Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Albert Camus

Bernard-Henri Lévy et Albert Camus...

Albert Camus

Romancier, dramaturge, essayiste, philosophe.

Les dates-clefs d’Albert Camus

1913 : naissance d’Albert Camus à Mondovi, Algérie.
1914 : mort du père d’Albert Camus
1923-1930 : boursier au lycée d’Alger.
1934 : Albert Camus épouse Simone Hié. Divorce en 1936.
1932-1937 : étudiant en philosophie.
1937 : L’Envers et L’Endroit.
1939 : Noces
1938-1940 : journaliste à Alger Républicain
1940 : Albert Camus épouse Francine Faure.
1942L’Etranger. Le Mythe de Sisyphe.
1942-1944 : dans la Résistance.
1944 : création du Malentendu.
1944-1947 : Albert Camus entre au journal Combat.
1947 : Rédacteur-en-chef au journal Combat.  Rencontre Sartre.
1947 : La Peste
1951 : L’Homme révolté
1952 : rupture avec Sartre.
1956 : La Chute
1957 : Prix Nobel de Littérature.
L’Exil et le Royaume.
1960 : mort d’Albert Camus.

Les œuvres-clef d’Albert Camus.

Les éditions Gallimard ont publié Les Oeuvres complètes d’Albert Camus en 4 volumes dans la collection La Pléiade entre 2006 et 2008.

Révolte dans les Asturies 1936
L’Envers et L’Endroit 1937
Caligula 1939
Noces 1939
Le Mythe de Sisyphe 1942
L’Etranger 1942
Le Malentendu 1944
Réflexions sur la Guillotine 1947
La Peste 1947
L’Etat de siège 1948
Lettres à un ami allemand 1948
Les Justes 1949
Actuelles I, Chroniques 1944-1948 1950
L’Homme révolté 1951
L’Artiste en prison 1952
Actuelles II, Chroniques 1948-1953 1953
L’Èté 1954
La Chute 1956
L’Exil et le Royaume 1957.
Réflexions sur la peine capitale 1957
Chroniques algériennes, Actuelles III 1939-1958 1958
Carnets I,II, III publiés après la mort de Camus 1962 et 1964.
Le Premier Homme1994, publié par sa fille, roman inachevé.

Albert Camus et Bernard-Henri Lévy

Beaucoup de choses rapprochent Bernard-Henri Lévy d’Albert Camus. La morale. Une certaine vision de l’engagement. Le goût du journalisme. Peut-être l’Algérie. A coup sûr, l’antitotalitarisme. Sur tout cela, Bernard-Henri Lévy s’est expliqué à plusieurs reprises. En particulier lors d’une mémorable Rencontre-Débat , organisée par le journal Le Monde, mardi 19 janvier 2010, avec Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et Michel Onfray . Et puis, quelques jours plus tôt, dans un texte majeur, « Un philosophe artiste », publié par Le Monde, en hors-série.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Albert Camus

« Moi, j’aime Camus. Je le trouve beau, d’abord. Courageux. C’est rare un écrivain que l’on ne prend à peu près jamais en  défaut de noblesse ou de coeur. » (Les Aventures de la Liberté, Grasset,1991).

«  Camus et Sartre. Camus qui eu raison contre Sartre. On ne dira, on ne répétera jamais assez, combien il a eu raison contre Sartre et la bande des Temps Modernes. Camus et l’Homme révolté. Camus et les camps rouges. Camus refusant de distinguer, comme toute la gauche l’y invitait, entre les bons et les mauvais morts, les victimes suspectes et les bourreaux privilégiés. Camus le juste. Camus le droit. Camus, le philosophe du droit, des Droits de l’Homme, de la démocratie. »
(Les Aventures de la Liberté, Grasset,1991).

4 commentaires »

  1. Monsieur Bernard Henry Lévy, il m’arrive de distinguer en vous du Albert Camus , et également dans Albert Camus du Bernard Henry Lévy. S’agit-il seulement de votre HUMANISME? En tout cas , j’ai un immense bonheur chaque fois que je lis Camus…..Je souhaite également dire que la lecture des oeuvres de Monsieur le Professeur Gérard TEBOUL (spécialiste en droit international public et des questions du vivant et de bioéthique) est aussi source de bonheur, d’étonnement et de questionnement…..etc.

    Commentaire par monique — mercredi 6 juillet 2011 @ 02:27

  2. Camus n’a trahi personne.
    Nous avons tous une mère qui n’est qu’amour et tendresse.
    Camus aussi, mère au silence, celui des mères de Méditerranée.

    Commentaire par Spartel — mardi 17 mai 2011 @ 16:06

  3. En tant qu’écrivain,Camus a influencé tant de gens et cela est tout à son honneur,moi-même,je le fus;mais lorsqu’il préféra sa mère à la justice en parlant de la guerre d’Algérie,il se renia et trahit sa propre pensée.

    Commentaire par DaasDjemai — jeudi 14 avril 2011 @ 01:17

  4. Oui, à coup sûr. Mais ne devrait-on pas dissocier l’homme de l’écrivain, « L’envers et l’endroit », pour éviter une sacralisation inutile ? Lui qui fut si sensible à la cause humaniste, immergé dans le monde qui l’entourait, fit souffrir sa femme, dans la vie, alors que, justement, il voulait achever son oeuvre sur le thème de l’amour. Un autre héritage pesant pour ses enfants.

    Commentaire par xavier — mardi 17 août 2010 @ 06:50

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