Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Bernard-Henri Lévy invité du journal de Soir 3 (France 3 le 13/11/2011)

La Guerre sans l’aimer

france 3 bhlBernard-Henri Lévy venait présenter au journal de Soir 3 « La Guerre sans l’aimer » (Editions Grasset), dimanche soir.

Lorsqu’on lui demande si son engagement en Libye est une question de conviction et de circonstances, il répond :

« C’est une question de conviction. Je suis un intellectuel qui pense que si des idées peuvent être appliquées,  c’est encore mieux.  Cela fait quarante ans que j’attends le moment où  mes idées , c’est-à-dire l’idée de la fraternité des peuples, l’idée de la solidarité humaine pourront enfin entrées dans le réel. Avec cette affaire libyenne c’est la première fois. Ce qu’on a raté en Bosnie, en Afghanistan, au Darfour, si souvent, toute cette vallée de larmes qu’a été ma génération, là elle a un débouché heureux. »

Ces idées, cette Histoire libyenne, « Un peuple qui sort de la nuit », nous dit Bernard-Henri Lévy, Bernard-Henri Lévy nous le livre dans cet ouvrage passionnant qu’est « La guerre sans l’aimer » (Editions Grasset).

Bernard-Henri Lévy intervient également sur la situation en Syrie. Bachaar al Assad le prochain sur la liste ? «  Il y a un théorème – que je crois j’établis dans « La guerre sans l’aimer ». Quand un peuple réclame la liberté et quand son dictateur lui plonge la tête dans son propre sang, le dictateur est condamné. Il y a une jurisprudence Kadhafi. Ce qui est arrivé à Kadhafi va arriver à Assad. C’est la leçon de ces derniers mois. »

Et à ne pas manquer, sa réaction sur les propos à Marine Le Pen concernant la Libye…

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