Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Sa biographie

2001

2000 à 2004

thumbs_bhl-massoudBernard-Henri Lévy publie « Les Damnées de la guerre », série de reportages en Angola, au Sri-Lanka, au Burundi, en Colombie et au Soudan qui paraissent dans Le Monde, le Corriere della Sera, el Mundo de Madrid. Ces cinq reportages vont devenir un livre intitulé « Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire », publié en septembre 2001. Les textes originaux sont enrichis de notes, portraits, confidences, réflexions sur la guerre et la littérature, ainsi que de fragments autobiographiques. Cet ouvrage est salué par la presse parisienne, régionale et européenne comme un des grands livres engagés du début du XXIème siècle.

Les évènements du 11 septembre donnent à ces réflexions une actualité encore plus brûlante. Fidèle à l’engagement pris, au moment de la guerre de Bosnie, d’être aux côtés de la Serbie lorsqu’elle s’éveillerait de son cauchemar totalitaire, il produit le film de Goran Markovic, « Serbie année zéro ».

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