Affaire Strauss-Kahn, question de principe (Le Point, le 26 mai 2011)

DSK 2Je maintiens que ce fameux « perp walk », cette sortie du commissariat de Harlem sous les flashes des photographes rameutés par la police, fut une humiliation délibérée et qui ne servait en rien l’établissement de la vérité.

Je maintiens qu’arguer d’une épreuve qui serait « la même pour tous » est une fumisterie doublée d’une hypocrisie car il n’y a pas, pour tous, à la sortie de tous les commissariats américains, les mêmes haies de chasseurs d’images envoyant, dans le monde entier, les clichés de leur homme menotté, déjà déconsidéré – cette égalité de traitement est une illusion d’égalité, qui dissimule une iniquité.

Je maintiens qu’en donnant de Dominique Strauss-Kahn cette image avilie, puis en insistant lourdement sur son enfermement dans le quartier de la prison de Rikers Island réservé aux détenus porteurs de maladies transmissibles et en assortissant sa remise en liberté, enfin, de conditions dignes d’un chef de la mafia et, là encore, inutilement blessantes, on a fait comme s’il était déjà coupable et on a donc porté atteinte au principe, pilier de toute justice, de la présomption d’innocence.

Je maintiens que les tabloïds qui, dès la première minute et avant que l’on sache rien de sa version des faits ni même des faits tout court, ont traité Strauss-Kahn de « pervers » (Une du Daily News), se sont indignés de sa remise en liberté (New York Post : « le crapaud s’en est tiré ») et se sont fait l’écho de rumeurs invérifiées, toujours à charge et qui changeaient toutes les deux heures (départ précipité… billet acheté à la sauvette… air stressé…) se sont érigés en juges à la place des juges – ce qui est une infraction, de nouveau, aux plus élémentaires règles de droit.

Je maintiens que l’on a vu se mettre en place, autour du présumé innocent Strauss-Kahn, un tribunal de l’Opinion qui, contrairement à l’autre, ne s’embarrasse ni d’indices, ni de preuves, ni de témoignages contradictoires – et je maintiens qu’il est trop bruyant, ce tribunal, trop spectaculaire, trop puissant, pour ne pas exercer, le moment venu, une terrible influence sur l’autre, le vrai, celui qui s’attachera à établir les faits, rien que les faits : les Etats-Unis redoutent et sanctionnent, à juste titre, les pressions sur les témoins ; que dire de cette autre pression, non moins délictueuse, qu’exercent, sur les juges, les procureurs autoproclamés de la presse à scandale et, hélas, dans la foulée, de la presse en général ?

Je maintiens que participent de la même logique de pression sur la justice les mots qui sont employés et qui font dire, par exemple, « la victime » au lieu de « la présumée victime » quand on parle d’une jeune femme dont on ne sait rien puisque la police – c’est déjà ça ! – préserve son anonymat et dont tout le travail des avocats, puis du tribunal, sera de valider ou non l’accusation : si vraiment cette jeune femme est déjà « la » victime, alors Strauss-Kahn est déjà « le » coupable, et cela signifie que la messe est dite, qu’il n’y plus besoin de grand jury – ou plutôt si, mais pour la forme, comme chambre d’enregistrement de ce que la meute aura décidé.

Je précise au passage, à l’intention de celles et ceux qui semblent croire que la lutte contre la banalisation du viol passe par la pulvérisation des droits de la défense, que je tiens le viol, et la tentative de viol, pour des crimes ; que la présumée victime aura droit, si le crime est avéré, non seulement à cette « compassion » qu’invoquent, soudain, en boucle, les démagogues espérant se mettre en règle avec la toute puissante Opinion, mais à une réparation doublée, pour le coupable, d’un châtiment ; mais je maintiens : primo que, pour le moment, tant que la justice n’a pas fini son travail de reconstitution, confrontation, vérification des points de vue, « la » victime n’est qu’une présumée victime – et, secundo, que, dans l’hypothèse où le supposé coupable apparaîtrait finalement innocent, il serait, lui, pour le coup, et sans réparation possible, la victime de toute l’affaire.

Je maintiens que ceux qui s’étonnent que l’on ne prenne pas, par principe, le parti de la « femme pauvre et immigrée » contre l’« homme blanc, riche et arrogant » censé l’avoir violée, sont en train de réinventer une justice de classe à l’envers – non plus, comme autrefois : « salauds de pauvres, les riches ont toujours raison » mais : « salauds de riches, c’est la parole des pauvres qui est sacrée ». Ce préjugé-ci est aussi révoltant, ni plus ni moins, que le précédent ; ce renversement rappelle, en France au moins, la tristement célèbre affaire de Bruay-en-Artois où l’on vit, au début des années 1970, un notaire décrété coupable, parce que bourgeois, d’un crime dont on s’avisa ensuite, une fois le vent d’hystérie tombé et sa vie ruinée, qu’il ne l’avait, en réalité, pas commis ; et il fait, ce rappel, froid dans le dos.

Je maintiens qu’il n’y a, dès lors, et plus que jamais, qu’une urgence face à ce drame : faire taire les braillards ; protéger l’inculpé avec le même scrupule – mais comme on en est loin ! – que la présumée victime ; dénoncer cette curée, cet hallali, qui sont comme une peine anticipée et dont on découvre, tous les jours, comme dans une mauvaise téléréalité, une nouvelle péripétie (il y a quelques heures encore, cet hôtel, puis ce campus d’université, refusant d’accueillir Strauss-Kahn le paria et Sinclair la pestiférée) ; et laisser donc la justice faire, sereinement, son travail de vérité.

Dominique Strauss-Kahn est mon ami. Mais ce n’est pas l’ami que je défends : c’est un principe.

Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy


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37 commentaires

  • Fady Asly dit :

    Excellente analyse, excellent article! Vive la pensee libre!

  • Saldae69 dit :

    Juste une précision : parler de victime alors que la culpabilité de M. Strauss-Kahn n’est pas encore démontrée constitue de fait une mise en cause de sa présomption d’innocence.
    Il vaudrait donc mieux parler de plaignante ce qui n’enlève rien à son préjudicie éventuel et au drame qu’elle aurait vécu.

    Je ne suis pas souvent d’accord avec vous mais sur le fait que traiter différemment l’accusé (jeté en pâture) et la plaignante (cachée) ne témoigne pas d’un grand sens démocratique.

  • Léon O. Engulu III dit :

    Félicitations pour ce texte digne des Lumières. Une fois que la philosophie a dévoilé les principes, il faut encore qu’elle les rappelle, surtout par mauvais temps. Hélas, comme une mère qui, d’amour, laisse trop faire ses enfants, la philosophie est souvent coupable de ne pas tirer assez les oreilles des indisciplinés qui, laissés à eux-mêmes, divaguent sans sagesse.

    @Engulu3

  • Patricia dit :

    Pour l’heure, Dominique Strauss-Kahn n’est pas coupable, il est présumé coupable et je souhaite de ma voix anonyme m’associer à la votre dans la défense d’un principe qui est la base de toute bonne Justice.

  • Democrite dit :

    Il convient, une fois de plus, de saluer votre défense légitime et courageuse, on aimerait que plus de « notables » soient à vos côtés sur cette affaire ci; position d’autant plus courageuse alors que des « groupuscules féministes » d’ici et d’ailleurs s’indignent et n’hésitent pas à vous dénigrer (c’est un euphémisme). En espérant un heureux dénouement à cette sombre affaire.
    Cordialement

  • Chalimand Abderrahmine Claire dit :

    Moi je ne pense pas que Monsieur Dominique Strauss Kahn soit coupable, un homme qui a eu des grandes responsabilités aurait perdu la tête, je ne pense pas, je pense qu’il y a eu des gens qui ont voulu le détruire, pour être à la tête du fmi et surtout pas avoir la possibilité d’être un jour président de la république….Oui il y a des gens qui gênent tout simplement…. Moi personnellement, je n’aurai pas voté pour Monsieur Strauss Kahn pour des raisons personnelles….Mais là j’avoue que je ne suis pas d’accord comment peut-on en arriver là la politique est vraiment très moche…. je ne pense pas que je voterai maintenant, je suis tellement écoeurée ….Cette femme je la plein car elle est une victime surement d’autres personnes….de cette machination…..Dire qu’un psy a osé dire que Monsieur Strauss Kahn étant en traitement pour des pulsions….quelle honte au psy… OU est le professionnel? le secret médical….oui quand on veut abbattre quelqu’un alors on fait comme ça???? Je pense que des grands puissants ont accepté Monsieur Strauss Kahn pour dirriger la france, les finances…. Bon de mon fond intérieur je pense qu’il n’est pas coupable….Cette femme est une victime des politiques…

  • Pascal SOMOSIERRA dit :

    Monsieur BHL,
    vous vous défendez, c’est bien mais ce que l’on vous reproche (au delà de défendre des principes qui sommes toutes sont plein de bon sens) c’est de vous voiler la face en mettant DSK sur un piedestal alors que ni vous ni nous ne savons ce qu’il a réellement fait. Ok pour dire qu’il soit traité médiatiquement avec plus de discression, mais ok aussi pour attendre de savoir ce qui s »est réellement passé.
    Mais , n’est ce pas le propre des gens célèbres de savoir s’exposer aux regards du monde et d’en assumer les conséquences??
    Je note par ailleurs que, pour une raison qui vous appartiens, vous n’avez pas daigné publier la longue lettre que je vous ai éctit vendredi soir en réponse à votre bloc-note publié dans le point. Dommage, ceci n’est pas vraiment une tribune libre…
    Cordialment

  • Jean-Michel PANOFF dit :

    Le courage de Monsieur Levy est simplement exemplaire.

  • Peter Von Brüstle dit :

    Une leçon d’humanité…

    L’éclairage de cette affaire dont le fond ici n’est pas le propos, oblige à reconsidérer la vision des éléments apparents, sur l’impact particulièrement singulier et révélateur de cette tragédie humaine, politique et sociale sans précédent.

    Ces événements d’une portée inconcevable, sont amplifiés par le profil de la personnalité et le statut de Dominique STRAUSS-KHAN, par les enjeux politiques internationaux, les intérêts financiers ainsi que par la pression médiatique et l’opinion publique.

    La moindre tentative de réflexion cohérente est ensevelie sous une avalanche d’intérêts politico-judiciaires, brouillée par des informations contradictoires avec la surenchère des médias et heurtée par les sensibilités exacerbées des différents courants populaires. Il n’est pas question ici de débattre de manière utopique et prématurément sur la culpabilité ou l’innocence de Dominique STRAUSS-KHAN ni sur le drame vécu par sa présumée victime. Il apparait qu’au delà de l’homme et de l’anéantissement qu’il traverse, s’inscrit un agent révélateur sur notre monde et sa dérive, beaucoup plus édifiant.

    A la lumière des événements, une leçon magistrale s’impose sur le plan humain pour Dominique STRAUSS-KHAN. Celle de sa réalité personnelle dépouillée de tous les frasques du pouvoir, de l’argent et du paraître.

    Un abîme sépare les photographies (celles, prises avant le choc médiatique de l’affaire du Sofitel de New York dans le cadre de ses fonctions officielles, plateaux télévisés, meeting et autres prestations publiques de représentation qui ne dégagent qu’une image convenue, superficielle et transparente), avec celles de son arrestation, profondément traumatisantes parce que criantes de vérité sur la fragilité humaine et où l’on voit pour la première fois le vrai visage de Dominique STRAUSS-KHAN. Non pas le visage d’un coupable ou d’un innocent, mais celui de l’homme dans sa vérité intérieure lorsqu’elle contraint l’humilité d’exister à se rapprocher de l’authenticité de soi-même.

    Lorsque l’épreuve foudroie l’existence même des grands de ce monde, elle a le pouvoir implacable et salvateur de leur faire reposer les pieds sur terre, de les rendre « humains » et de leur donner cette vérité d’être dans le regard qu’aucun pouvoir au monde ne sait conserver. Parce que le pouvoir au service de l’égo est la contre-vérité de l’essence spirituelle de l’homme.

    Pour l’heure, Dominique STRAUSS-KHAN est seul à savoir avec sa présumée victime, s’il est coupable ou innocent. Mais au delà des investigations judiciaires et comptes dont il va avoir à débattre avec la justice des hommes, ce virage à 180° de sa vie est la clef d’un enjeu personnel pour l’homme qu’il est, infiniment plus important.

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la vie en le foudroyant vient de lui faire un cadeau inestimable. Celui de lui permettre d’ouvrir les yeux sur ce qu’il est, le monde dans lequel il vit, et vraisemblablement quitter un chemin qui n’était pas le sien pour revenir à sa réalité personnelle, quelle qu’elle soit. Toute épreuve est salvatrice dès lors qu’on sait en tirer les leçons, même si le prix à payer pour comprendre semble exorbitant.

    Mais que personne ne s’y trompe, la leçon vaut pour chacun de nous, à commencer par ceux qui jugent et condamnent avant l’heure, sur la seule foi aveugle de ce que l’on veut bien donner en pâture à leur ressenti, à leur frustrations intérieures et à la misère morale de leur vie…

  • raphael dit :

    C’est très bien de défendre un principe ! Je suis tout à fait d’accord avec vous.
    Cependant je vous ai déjà entendu dire, en d’autres circonstances, « la présomption d’innocence j’ai parfois tendance à la négliger ». Ce sera mon seul reproche. Certes, et je l’ai bien précisé il s’agissait d’autres circonstances, mais lorsque l’on défend un principe, ne faut-il pas le défendre à tout prix ?

  • Patty Pengally dit :

    Merci Bernard de votre courage et votre sens de la vérité et de l’amitié. La bataille sera longue et dur et ‘l’affaire DSK’ ne sera qu’un volet. L’hypocrisie des Etats Unis face au sexe n’est qu’a son début – ce sera le nouveau ‘witch hunt’ du debut du 20 siecle. Je vois des parallels avec l’affaire Oscar Wilde – on utilise le sexe comme point de faiblesse pour trainer un grand homme dans la boue, par jalousie, par desir de revanche, puisque l’humiliation assoive les passions des frustrés.

  • Florence dit :

    Bonjour,
    Je continue de penser, malgré les pseudos-preuves de ce jour (24.05) qu’il est innocent et qu’un complot a été monté contre lui pour le détruire.

    Voici ce que j’ai pu lire sur un site :

     » Certains se demandent comment DSK qui en principe partisan du mondialisme pouvait être lâché par les américains qui sont du même camp que lui !
    L’erreur a été de confondre l’impérialisme Américain et le mondialisme. Les américains veulent dominer le monde, c’est à dire en aspirer toutes les richesses naturelles mais ne sont certainement pas prêts à abdiquer leur souveraineté nationale, ils veulent continuer à exister en tant que nation et en tant qu’empire.
    Le Mondialisme ne les intéresse que dans la mesure où il permet à leurs firmes de s’implanter à l’étranger.
    On peut dire la même chose de pays comme l’Angleterre ou la France, ils sont prêts à faire quelques concessions mais certainement pas à abdiquer.
    Le fait que beaucoup de mondialistes acharnés occupent des postes à responsabilité ne signifie pas pour autant que le pays est prêt à s’annihiler sur l’autel d’un gouvernement mondial.

    C’est pourtant ce qui attend les USA, ils sont au bord de la cessation de paiement, seule la planche à billet leur a permis de garder la tête hors de l’eau. Le problème c’est que l’argent qu’ils impriment est fourni par un consortium de banques privées, la réserve fédérale, il s’agit d’une dette et le 16 Mai la limite maximale d’endettement a été atteinte !!!
    (Cherchez l’erreur, DSK arrêté le 15 Mai, comme par hasard ! )

    Par un jeu d’écritures comptables, ils peuvent encore tenir jusqu’au 2 Aout, après c’est la fin, les USA ne seront lus solvables, ils ne pourront plus imposer de matières premières et de marchandises ce sera l’anarchie. C’est ds ce contexte que le FMI avait mis au point les bases d’un nouveau système financier international basé non pas sur le dollar, mais sur les droits
    de tirages spéciaux, les DTS, en clair le FMI allait émettre sa propre monnaie à la place du dollar, un prélude à la monnaie globale unique.

    C’était DSK qui était chargé de mettre au point ce système, c’est donc ce qui motive son extraordinaire arrestation pour des faits dont il était coutumier et dont il n’avait jamais été réellement inquiété…… »

  • MichelGabriel dit :

    @ BHL -> Merci d’oser vous opposer au tsunami d’immondice déversé sur l’honneur d’un homme.

    NB : Les premières victimes de cette affaire sont les familles respectives de la plaignante et l’accusé.

    A ce jour, la plaignante n’est pas victime.
    Elle fait l’objet du programme de protection, non pas des victimes mais des témoins.
    Son travail et son image sont bien à ce jour protégés et préservés.

    A ce jour, l’accusé, Mr DSK est déjà victime.
    Il a dors et déjà perdu sont travail.
    Ses projets politiques et présidentiels sont réduits à néants.
    Il est humilié et assassiné médiatiquement au niveau planétaire.
    Sa famille est détruite, je pense à sa femme, ses enfants, ses proches submergés par un tsunami de vomissures haineuses.

    Récupérer à des fins politiques une affaire criminelle privée en cours d’instruction en dit plus sur les auteurs de tel propos que sur l’affaire DSK.

    Aussi, les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet, comme ceux de B. Debré et tant d’autres sont obscènes, vulgaires et irresponsables.

    En effet, cette affaire est explosive et source d’affrontement communautaire :

    La plaignante est une femme noire, musulmane, pauvre, travailleuse.

    L’accusé est un homme blanc, juif, riche, financier et rentier…

  • Emmanuel MOREAU dit :

    Monsieur Levy,

    Votre analyse est subtile et simplement issue d’une logique imparable (si tant est que la logique puisse être une notion d’exactitude). En tous cas, je partage votre point de vue concernant le traitement auquel DSK a eu droit. Sans que la justice n’ai encore fait son travail et que les investigations soient réalisées l’homme a été mis à mort médiatiquement et dégradé humainement. La forme est injuste et éloignée de certaines notion basiques afférentes aux droits de la personne. Personnellement je suis très choqué par toutes ces théories et ces versions que divers individus se permettent de brandir avec verve alors qu’ils ne font que supputer… J’imagine que cette affaire est complexe mais je crois qu’elle est simple ! La seule vraie question est de savoir si un jour les médias auront le droit a la vérité.

    Bien à vous et … défendons le principe !

    EM

  • NAHON Danièle dit :

    Je me suis déjà exprimée sur votre blog à ce sujet en faisant part de mon scepticisme face à une présumée victime qui, avec 30 ans de moins que son présumé agresseur, une taille de 1,80m soit 2 têtes de plus et une certaine sveltesse alors que DSK a de l’embonpoint, n’a pu réussir à échapper aux sollicitations de M. STRAUSS-KAHN.
    D’autre part il y a quelque chose de dérangeant également du côté du SOFITEL : le Directeur de cet Hôtel qui occupe ce poste seulement depuis 6 mois n’a pu prendre seul l’initiative d’appeler la police sans l’accord de sa hiérarchie à Paris. De qui cette dernière a-t-elle obtenu le feu vert car elle aussi a dû en référer, DSK étant le 7ème homme le plus puissant de notre planète. Ce qui expliquerait l’heure et demie entre les faits et l’appel au 911.

  • Patty Pengally dit :

    Merci Bernard de votre courage et votre sens de la vérité et de l’amitié. La bataille sera longue et dur et ‘l’affaire DSK’ ne sera qu’un volet. L’hypocrisie des Etats Unis face au sexe n’est qu’a son début – ce sera le nouveau ‘witch hunt’ du debut du 20 siecle. Je vois des parallels avec l’affaire Oscar Wilde – on utilise le sexe comme point de faiblesse pour trainer un grand homme dans la boue, par jalousie, par desir de revanche, puisque l’humiliation assoive les passions des frustrés.derniere minute : Affaire DSK: Du sperme de l’ex-directeur du FMI aurait été retrouvé sur le chemisier de la femme de chambre

  • Laurent F. dit :

    Belle plume, belle sensibilité et grandeur pour ce qui devrait servir de référence à tous. Merci du courage que vous avez à tailler dans la masse grouillante et fétide de la calomnie, merci de donner toute sa noblesse au sentiment de justice. Espérons que vous ferez des émules.

  • Amerika dit :

    Avons-nous bien compris la conclusion de cet article de BHL en colère contre certains propos diffamatoires à l’encontre d’un individu inculpé de viol et au nom de la présomption d’innocence (donc présomption de culpabilité de celle qui l’accuse)? Que signifie « faire taire les braillards » en termes concrets? J’aimerais beaucoup que monsieur BHL nous réponde sur ce sujet car sinon nous serons obligés de considérer sa position non seulement comme une critique du système judiciaire américain mais également comme une critique de la démocratie qui implique la liberté de la presse et la liberté d’expression, qu’elle soit celle des médias ou du simple citoyen. Qu’est-ce dire, cette révolte contre certains commentaires et certaines photographies? Que compte faire monsieur BHL? Censurer la presse? Censurer les journalistes, Interdire les photographies, les blogs, internet et les réseaux sociaux? Comme certains commentaires sur ce site qui n’abondent pas dans son sens? Comment, autrement que par des mesures dictatoriales, pourrait-on faire taire la clameur populaire à laquelle d’ailleurs le philosophe participe au premier chef? Et quel despote décidera de ce qu’il est bon de dire et de ce qui n’est que « braillage »?
    Oui, DSK fait l’objet d’une attention médiatique plus soutenue que n’importe quel anonyme, et en cela il n’est pas sur le même pied d’égalité que tout un chacun devant les médias (et non la loi), mais c’est un fait et c’est une chose qu’on ne peut calculer ni régenter, en pays libre. C’est la notoriété, la position de pouvoir et de responsabilités exceptionnelles de l’homme en question qui appellent à juste titre une attention si passionnelle et intransigeante. C’est le moindre prix à payer pour le pouvoir qu’on lui accorde, la moralité qu’on lui prête, toujours en pays libre. L’intérêt que nous portons aux faits et méfaits d’un personnage n’est que proportionnel au statut et au pouvoir que nous avons accordé à ce personnage ou que ce personnage s’arroge.
    Oui le monde se récrie doublement quand un homme qui a la prétention de présider l’institution du FMI comme peut-être la France s’avère suspect de crime. Oui nous tolérons moins que pour quiconque qu’il ne se conforme pas à la moralité qu’il prétend incarner et qu’il doit incarner pour mériter les immenses privilèges qui lui sont accordés. Si monsieur DSK souhaitait moins de publicité, il n’avait qu’à renoncer d’abord aux statuts et aspirations de prestige qui impliquent une telle notoriété, une telle visée médiatique. En cela, je suis d’accord avec le philosophe : le traitement de DSK n’est pas le même que celui du simple badaud, on l’observe davantage, on exige plus de lui, on se révolte davantage de sa possible culpabilité, et parce qu’on est libre de s’exprimer on va jusqu’à l’incriminer ou le déculpabiliser sans preuves (privilège de la libre expression démocratique qui enivre jusqu’à certains philosophes qui en ont perdu leur impartialité et leur sagesse), (du reste, n’exagérons rien : aucun média sérieux n’a qualifié fermement DSK de coupable et aucune photo d’homme menotté ne signifie pour un Américain une culpabilité systématique puisque cette pratique est courante chez eux et donc loin d’être aussi choquante et significative que pour le citoyen d’un pays où on cache les choses); mais monsieur BHL oublie de mentionner que ces inconvénients qui vont avec le statut des puissants sont largement contrebalancés par quelques autres privilèges… Le présumé innocent, qui est aussi un solide inculpé, peut s’offrir la liberté sous caution que le pauvre n’obtiendra jamais, la prison dorée aux coûts faramineux qu’on connaît, les meilleurs avocats au monde et… possiblement l’achat du silence de son accusatrice, c’est-à-dire, sa libération. Monsieur BHL, on ne vous entend pas sur ce « deux poids, deux mesures » dont joui également votre ami soi disant accablé d’injustice. Sa culture, son intelligence, son travail et son talent politique lui valent bien ces avantages, direz-vous, et je serai d’accord, à condition de ne pas oublier les responsabilités que cette ascension méritée implique aussi, les inconvénients des avantages en d’autres termes. Tout s’équilibre, finalement. Et tout ce qui se développe autour de cette histoire depuis plusieurs jours est totalement logique, naturel et sain. En dehors de la justice des hommes il existe une justice immanente qui redonne à chacun exactement ce qui lui est dû, en fonction de ses actes et positions passées, conscientes ou inconscientes, révélées, présumées, affirmées, médiatisées ou non. Certains sages parlent de Karma. Certains psy d’éléments refoulés qui nous reviennent sous forme de destin. Si une telle justice existe, la terre américaine, avec sa transparence, sa liberté et son obsession démocratique est sans nul doute celle qui l’entrave le moins, elle encore si rétive aux structures idéologiques ou étatiques. Et c’est pourquoi elle choque et c’est pourquoi elle plaît. Elle dérange certains… qui veulent faire taire les braillards comme on étouffe en vain un inconscient plein de vérité et de liberté.

  • Cerise345 dit :

    Merci à M. Lévy pour cette courageuse prise de position.
    Avant cette affaire, je n’avais déjà pas une bonne opinion de la justice américaine. Maintenant, elle me fait horreur. Ce n’est qu’un épouvantable rouleau compresseur, où l’on prend en otage la réputation des gens, et où tout finit à coup de « bargain » sordide. Mais qu’est-ce qui dédommagera DSK pour ce qu’il a subi?
    Il est toujours intéressant de « rembobiner » l’histoire d’un pays, pour voir d’où il vient. Pas si loin de nous, aux USA, je vois Sacco et Vanzetti, les époux Rosenberg, les « strange fruits » du Sud, et encore tout récemment Obama s’écriant « justice est faite », parce qu’il a fait exécuter Ben Laden. On aurait aimé un procès et une condamnation de Ben Laden, pas un largage aux poissons.
    Non, il n’y a dans cette parodie de justice américaine qu’une violence inouïe. Je n’oublierai jamais cette image de DSK traîné comme un trophée à Harlem, et qui faisait quand même face avec panache aux caméras du monde entier…

  • DUJARDIN Thierry dit :

    Aux Etats Unis , la justice est égalitaire,pour tout le monde au départ.Donc Dsk , a été traité comme tout le monde la bas.Ce qui change c est qu’en France, une telle affaire aurait été étouffée.Mais ne vous inquiétez pas Dsk , avec son argent et celui de sa femme, qui dans cette histoire , a sa part de responsabilité, achètera,la plus petite des peines de prison.Cette affaire aura , au moins le mérite , de voir que nos gouvernants ne méritent pas leurs mandats électoraux. A droite ou a gauche , c est pareil, ils affichent leur mépris pour les gens d’ en bas . Cela fait longtemps que l opinion publique aurait du se réveiller.
    C est le manque d amour qui est à la base de tout cela.Penser un peu plus aux autres et un peu moins à soi meme . DSK a été rattrapé par ses démons mais beaucoup de politiques en France, devraient etre en prison et inéligibles à vie.Des serviteurs indignes , qui pillent ou ont pillé la maison ;notre paysage politique en est rempli.

  • massy marine dit :

    Je suis soulagé que DSK soit  » libre » si on peut appeler cela une « libérté » et je jure
    que jamais je ne mettrai les pieds chez ces fous d’américains on dirait des chiens enragés qui attendent le premier os à se méttre sous la dent ! si un américain avait subi le même traitement chez nous il y a longtemps qu’on serait sous les bombes ! mais nous en france on traite les gens avec dignité et on réspécte la présemption d’innocence contrairement à ceux qui prétendent être les gendarmes du monde ! avec un simple coup de fil DSK s’offrait la plus bélle prostituée de new-york alors pourquoi se fourvoyer avec cétte femme ? si elle est si irrésistible elle ne serait pas femme de ménage ! je be crois pas une seconde à la culpabilité de DSK et je regrette que la france ne soutienne pas un compatriote lorsqu’il travérse un enfer pareil …courage monsieur DSK vous êtes un grand homme vous sortirez vainqueur .

  • Danny Thomas dit :

    Quand je lis le commentaire de massy marine, je vois bien que BHL a raison. Il n’y a « qu’une urgence face à ce drame: faire taire les braillards. »

  • tania dit :

    Bravo Monsieur Lévy pour defendre Dominique Strauss-Kahn. Merci pour ce que vous avez écrit. Je suis entierement d’accord avec vous. Cette chasse a l’Homme est détestable d’autant plus que sa culpabilite n’est pas prouvée. Moi je suis convancue qu’il est innocent et n’a pas fait ce qu’on lui reproche. Je ne crois pas a ce viol. Je suis indignée de tous ceux qui lui dépeint comme un monstre, qui l’humilient pour plaisir d’humilier qn pour se sentir plus importants, de tous ces medias et “experts” qui ont déja fait leur jugement et ne veulent rien entendre, de tous ceux qui pensent du prix de cette maison sans penser du prix qu’il doit payer sans être coupable, de cette martyre qu’il doit endurer. C’est impensable et inhumain. Pourquoi ils croient cette femme et pas DSK qui est un homme admirable, pourquoi ils oublient si vite tous ce qu’il a fait pour la France et pour le monde? Tout ça sent evidemment d’un piège et d’un désir de savourer la chute et humiliation de qn avec qui on ne pouvait pas concourir honnêtement. Mon connaissance du francais me manque pour dire tout ce que je voudrais. Courage monsieur Dominique Strauss-Kahn, je vous admire

  • MELLUL dit :

