Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

BHL aux partisans d’Obama : wake up ! (CNN)

Autres Archives

CNN BHL 2Bernard-Henri Lévy était à New York il y a quelques jours. Invité de l’émission-phrare de Eliott Spitzer sur CNN, il était interrogé sur Barack Obama et les prochaines élections de mi-mandat. Rappelons que Bernard-Henri Lévy fut l’un des tous premiers à reconnaitre en Barack Obama le grand homme d’état qu’il allait devenir, lorsqu’en 2004 il le rencontra pour la première fois lors de la convention démocrate de juillet chargée de l’investiture de John Kerry.
Il rapporte d’ailleurs cette rencontre – et son pressentiment immédiat que le jeune Sénateur de l’Etat de l’Illinois deviendrait un jour Président – dans un article publié en novembre 2004 dans le grand mensuel the Atlantic Monthly – le premier d’une longue série qui se terminera par son livre : American Vertigo.
Fervent défenseur de l’homme (« courageux et pragmatique ») et de sa politique menée depuis son élection à la présidence (« le système de santé »), Bernard-Henri Lévy lance une adresse à tous les partisans d’Obama :
« Si l’Amérique est ce que les pères fondateurs ont rêvé, il y a quelques siècles, Obama en est vraiment l’incarnation… Wake up ! ».
Il dit aussi (et cela a fait le « talk of the town » à New-York) que Barack Obama est « plus américain que Sarah Palin ».
Laurence Roblin

Pour voir les extraits : cliquez ici
Cliquez ici extrait N°1
Cliquez ici extrait N°2

Pas de commentaire »

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire