Libération

Qui est Libération ?


Libération est un journal quotidien généraliste national français de presse écrite.

Les dates-clef de Libération

1972 : Jean-Claude Vernier qui anime, avec Maurice Clavel, l’Agence de presse Libération (APL) et qui milite à l’extrême-gauche (la Gauche Prolétarienne), propose à Benny Lévy l’idée d’un quotidien d’informations générales.
1973 : naissance, le 18 avril, sous l’égide de Jean-Paul Sartre mais aussi de  Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier, d’un  journal de quatre pages qui s’intitule Libération.
1974 : Sartre quitte la direction, que prend alors Serge July ; révolution des Œillets, au Portugal.
1981 : suspension le 21 février puis reprise de la parution le 13 mai – le journal solde ses années « gauchistes » et, sous l’influence, notamment, de son nouveau rédacteur en chef, Jean-Marcel Bouguereau, se rapproche d’une position social-démocrate.
1982 : les premières pages de publicité apparaissent dans Libération.
1994 : lancement et échec de Libération 3.
2002 : le journal est à la pointe de la bataille anti Jean-Marie Le Pen, le candidat d’extrême-droite présent au deuxième tour de scrutin de l’élection présidentielle.
2005 : entrée au capital d’Édouard de Rothschild (38,87% du capital).
2006 : départ de Serge July et arrivée de Laurent Joffrin qui quitte le Nouvel Observateur.
2007 : soutien à Ségolène Royal.

Les oeuvres-clef sur Libération

François Samuelson, Il était une fois Libé, Le Seuil, 1979 ; réédition en 2007 chez Flammarion
Jean Guisnel, Libération, la biographie, La Découverte 1999 ; nouvelle édition 2003
Bernard Lallement, Libé, l’œuvre impossible de Sartre, Albin Michel, 2004
Pierre Rimbert, Libération de Sartre à Rothschild, Raisons d’agir 2005.
Éric Aeschimann, Libération et ses fantômes, Le Seuil, 2007.

Libération et Bernard-Henri Lévy

Un rapport générationnel, à coup sûr. Bernard-Henri Lévy n’a-t-il pas été l’ami de Benny Lévy ? Celui de Maurice Clavel ? De qui n’a-t-il été proche dans l’équipe des « anciens », des « vieux de la vieille », de Libé ? Pour la petite histoire notons que lorsque Lévy crée, en janvier 1975, avec Michel Butel, son propre quotidien d’informations générales qui s’appelle L’Imprévu, il a auprès de lui plusieurs des fondateurs de Libé, plusieurs de ses barons. C’est ainsi que Jean-Claude Vernier, par exemple, ce « mao » qui fut, en 1972, avec Benny Lévy et Maurice Clavel, le vrai fondateur de Libé, se retrouve directeur commercial de L’Imprévu. C’est ainsi qu’Antoine de Gaudemar, futur patron des pages Livres du journal, et futur patron de sa rédaction, occupe, à L’Imprévu toujours, le poste, modeste mais essentiel, d’inspecteur des ventes pour la région parisienne. Peut-être est-ce de cela que Lévy se souviendra quand, en 2006, il rejoindra Edouard de Rothschild (pour une part, au demeurant, modeste) au capital du journal. Peut-être pense-t-il plutôt (avec Lévy, avec la multiplicité de ses vies, on ne sait jamais très bien) aux rapports de grande proximité qu’il entretenait avec les parents d’Edouard, Marie-Hélène et Guy de Rothschild. Toujours est-il qu’il entre au capital en 2006 et qu’il entraîne avec lui un groupe d’investisseurs qui vont de Henri Seydoux à l’ancien patron de Canal Plus, André Rousselet, en passant par Pierre Bergé ou par le directeur-fondateur du Mundo de Madrid, Pedro-J. Ramirez. En 2006, il entre aussi au Conseil de Surveillance du Journal, présidé par Agnès Touraine. En 2009, il « suit » l’augmentation de capital proposée par Edouard de Rothschild. Notons, enfin, que, quand une collection de poche réédite le livre de François-Marie Samuelson sur l’histoire de Libé, c’est à Bernard-Henri Lévy qu’on demande de le préfacer.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Libération

« Pourquoi investir dans Libération ? Parce que j’ai confiance en Rothschild. Confiance en Joffrin. Et vous pouvez tourner le problème par le bout que vous voudrez : ça reste l’un des meilleurs quotidiens du matin en Europe » (Francfort, Foire du Livre, allocution devant la rédaction de la Frankfurter Algemeine Zeitung, le 19 octobre 2008)
« L’époque où un groupe d’ex maoïstes inventait l’une des expériences journalistiques les plus originales de l’Europe de la deuxième moitié du XXè siècle » (Mars 2008, préface à la réédition du livre de François Samuelson, Il était une fois Libé, J’ai lu).


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