    Oui je suis féministe. Et oui, je suis pour la présomption d’innocence.
    Je défends chaque jour des femmes victimes de toute forme de violence, y compris sexuelle. J’ai TOUJOURS leur entier dossier entre les mains.
    Or, dans ce dossier, la présumée victime ne s’est pas encore véritablement exprimée, la défense, pas du tout. Il faut juste s’armer de patience avant de prendre radicalement position.
    Notre féminisme ne doit pas nous mener à de l’extrémisme, et à la condamnation primaire par la vindicte populaire d’un individu avant même qu’il ne soit jugé, parce qu’il est homme, et puissant.
    Ces accusations extrémistes dénaturent le combat noble contre la violence faite aux femmes.
    Yael Mellul

  • massy marine dit :

    Je trouve également navrant que l’on se focalise de la sorte sur la fortune du couple DSK / SAINCLAIR ils sont riche et alors ??? ils n’ont rien volé à personne ! ils n’ont abusé de personne ! madame a hérité de sa famille ou est le mal ? cet homme a passé sa vie au service de la france et du monde si il est bien payé ou est le probléme ? pour jouer au ballon d’autres touchent 10 fois plus là par contre personne n’y trouve à redire …quand aux stars de cinéma qui roulent sur les millions sans trop se fatiguer là aussi quoi de plus normal !!! en tous cas au jour dernier auquel nous sommes tous condamnés mr dsk lui au moins il pourra dire au seigneur  » j’ai fait ce que j’ai pû » contrairement à d’autres ! et mr debré je l’aimais bien mais maintenant je le détéste . soutenons nos compatriotes même si la pérféction ne fait pas partie de ce monde

  • Chantal HM dit :

    A mesure que passent les jours, l’effet de sidération se dissipe et « l’affaire » devrait s’éclaircir avec nos jugements et nos passions qui s’apaisent. Mais décidemment, je n’arrive pas à dormir en paix avec cette histoire. Contrairement à ce que tout le monde dit (contre tout le monde qui dirait le contraire), c’est bien seulement la plaignante que l’on a entendue, non ? Je souscris complétement à ce vous dites, Monsieur BHL., nous sommes dans un renversement sociologique totalement irrationnel et l’énormité de la « chose » nous précipite dans des zones de « l’impensé » qui me terrifient. Pour moi, pour l’instant, c’est Monsieur DSK qui est la victime, sa famille, le FMI, les économies des pays émergents et peut-être la France (donc nous) qui avaient et auraient pu avoir à leur tête un homme capable de les tirer vers le haut… Car, enfin, nous ne pouvons pas nier qu’il est traité comme un criminel hautement dangereux. En effet, il devait devenir très menaçant, mais pour qui ? Pour les femmes ? je n’en crois rien.

  • mimi dit :

    je m’insurge sur les médias pour le non respect de la vie privée !! DSK a loué une maison pour 35 000 €/mois et alors ? croyez vous que DSK en tant que président du FMI gagnait le SMIC ??? il a les moyens et qu’il profite de ses moyens !! … je m’insurge sur ce que disent les médias et tous leurs blas-blas… à mon sens, aujourd’hui 29 mai DSK est toujours présumé innocent!!.. allez les médias battez d’autres chemins !!..

  • mimi dit :

    s’il est vrai que cette femme de ménage ait été obligée de faire une fellation, pourquoi ne l’a t’elle pas mordu pour prouver son innocence ???… question sans aucun doute à bas prix mais …

  • Luca dit :

    J’espère pour M. DSK que ses avocats arrivent à utiliser cette absurde justice américaine à sa faveur.
    Il y a plusieurs cas de personnes innocentes qui ont tout de même été condamné par ces fous.
    Actuellement je suis entrain de suivre (depuis longtemps) le cas de David Camm qui a été jugé coupable du meurtre de sa femme et de ses 2 enfants, même s’il est évident qu’il a pas commis les dites crimes. Il a déjà été jugée 2 fois e ses 2 jugements ont été anulés sur recours et il va être prochainement jugée une 3e fois: le Procureur USA veut à tout prix le faire de nouveau condamner.

  • Leblanc Gilberte dit :

    Excellente défense! Plaidoyer d’un avocat extrêmement talentueux, cet article penche tout de même en faveur de l’ami dont il est insupportable d’observer la mise à mort. J’aurais certainement fait pareil dans la même position, hormis l’excellence de la plume bien évidemment! Nul doute que vous souffrez vous-même inténsément. J’espère pour tous que « le crime » n’a pas été commis, sinon que seriez-vous obligé d’écrire, cher Monsieur Lévy?

  • Luca dit :

    Moi je continue à penser dans le fond de moi – même que M. DSK est innocent.
    S’il ne le serait pas il a été 2 fois stupide: 1. faire cette chose là avec une pesonne pas consentente et qui risque de perdre son travail même si quelqu’un lui offrirait 1000$ pour faire du sex. 2. téléphoner de l’aéroport pour savoir comment les choses sont entrain de se developper (et pas pour son Natel).
    Mais moi j’espère qu’il soit innocent.

