Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Rencontre de BHL et de son public au Cinéma Saint-Germain: réponse à quelques questions

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AFFICHE L'ESPOIRJe reçois de très nombreuses questions à propos de cet événement que sera le débat de BHL et de ses lecteurs, mardi, à 20h, au cinéma Saint-Germain, 22 rue Apollinaire, à Paris, autour de la question-Malraux.

1. La soirée annoncée autour du film-culte d’André Malraux, L’Espoir, est-elle « entrée libre »? Oui, bien sûr. Dans les limites, comme on dit, des places disponibles. Et en sachant que ce sont des places de cinéma normales, au prix normal des places de cinéma. Mais entrée libre, sans invitations ni passe-droits.

2. Peut-on réserver ses places à l’avance? Oui. Et je vous le conseille. Car le cinéma Saint-Germain est un petit cinéma, 300 places environ, et qu’il sera vite rempli. Je suis à New-York, donc pas très opérationnelle. Mais je suppose que les places peuvent être retirées à la caisse du cinéma Saint-Germain, 22 rue Apollinaire, à Paris ou par téléphone (08-92-68-93-25).

3. Le « verre » annoncé au « Deux-Magots » après la projection et le débat est-il ouvert à tout le monde? Oui, bien sûr. Gratuit? Oui, naturellement. Bernard-Henri Lévy y sera-t-il là, en personne? Oui, absolument. Ce sera comme une autre « Soirée du Flore », mais offerte par le Cinéma et ouverte aux amis, à tous les amis, de Bernard-Henri Lévy, sans exception de nouveau, qui auront suivi le débat et y auront participé.

4. Comment se passera la soirée, concrètement? En deux temps. D’abord la projection de ce film-culte que j’ai moi-même vu il y a longtemps mais que nombre d’entre vous n’ont peut-être pas vu: « L’Espoir » : c’est un film magnifique. Puis un libre débat avec Bernard-Henri Lévy qui répondra à toutes vos questions. Je précise – car Bernard-Henri Lévy me l’a annoncé, par email, avant-hier – que Florence Malraux, la fille d’André Malraux, sera présente dans la salle.

5. Sera-t-il question de Sakineh et Bernard-Henri Lévy nous donnera-t-il les dernières nouvelles dont il dispose ? Je lui ai également posé la question et j’ai eu un email très clair, aussi, à ce sujet. La réponse est encore oui. Le coeur du débat sera, bien sûr, André Malraux, la guerre d’Espagne, l’engagement des intellectuels en général, l’action. Mais Bernard-Henri Lévy répondra à toutes vos questions, je dis bien toutes. Et il sera « more than happy » de vous répondre sur Sakineh. D’autant qu’il aura, en effet, des nouvelles fraiches, donc inédites, sur le sujet.

6. Pouvez-vous relayer cette information à vos propres réseaux d’amis, facebook ou autres? Oui. Faites-le sans hésiter. Etant entendu que, à un moment donné, le cinéma Saint-Germain répondra qu’il n’a plus de place. Alors, la seule chance sera de se présenter, le jour dit, en espérant un désistement de dernière minute.

Liliane Lazar

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