Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Sakineh: la mobilisation s’amplifie (Lettre à Bernard-Henri Lévy du Ministre de l’Égalité du gouvernement espagnol)

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bibiana aido almagro Cher M. Lévy,
Je vous écris au sujet de votre article “Salvad a Sakineh” publié au journal El País le 29 août dernier dans lequel vous demander à la société Espagnole de s’engager d’avantage dans la lutte contre la lapidation de Mme. Sakineh Mohammadi Ashtiani.
Je voudrais, tout d’abord, remercier votre engagement envers la défense des droits humains et plus spécifiquement la lutte contre la violence qui s’exerce envers les femmes.
Le Gouvernement Espagnol, le 3 septembre dernier, lors du Conseil de Ministres, a diffusé une déclaration qui recueille sa volonté de soutenir une action concertée face aux autorités d’Iran pour que Mme. Ashtiani ne soit pas exécutée. C’est dans ce sens ci que le Gouvernement espagnol a déclaré nombreuses fois son support aux démarches diplomatiques que la Présidence de l’Union Européenne, sous la direction de la Haute Représentante pour la Politique Extérieure et de Sécurité et Vice-présidente de la Commission, Catherine Ashton.
De la même manière, avec cette déclaration, le Gouvernement Espagnol a fait un appel au Gouvernement Iranien pour qu’il respecte les compromis internationaux issus du Pacte International des Droits Civils et Politiques dont l’Iran est signataire, lui encourageant à éliminer la lapidation de sa législation ainsi qu’à ratifier la Convention contre la Torture.
Pour finir, je voudrais réitérer la position ferme du Gouvernement Espagnol envers les Droits Humains et contre la peine de mort. Comme vous le savez certainement, le Président José Luis Rodríguez Zapatero est à la tête d’une initiative pour atteindre un moratoire international en ce qui concerne l’application de toute sorte de peine capitale.
Veiller agréer, cher ami, l’expression de mes salutations distinguées.
Bibiana Aído Almagro.
Ministre de l’Égalité.

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