Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

BHL retourne à Benghazi (Le Parisien, par Frédéric Gerschel, 8 avril 2011)

Le Parisien Aujourd’hui

FRANCE-LIBYA-CONFLICT-DIPLOMACYIl avait promis à ses amis libyens de revenir dès que la situation le permettrait. Ce sera bientôt chose faite. Selon nos informations, le philosophe Bernard-Henri Lévy s’envole aujourd’hui pour Benghazi, fief de la rébellion, où il s’était déjà rendu début mars. Il sera accueilli par le président du Conseil national libyen Mahmoud Djibril.
Même si la personnalité de BHL agace parfois en France, du côté des insurgés libyens, il est considéré comme un de ceux qui a tiré la sonnette d’alarme en premier. « Nous avions besoin de voix fortes lorsque les chars de Kadhafi fonçaient sur la ville, témoigne Ali Zeidan, un des émissaires de l’opposition. La France a reconnu le Conseil alors que beaucoup d’autres sont restés passifs, cela nous a donné de la légitimité et du poids. C’est grâce à elle que l’intervention militaire internationale a pu être déclenchée. On se souviendra de ceux qui nous ont aidés à ce moment-là. »
BHL, qui a prévenu Nicolas Sarkozy de son voyage, devrait également se rendre à Brega, ville pétrolière où les combats se poursuivent. Hier, un raid de l’Otan a tué par erreur deux rebelles, fait une dizaine de blessés et détruit trois chars dans cette région désertique sans cesse gagnée puis reperdue par les deux camps. Selon des sources hospitalières, des avions de la coalition ont ouvert le feu à plusieurs reprises sur des chars positionnés à l’entrée de la ville.

Les insurgés n’avancent plus

Plus à l’ouest, la situation humanitaire à Misrata, troisième ville du pays (300 000 habitants), bombardée depuis un mois et demi par les kadhafistes devient chaque jour plus préoccupante. « Combien y a-t-il de morts et de blessés? Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur le sujet, confie un diplomate français. Mais il faut une aide médicale d’urgence, de l’eau et de la nourriture. » BHL arrive aujourd’hui dans un pays qui reste coupé en deux malgré l’intervention militaire et les raids aériens. Mal équipés, désorganisés, les insurgés ne progressent plus. Hier, le général Carter Ham, commandant des forces américaines pour l’Afrique, s’est montré pessimiste sur leur capacité à marcher sur Tripoli. Il y a une « faible probabilité » pour que cela se produise, a-t-il reconnu lors d’une audition au Sénat.

Un commentaire »

  1. Mais oui tous, pour poursuivre jusqu’à tirer les libyens de là. Meme LibyaAlHurra TV appelle au secours, quand ils peuvent sur des tweets. Ils veulent de l’eau et de la nourriture et des soins.Ce ne sont pas des libyens: ce sont des hommes des femmes et des enfants et nous pendant la guerre nous avons été contents de trouver des alliés.Pour s’en rappeler tous les ans vous fêtez ça, eh bien aujourd’hui c’est le moment de dire merci et de s’occuper d’eux. Agitez les journaux, ah quand le temps de la une est fini on passe à autre chose.Là c’est au bord de cette méditerranée ou on veut faire l’Union bon sang!!!Ceux qui lirons celà doivent relayer, bouger les journaux on sait que quand ça gueule ils se bougent.Cdlt

    Commentaire par mauduit — samedi 9 avril 2011 @ 23:11

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