Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Roberto Saviano : « Que personne ne lève la main sur Sakineh ».

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Roberto SavianoChaque jour, une lettre pour sauver Sakineh.
« La Règle du jeu », « Libération » et « Elle » publient quotidiennement des lettres pour Sakineh. Suite à la tribune cosignée, le 15 aout dernier, par Bernard-Henri Lévy et dix-sept autres écrivains, artistes ou responsables politiques et publiée par « La Règle du jeu » et « Libération », la mobilisation continue pour la jeune iranienne condamnée à mort par lapidation. Aujourd’hui une lettre de Roberto Saviano.

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« La lapider signifierait lancer une pierre sur chaque femme. Cela peut paraître rhétorique, évident, voire faux parce qu’au fond les femmes d’autres parties du monde vivent comme elles veulent et ne savent peut-être même pas qui elle est.
Mais comme ce sont des mots, il nous appartient de les transformer en pierres, frappant ceux qui l’ont condamnée. De façon à finir par être nombreux – et déterminants – à dire, à exiger : “Que personne ne lève la main sur Sakineh”.
Lapidarla significherebbe lanciare un sasso contro ogni donna. Può sembrare retorico, scontato, persino falso, peché in fondo le donne da altre parti del mondo vivono come vogliono e forse nemmeno sanno chi è lei.
Ma poiché queste sono parole è compito nostro trasformarle in sassi, colpendo chi l’ha condannata. In modo da riuscire ad essere in molti – e determinanti – nel dire, nel pretendere: “Nessuno levi la mano contro Sakineh”.

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Un commentaire »

  1. je souhaite de tout coeur que cette femme puisse retrouver ces enfants et ça familles.
    que les autorité iranienne puisse lui a corder le pardon en se mois sacrée.
    je suis arabe et je comprend ça souffrance je crois pas en dieux mais je crois en la vol-entée des hommes espérant que tout se ci aboutiras a une fin heureuse.

    Commentaire par hasnia — mercredi 1 septembre 2010 @ 13:22

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