Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Bernard-Henri Lévy, plus que jamais pour Obama

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Barack ObamaNous avions posté il y a quelques jours l’intervention de Bernard-Henri Lévy sur CNN, durant laquelle il avait lancé cette phrase qui, outre Atlantique a fait beaucoup de bruit:  « Barack Obama est plus américain que Sarah Palin ».
Invité de l’émission « Demain à la une » sur LCI, ce vendredi 29 octobre 2010, face à Audrey Crespo-Mara, Bernard-Henri Lévy revient sur le bilan de Barack Obama durant ces deux ans à la Maison Blanche, et salue les actions du Président aussi bien sur sa politique intérieure (réforme de la couverture maladie, position courageuse durant la crise économique de 2008  pour s’être frotté aux banquiers de Wall Street et avoir procédé au déblocage des 787 milliards de dollars évitant ainsi une faillite bancaire mondiale) que sur la scène internationale ( l’Irak avec un retrait prévu en décembre 2011; une position, contre les Talibans, en Afghanistan, que BHL a lui-même pu constater, sur le terrain, il y a un an, dans les vallées d’Uzbeen et de Kapissa et qui est, selon lui, meilleure qu’on ne le dit). Enfin le discours du Caire qui a eu un effet extraordinaire pour des relations apaisés entre l’Occident et l’Islam. Barack Obama est aussi l’homme qui a su corriger un peu de l’antiaméricanisme ressenti avant son élection.
BHL le redit : l’élection d’Obama est une chance pour le monde. Et il espère une victoire pour ces élections de mi-mandat.
Laurence Roblin

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