Bernard-Henri Lévy parle aux Américains du danger pakistanais (Dangerous Nation, Newsweek, May 05, 2011)

96592I’ve been saying it since the publication of my investigation into the death of Daniel Pearl, and I will repeat it now: Pakistan, far more than North Korea, Iran, or Syria, is the most dangerous country in the world. Why? Because its secret services are infiltrated by jihadism. Because the father of the Pakistani bomb, Abdul Qadeer Khan, was a member of Lashkar-e-Taiba, a jihadi group that was a component of the first circle of Al Qaeda. And because the senior staff of the organization, its upper-echelon directors, have always been coddled, hidden, protected by Pakistan.

As someone familiar with Abbottabad, I can say there is no doubt in my mind that bin Laden was welcomed, then dropped, by the powers that be in Pakistan, according to the terms of a bargain we do not yet understand. I would even speculate that it was known not, as I read everywhere, by « a few elements » of the Pakistani military hierarchy, but by the hierarchy itself.

We imagined bin Laden hiding out in a grotto. We thought he was running from one makeshift shelter to another. Not so. As in 2003, when he was admitted for care at the hospital of the Binori Town mosque in the heart of Karachi, he was living under the protection of a strategic ally of the United States.

Let us hope that this time the Obama administration will learn the strikingly obvious lesson about this supposed ally.

By Bernard-Henri Lévy


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Un commentaire

  • Olivier Renard dit :

    Oui, après votre livre sur Daniel Pearl, sur ce sujet vous aviez raison ! Vous ave suivit la bonne piste, celle qui le 11 septembre 2001 suit l’argent des terroristes sur le sol américain, aux banques saoudiennes et aux banques Pakitanaises, finalement, on le savait : Jusqu’au général Ahmad de l’ISI qui lui protégeait Omar Cheick.
    Sous le gouvernement Bush, les enquêtes de la CIA avaient certainement précédé les votres. Mais la volonté de la maison blanche a tranchée. Il n’y a pas eu de véritable enquête avant 2003, quand les familles des victimes ont fait pression. Et on a immédiatement désigné les coupables sans expliquer l’ensemble des ramifications !
    Fin 2004, Benazir Bhutto a parfaitement décrit cette situation au Pakistan, ce double language du gouvernement Musharraff et désigné ses propres ennemis Islamistes, dont Omar cheick. A l’époque personne n’allait parler ou dénoncer la présence de Ben Laden. Elle l’a fait devant CBS news qui a coupé cela au montage. A l’époque, il fallait maintenir le mythe de Saddam Hussein et ses « Armes de destructions massives » comme principal « support d’Al Qaeda » ! 8 années de gouvernance néo-conservatrice aux USA ont totalement embrouillée la situation mondiale Et dès 2008, Obama lui, suivant la stratégie de Bresinsky savait sur quelles cibles il fallait se concentrer !

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