  • CECILE dit :

    Monsieur,
    J’admire vôtre conception de l’amitié et plus que jamais, vous avez mon soutien, dites à Madame SINCLAIR qu’elle n’est pas seule !
    Je vous remercie d’être là pour eux et chapeau pour « ce coup de gueule » qui avait sa place dans ces mauvais moments que traversent la famille STRAUSS KHAN.
    Si Monsieur Dominique STAUSS KHAN avait commis, ce qu’on lui reproche, biensur qu’il devra rendre des comptes, mais si c’est cette femme qui a inventé cette histoire pour le nuire, j’espère aussi, qu’elle paiera fortement.
    Soutenez-les, ils ont nôtre soutien !

  • Pierre DESBULEUX dit :

    et un commentaire, ultime: le mot présumé a deux sens et il prend l’un ou l’autre selon sa place, devant ou derrière le mot qu’il accompagne. monsieur Lévy parle de la  » présumée victime » de monsieur Strauss Kahn et non de la victime présumée ; cette très subtile distinction permet de mesurer l’opinion qu’il a de cette femme…
    une question aussi à saldae69 : comment justifier l’espace temps qui s’écoule entre le moment où madame Diallo est victime, présumée…, et celui où son tourmenteur, tout aussi présumé, sera(it) déclaré coupable des actes qui lui sont reprochés ? La douleur et l’humiliation sont là, quoi qu’on pense ou qu’on y fasse. Il est des raisonnements qui, dans le chef de monsieur Lévy ou beaucoup d’intervenants ne tiennent que si on accepte de faire abstraction de la personne même de la victime ce qui, PAR PRINCIPE est inacceptable

  • Pierre DESBULEUX dit :

    à lire tout ce qui précède, j’ai enfin compris pourquoi le monde est pétri d’iniquités.
    Les Lumières ne sont plus là pour vous entendre, du fond des siècles, Socrate redemande de la ciguë , Avicenne et Sénèque… regrettent d’être nés et d’avoir inspiré qui Descartes, qui Kant et tous ceux de leur multiple pensée… Il faut être fou pour être sage, fou et dans le même temps vivre au passage mais n’est pas fou qui veut ni fou qui se croit sage

  • Odile dit :

    Un scénario grotesque, un gavage de commentaires nauséabonds construits sur du vent, un étalage de photos humiliantes, une hystérie collective, une mise à mort impitoyable d’un homme accusé sans preuve, un racket « légal » de plusieurs millions de dollars, la vertu qui peut se monnayer, le manque de pudeur à passer au crible la fortune d’Anne Sinclair, un Président de la République qui trouve cette affaire tellement triste qu’il ne peut prendre position …

    Et enfin, mon message :

    … Prends-moi en pitié, ô Dieu, car des hommes veulent me dévorer, sans relâche, l’adversaire me harcèle. Sans relâche, mes ennemis sont haletants (après moi), car nombreux sont ceux qui me combattent, ô Dieu suprême ; le jour où j’ai à craindre, c’est à toi que je me confie. Grâce à Dieu, je puis célébrer son arrêt ; en Dieu j’ai confiance, je ne crains rien : que pourrait la créature contre moi ? Constamment, ils empirent ma condition ; toutes leurs pensées ont pour but de me nuire. Ils se concertent, se mettent à l’affût, observent chacun de mes pas ; on dirait qu’ils guettent ma vie. Pour cette injuste, rejette-les ; avec indignation jette à bas ces peuples. Veuille compter, toi, mes courses vagabondes, recueillir mes larmes dans ton urne, oui (les consigner) dans ton livre !
    Alors, mes ennemis, lâchant pied, reculeront, au jour où je t’invoquerai : je sais bien que Dieu est pour moi.
    … En Dieu, j’ai confiance, je ne crains rien : que pourrait l’homme contre moi ? A moi, ô Dieu, d’acquitter mes vœux envers toi : je te paierai des sacrifices de reconnaissance. Car tu as préservé mon âme de la mort, et –n’est-ce pas ?- mes pieds de la chute, de sorte que je continue à marcher devant Dieu, dans la lumière qui éclaire les vivants.
    (Psaume de David #56 – Pour un détenu)

  • Laurent F. dit :

    La vérité commence à paraître…
    Bravo à tout ceux qui sont restés lucides dans cette affaire et merci à BHL d’avoir ouvert ce lieu d’expression.

  • massy marine dit :

    Maintenant que DSK a présque tout perdu que risque la femme de chambre ??? de faire son emploi de bonne au sofitel ??? ho la la quélle pérte ! l’innocence de DSK n’a jamais fait le moindre doute non mais vraiment vous comment l’imaginer entrain de courir apres une femme de chambre à midi ??? sachant qu’il avait son avion à prendre et un dejeuner avec sa fille moi je n’ai jamais douté de son innocence ce qui me chagrine c’est qu’il ne retrouvera jamais ce qu’il a pérdu et que élle , finalement n’aura rien pérdu et je vous parie ce que vous voulez qu’elle va négocier à prix d’or toutes ses déclarations , photos , etc…la cupidité humaine me révolte et me souléve le coeur heureusement que dans son malheur il a pû comper sur l’amour inconditionnel de son admirable épouse et ses amis

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