Foucault Francis Fukuyama Romain Gary Jean Genet Françoise Giroud Adam Gopnik La Guerre d’Espagne La Géorgie Martin Heidegger Ernest Hemingway Gilles Hertzog Christopher Hitchens François Hollande Farouk Hosni Michel Houellebecq Arianna Huffington Franz Kafka Bernard Kouchner Jacques Lacan Jean-Luc Lagardère Emmanuel Levinas Libération Claude Lévi-Strauss Benny Lévy André Malraux Jacques Martinez Francis-Marie Martinez de Picabia dit Francis Picabia Alain Minc Misrata François Mitterrand Le Monde Diplomatique Alberto Moravia Toni Negri Olivier Nora Barack Obama Le Pakistan Jafar Panahi Daniel Pearl Vincent Peillon Shimon Peres François Pinault Edwy Plenel Roman Polanski Anna Politkovskaïa Charles Péguy SOS Racisme Alain Robbe-Grillet Charlie Rose Franz Rosenzweig Richard Rossin Ségolène Royal Salman Rushdie Aung San Suu Kyi Sarajevo Nicolas Sarkozy Jean-Paul Sartre Philippe Sollers Baruch Spinoza Dominique Strauss-Kahn Tanger de Tocqueville (Alexis) Philippe Val Manuel Valls Simone Veil Diane von Furstenberg Abdul Wahid Al Nour Georg Wilhem Friedrich Hegel Olivier Zahm Eric Zemmour Karl Zéro Génocide au Darfour François-René de Chateaubriand