Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Manif pour Sakineh : Bernard-Henri Lévy réussit son pari

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bhl jane birkinPrès de 3000 personnes se sont rassemblées, ce dimanche, Place de la République, à Paris, en solidarité avec Sakineh Mohammadi Ashtiani.
La manifestation, organisée par La Règle du Jeu et par l’association Ni Putes ni soumises, a donné lieu à la lecture d’une série de “Lettres à Sakineh” signées de personnalités aussi diverses que Jane Birkin, Valery Giscard d’Estaing, Isabelle Adjani, Ségolène Royal ou Claude Lanzmann.
Un duplex téléphonique avec Tabriz a permis à Sajjad, le fils de Sakineh, ainsi qu’à Houtan Kian, son avocat, d’exprimer leur gratitude aux Parisiennes et aux Parisiens venus dire leur solidarité avec l’Iranienne et leur a permis, aussi, de rappeler que Sakineh vivait, dans l’isolement de son cachot, sous la menace d’une lapidation exécutoire à tout moment.
Bernard-Henri Lévy, directeur de la Règle du Jeu, a annoncé que les milliers de lettres à Sakineh reçues, à ce jour, à la suite de l’appel lancé par Libération, le magazine Elle et La Regle du Jeu, allaient être acheminées jusqu’à Tabriz où elles seront transmises à la famille de Sakineh. Il a également formé le voeu que la pétition lancée par la revue atteigne très vite le chiffre de 200 000 signataires.
“Le pouvoir iranien peut céder, a-t-il conclu. C’est une idée reçue, mais fausse, que de croire que les régimes totalitaires sont sourds à la critique, rigides, autistes. Ils avancent quand on les laisse avancer. Ils cèdent quand on s’oppose à eux et qu’on tient bon. Et c’est pourquoi il faut tout faire pour que la mobilisation continue”.

La Rédaction de la Règle du Jeu.

Un commentaire »

  1. Oui vraiment je suis d’accord, ils s’avancent si nous les laissons avancer,et reculerons si nous nous opposons à eux…SAKINEH je souhaite de tout coeur vous voir avec vos enfants….Je prie chaque jour pour vous…Que DIEU vous protège ainsi que vos enfants…Claire Chalimand Abderrahmine

    Commentaire par Chalimand Abderrahmine Claire — lundi 13 septembre 2010 @ 08:30

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