Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Sakineh/ BHL annonce un nouveau sursis pour Sakineh

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sakineh Mohammadi 2 Ce matin, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Bernard-Henri Lévy, directeur de la Règle du Jeu a annoncé que Sakineh Mohammadi Ashtiani n’a finalement pas été exécutée, à l’aube de ce mercredi 3 novembre, comme des informations concordantes le laissaient craindre tous ces derniers jours. Il a attribué ce sursis à la mobilisation internationale qui, face à la menace, a repris de plus belle. Il l’a également attribué à la pression, qui s’est fait de plus en plus forte au fil de la journée de mardi, de la communauté européenne en la personne, notamment, de Madame Catherine Ashton ; du Secrétariat d’Etat américain avec lequel les défenseurs de Sakineh ont été en contact toute la journée d’hier ; et, enfin, du Président Nicolas Sarkozy qui a fait savoir aux autorités iraniennes qu’il faisait, plus que jamais, du cas de Sakineh une « affaire personnelle », un « test » dans le dialogue avec l’Iran, et que, si l’on devait toucher à « un cheveu » de Sakineh, c’est tout le dialogue avec l’Iran qui s’en trouverait mis en cause. Soulagement. Mais le combat continue. Car l’objectif n’est évidemment pas un sursis, mais la grâce pour Sakineh.

La rédaction de la Règle du Jeu

En voici l’extrait cliquez ici

Un commentaire »

  1. mercie et grace a dieu l éxecution nápas lieu! Mais il faut etre vigilant, cette terrible regime joue avec la feu! Merci a tout vos bonnes travail!

    Commentaire par michail Azarniyouch — mercredi 3 novembre 2010 @ 12:24

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