Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Rencontre choc pour la sortie de Pièces d’identité. Portrait de Bernard-Henri Lévy par Christine Angot dans le Point.

Autres Archives, par Liliane Lazar

bhl angotExceptionnel, pour que je vous en fasse part immédiatement. Je viens d’apprendre que Christine Angot préparait un portrait de Bernard-Henri Lévy, à l’occasion de la publication de Pièces d’identité et De la guerre en philosophie, dont je vous ai posté la table des matières.
Ce portrait sera publié dans le Point du 4 février

Un évènement, à n’en pas douter. Une rencontre-choc.
C’est la première fois, à ma connaissance, que Christine Angot fait, pour un journal, le portrait d’un écrivain.
Liliane Lazar

2 commentaires »

  1. Assez inattendue comme rencontre mais pourquoi pas après tout, j’aime les deux protagonistes et j’ai bcp d’admiration pour leur plume respective…

    Commentaire par Jonas — mardi 2 février 2010 @ 18:10

  2. Je suis ravie que cette rencontre ait lieu. Vous êtes vous même un personnage extraordinaire et Christine Angot, un grand écrivain. Ce portrait risque d’être détonnant!
    Je serai au poste, au kiosque, le matin du 4 février pour lire ce que la « nouvelle Marguerite Duras » dit de vous.

    Avec toute mon admiration,

    Nina

    Commentaire par nina — vendredi 29 janvier 2010 @ 17:34

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