Bernard Kouchner

Bernard Kouchner est un médecin, baroudeur, inventeur de l’humanitaire moderne, il a été ministre de François Mitterrand et est, depuis Mai 2007, ministre des Affaires Etrangères de Nicolas Sarkozy. Marié à la journaliste Christine Ockrent il a été, comme Bernard-Henri Lévy, de tous les grands combats des quarante dernières années.

Les dates clef de Bernard Kouchner

1939 : naissance de Bernard Kouchner à Avignon.
1958 : Bernard Kouchner rejoint l’Union des Etudiants communistes
1968 : Bernard Kouchner intense réflexion sur les problèmes humanitaires consécutifs à la guerre du Biafra.
1971 : création de Médecins sans frontières
1979 : Bernard Kouchner participe à l’opération « Un bateau pour le Vietnam » qui aboutira à affréter l’Ile de Lumière
1980 : Bernard Kouchner fonde Médecins du monde
1988 : Secrétaire d’état chargé de l’insertion sociale
1992 : Bernard Kouchner devient ministre de la santé et de l’action humanitaire
1994 : Bernard Kouchner est élu sur la liste européenne du parti socialiste conduite par Michel Rocard.
1999 : administrateur de l’ONU au Kossovo.
2001 : Ministre de la Santé dans le gouvernement Jospin.
2007 : Ministre des Affaires étrangères et européennes.

Les oeuvres-clef de Bernard Kouchner

La France sauvage, avec Michel-Antoine Burnier, éditions Premières, 1970
L’Île de lumière, Ramsay, 1980.
Ce que je crois, Grasset, 1995
La Dictature médicale, avec Patrick Rambaud, Robert Laffont, 1996.
Le Premier qui dit la vérité…, Robert Laffont, 2002.
Quand tu seras président…, avec Daniel Cohn-Bendit, Robert Laffont, 2004.
Les Guerriers de la paix : du Kosovo à l’Irak, Grasset, 2004.
La Fabrique démocratique, Robert Laffont, 2006

Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy participe, en 1979, dans l’appartement du dissident soviétique et écrivain, aujourd’hui bien oublié mais auteur de très beaux livres, Vladimir Maximov, aux réunions de lancement de l’opération Ile de Lumière. Il y a là André Glucksmann, Michel-Antoine Burnier, Gilles Hertzog, Claudie et Jacques Broyelle et, donc, Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy.
Au moment de la « Marche pour la Survie » de 1979, en faveur du Cambodge, il formule les principes et l’expression de « devoir d’ingérence ». Ce qui fait de lui l’un des inventeurs, avec Jean-François Revel et Bernard Kouchner du devoir d’ingérence. Le texte de Bernard-Henri Lévy évoquant le devoir d’ingérence se trouve dans Questions de principe 2, pp 237 et suivantes.
C’est Bernard-Henri Lévy qui, de l’aveu même de François Mitterrand (cf., entre autres, Bosna !, 1994 ; Christine Ockrent, journal de France 3, 11 janvier 1993, document disponible sur Ina.fr), est à l’origine du voyage de celui-ci, en compagnie, de Kouchner, à Sarajevo : l’élément déclencheur fut, raconte Mitterrand, le message que lui rapporta le philosophe de Sarajevo et où l’homologue bosniaque de François Mitterrand comparait la situation de ses concitoyens à ceux des combattants du ghetto de Varsovie.
A la veille de l’élection présidentielle française de 1988, deux jours avant le premier tour, c’est dans un texte cosigné par Bernard-Henri Lévy et paru dans Le Monde, que Bernard Kouchner prend position pour le candidat Mitterrand tout en exprimant une volonté de rénovation politique.
Quand Kouchner rédige, en 2003, pour la compagnie Total, un rapport controversé sur ses activités en Thaïlande, Bernard-Henri Lévy prend sa défense dans son Bloc-notes du Point.
De même, lorsque Pierre Péan, en 2009, publie aux Éditions Fayard un livre, Le Monde selon K, où il met, en particulier en cause, ses positons sur le génocide rwandais que Bernard-Henri Lévy, pour l’essentiel, partage.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Bernard Kouchner

« Pierre Péan est un nain ; ses accusations sont une saloperie » (France Inter, 5 février 2009).
« Peu ont fait autant que lui pour les oubliés du monde. Il risque sa peau. Il se dépense sans compter. Et voilà des “défenseurs des droits de l’homme” qui, confortablement installés dans les bureaux de leurs ONG, essaient de lui coller sur le dos une sale affaire de scandale pétrolier. On croit rêver ». (Le Point, 9 janvier 2004).
« Bush a salopé le travail auquel s’est consacrée ma génération et celle de Bernard Kouchner… C’est navrant. C’est même un peu désespérant. Mais bon. Il va falloir se remettre au travail ». (Propos recueillis en septembre 2008, par Carl Swanson, pour le New-York Magazine).
« Il pensait, en acceptant de rejoindre Sarkozy, faire avancer les causes qui lui tiennent à cœur. C’est un pari honnête et sincère. Mais je crains qu’il ne soit perdu… » (On n’est pas couchés, émission de Laurent Ruquier, octobre 2007).
« C’est dommage, quand on est un homme-légende, de brader sa légende en devenant ministre de Sarkozy. C’est, apparemment, ce que les hommes savent le moins faire : être à la hauteur de sa propre biographie » (octobre 2007, France Inter, propos recueillis par Nicolas Demorand).

Citations de Bernard Kouchner sur Bernard-Henri Lévy

« Bernard-Henri Lévy n’est pas Raymond Aron. Il parle de ce qu’il a vu, comme quelques rares intellectuels français, ceux qui prennent des risques et ne se contentent pas de signer des pétitions. »(Le Monde , 26 octobre 2001, compte rendu du livre de BHL sur les « guerres oubliées » intitulé Réflexions sur la guerre, le Mal et la Fin de l’Histoire, Grasset, 2001).
« Le même homme, intellectuel et aventurier, sonne la charge à sa manière : caresse et poing dans l’estomac. Pour Bernard-Henri Lévy, comme pour Foucault, les deux exercices sont liés : la philosophie n’a de sens que dans l’Histoire et donc dans le réel.» (id)
« Avec ses Réflexions sur la guerre, le Mal et la Fin de l’Histoire, Bernard-Henri Lévy a signé le carnet de route de notre génération. »


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