Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Libye : BHL, hier, lundi, jour de la libération de Tripoli

Autres Archives

BHL BFM 1Les rebelles sont entrés dans la capitale libyenne au lendemain d’une offensive majeure. Bernard-Henri Lévy, qui a été en contact constant avec les rebelles du Conseil National de Transition ainsi qu’avec l’Elysée, s’est exprimé sur BFM-TV. Selon le philosophe, “Tripoli est libéré” et le CNT a l’intention de mener “une transition exemplaire”. Rappelons que Bernard-Henri Lévy a été là à trois carrefours, au moins, de cette étonnante histoire. La reconnaissance du Conseil National de Transition qu’il amène, le 11 mars 2011, à Nicolas Sarkozy. La réception, le 14 avril, du général Younès qui obtient des armes pour le Djebel Nefousa. La visite enfin, le 20  juillet, des chefs militaires de Misrata qui vinrent demander à Sarkozy les armes qui permirent d’ouvrir un nouveau front, à l’est, pour la prise de Tripoli.

Laurence Roblin

Pas de commentaire »

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire