Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Séminaire de la Règle du Jeu : « Hongrie : comment la “démocrature” s’installe? »

La Règle du Jeu

hongrie_seminaire-1024x358C’est l’un des mécomptes de l’ère postcommuniste : la Hongrie, l’un des pays les plus florissants de l’ex-bloc de l’Est, après une transition démocratique plutôt réussie, s’éloigne chaque jour des standards de l’Etat de droit. Sous l’influence de son vigoureux premier ministre, Viktor Orban, elle désapprend la démocratie : démantèlement des systèmes de protection sociale et muselage des médias critiques, surenchères populistes et anti-intellectuelles du gouvernement, mise au ban d’écrivains jugés insuffisamment « patriotes » : face à ce consternant spectacle, les commentateurs restent assez divisés. Les uns semblent s’affoler et redouter le retour du fascisme, les autres inclinent à une étrange banalisation de cette reprise en main, en arguant du passé de dissident du premier ministre. Qui croire ? C’est pour y voir plus clair que la Règle du Jeu a décidé de rassembler les meilleurs connaisseurs du monde magyar. Parmi eux, le grand écrivain György Konrád, membre de la rédaction de la Règle du Jeu. Depuis Budapest, où il réside, il nous expliquera pourquoi il a pointé récemment une dérive vers la « démocrature ». Une chose est sûre : la Hongrie, qui pouvait jusqu’ici se prévaloir d’un triple A démocratique, risque de le perdre définitivement. A moins d’un sursaut des consciences !

Alexis Lacroix

La Règle du jeu vous invite à un séminaire sur le thème :

Hongrie : comment la “démocrature” s’installe?

Avec :

Jacques Rupnik, universitaire spécialiste de l’Europe centrale, directeur de recherches au Ceri-Sciences-Po,
Pierre Kende, essayiste politique, spécialiste des pays d’Europe centrale et de l’Est, cofondateur de l’Institut pour l’histoire de la révolution hongroise de 1956, collaborateur de la revue Commentaire,
Et la participation spéciale, via Skype, de György Konrád, écrivain, essayiste, ancien dissident, lauréat 2001 du Prix international Charlemagne, membre du comité éditorial de La Règle du Jeu.

Un débat animé par Alexis Lacroix

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE

Les séminaires de la Règle du jeu

Tous les dimanches à 11h

Au cinéma Saint-Germain-des-Prés
22 rue Guillaume Apollinaire
Paris 6ème
Métro : Saint-Germain-des-Prés

Renseignements : redaction@laregledujeu.org

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