BHL : «L’Europe est aussi une certaine idée de l’amour», entretien avec le Corriere della Sera pour « Looking for Europe »

Corriere

Bernard-Henri Lévy est à la Une en Italie, et en particulier ce jour dans le Corriere della Sera, à propos de sa tournée européenne qui débutera à Milan le 5 mars prochain. 

Auteur et acteur de « Looking for Europe« , sa pièce engagée contre le populisme ( « une lèpre » qu’il faut combattre, selon ses mots), il dit de la crise européenne dans les colonnes du grand quotidien italien qu’elle est « avant tout le fruit d’une attaque économique. Pour ne pas succomber, il faut encore plus d’Europe ».

Pour l’écrivain et philosophe, l’Union est en danger mais peut être sauvée. Il s’est ainsi lancé dans une nouvelle bataille, en prévision des élections européennes de mai. « Je veux aller de ville en ville pour dire pourquoi l’Union est une bonne idée, la dernière utopie de notre génération, le dernier espoir pour nos pays »

Il lance un défi : « Le peuple contre le populisme. Les gens qui s’unissent contre le populisme qui détruit. C’est ma réponse au Salvini, Orbán, à l’aile Le Pen des gilets jaunes » et s’inquiète de l’action du ministre italien de l’Intérieur : « La ligne Salvini signifie plus de chômage, plus de violence et moins de liberté« , a-t-il déclaré.

« Ces élections sont historiques : le destin du continent peut basculer et je ne veux pas devenir l’esclave de Trump ou de Poutine », poursuit-il. 

Si le gouvernement italien revendique la définition de « populiste » au sens de « qui est du côté du peuple », Bernard-Henri Lévy rappelle : « Tous les démocrates écoutent le peuple. La différence reste que les populistes pensent que, quoi qu’il dise, le peuple a toujours raison. Mais même quand le roi est roi, il y a toujours des lois qui limitent son pouvoir ; Il en va de même pour le Parlement. Des règles régissent son fonctionnement : la souveraineté suppose des contre-pouvoirs. Le populiste dit que le peuple est le seul souverain et qu’il ne doit avoir aucune limite ni aucun contre-pouvoir. Le démocrate est quelqu’un qui exprime le contraire, qu’il faut certes écouter les gens, mais quand ces derniers clament « vivent Hitler », on doit dire non, quand les gens disent « vivent la peine de mort », on doit dire non, quand le peuple dit que les femmes sont des êtres inférieurs – cela est arrivé aussi – il faut dire non ».

Lire la suite de l’entretien en italien :  ici

 

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