Bernard-Henri Lévy classé 22ème « personnage le plus influent au monde » par Foreign Policy

fp_logoLa très prestigieuse revue américaine Foreign Policy vient de publier son classement annuel des 100 personnalités qui ont, en 2011, le plus profondément influencé le monde. Cette année, les premières places ont été attribués aux personnalités qui ont contribué, par leur activisme, leur courage, aux révolutions du « printemps arabe ». Bernard-Henri Lévy est 22ème. Son rôle majeur, durant huit mois, auprès du CNT et des insurgés, mais aussi de Nicolas Sarkozy, est salué par cette 22ème place.
Je suis heureuse qu’une revue telle que Foreign Policy, revue prestigieuse aux Etats-Unis, mette à l’honneur, cette année, un homme engagé, un des plus grands intellectuels français, et mon ami : Bernard-Henri Lévy.
De fait, cette année, Foreign Policy a consacré les premières places de la liste des 100 Global Thinkers à des personnes qui ont aidé, qui aident, à la construction de la démocratie au Moyen Orient.
Voici le commentaire dont la revue FP justifie et accompagne son choix.
Liliane Lazar.

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Version Française

FP BHLLes 100 penseurs les plus influents Foreign Policy dresse un état des lieux du marché mondial des idées en 2011 et des penseurs qui les produisent.

Décembre 2011

22 : Bernard-Henri Lévy

Il s’est engagé dans une guerre bien réelle cette fois

Philosophe, France

Cette année, l’intellectuel français, universellement connu sous les initiales BHL, est sorti de son simple rôle de commentateur flamboyant ; celui qui jusqu’alors lançait en paroles des bombes est devenu l’improbable inspirateur d’une campagne de bombardements bien réelle cette fois. En mars, Bernard-Henri Lévy s’est rendu en Libye – montant en auto-stop sur un camion de légumes – pour rencontrer les dirigeants du mouvement révolutionnaire encore embryonnaire dans l’est du pays en proie à la rébellion.  Tandis que les tanks de Mouammar Kadhafi s’approchaient de ce qui était de facto la capitale des rebelles, Lévy appela son ami, le président français Nicolas Sarkozy, pour le mettre en garde : « le sang des habitants de Benghazi éclaboussera le drapeau français » si personne ne fait rien.

Poussé par Lévy, Sarkozy entra en action. La France fut ainsi le premier pays à reconnaître les rebelles comme gouvernement légitime libyen ; elle pressa l’OTAN pour déclencher une campagne aérienne contre l’imprévisible dictateur. L’humanitarisme musclé de Lévy – il salua la guerre en Libye comme un pas vers « une conscience morale de l’humanité » – semble annoncer la fin du rôle de critique extérieur que jouaient les Français durant les campagnes militaires de George W. Bush. Se comportant en quasi-émissaire officiel vis-à-vis des rebelles, Lévy a contourné de façon frappante le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, qui aurait été mis à l’écart sur cette question. Bien que l’agitation de BHL fasse encore lever quelques yeux au ciel, il n’a jamais eu peur de prendre position – comme quand il engagea une défense tous azimuts de son ami Dominique Strauss-Kahn, alors directeur du Fonds monétaire international, accusé d’avoir violé une femme de chambre avant que les charges ne soient abandonnées. Comme l’a montré l’année 2011, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il est devenu impossible d’ignorer BHL

Traduction David Rochefort

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Version Anglaise

The FP Top 100 Global Thinkers

The French public intellectual universally known as BHL this year transcended his role as merely a flamboyant member of the commentariat, moving from rhetorical bomb-thrower to unlikely inspiration for an actual bombing campaign. In March, Bernard-Henri Lévy made his way into Libya, hitching a ride on a vegetable truck to meet with the nascent revolutionary leadership in the country’s rebellious east. As Muammar al-Qaddafi’s tanks closed in on the rebels’ de facto capital, Lévy telephoned his friend, French President Nicolas Sarkozy, to warn him that « the blood of the people of Benghazi will stain the flag of France » if the world did nothing.

At Lévy’s urging, Sarkozy swung into action. France became the first country to recognize the rebels as Libya’s legitimate government and led the way in pressing NATO to launch an air campaign against the erratic dictator. Lévy’s muscular humanitarianism — he hailed the Libya war as a step toward « a moral conscience for mankind » — seems to herald an end to the role of sideline critic that the French played during George W. Bush’s military campaigns. In acting as a quasi-official French emissary to the rebels, Lévy effectively bypassed France’s actual foreign minister, Alain Juppé, who was reportedly sidelined on the issue. Although BHL’s antics still inspire their fair share of eye-rolling, he has never shied away from taking a stand — as when he mounted a furious defense this year of his friend, then-IMF chief Dominique Strauss-Kahn, who stood accused of sexually assaulting a hotel maid but later had the charges dropped. As 2011 proved, BHL — love him or hate him — is impossible to ignore.

Eric Feferberg


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