Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Nicolas Sarkozy a vu le film de BHL au cinéma (Le Huffington Post, le 5 juin 2012)

Le Huffington Post

slide_230657_1058031_freeRedevenu « un Français parmi les Français », Nicolas Sarkozy rompt avec l’ennui qui l’avait pris depuis son départ de l’Élysée en allant au cinéma voir Le Serment de Tobrouk.

Ce n’est plus dans la salle de projection privée du palais présidentiel mais au « Saint-Germain-des-Prés », dans le VIe arrondissement de Paris que l’ancien président et son épouse Carla Bruni-Sarkozy ont visionné le documentaire de Bernard-Henri Lévy sur la guerre en Libye.

La projection a été suivie d’une rencontre de 45 minutes entre le réalisateur et l’ancien président, dans un café en face du cinéma. Selon le philosophe à la chemise blanche, l’ancien chef de l’État « était extrêmement ému de revoir toute cette histoire telle qu’il l’a vécue, telle que je l’ai vécue, telle que nous l’avons vécue ensemble. Le mot qu’il a eu, c’est ‘émotion’. Le président Sarkozy est cinéphile », a-t-il affirmé.

BHL a ajouté qu’il tenait  » à ce que Nicolas Sarkozy le voie avant sa sortie en salles (prévue mercredi 6 juin, NDLR) parce qu’il en est l’acteur principal ». Le film avait déjà été présenté à Cannes.

Selon lui, « c’est grâce au peuple libyen que la France, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a aidé la Libye à se libérer. Le héros de ce film, c’est le peuple libyen. »

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