Les Tribulations d'un philosophe-roi (Philosophie Magazine, propos recueillis par Martin Legros, décembre 2011 – janvier 2012)

logoDans son dernier ouvrage La Guerre sans l’aimer (Grasset), Bernard-Henri Lévy raconte comment il a convaincu Nicolas Sarkozy de s’engager diplomatiquement et militairement en Libye.

Mais que devient l’intellectuel quand il se métamorphose en agent double? Entretien vérité, propos recueillis par Martin Legros..

philo1« Jusqu’ici je plaidais pour. J’appelais à. Je m’indignais contre: les pacifistes,  les pétainistes, les salauds… Là ce n’est plus le cas. La guerre a vraiment lieu. Et j’ai intérêt à ne pas m’être trompé. » Ainsi s’exprime Bernard-Henri Lévy dans un livre surprenant, La Guerre sans l’aimer. Journal d’un écrivain au cœur du printemps libyen (Grasset). Le philosophe y raconte les dessous de la drôle de guerre qu’il a initiée un jour de février en téléphonant depuis Benghazi au central de l’Élysée pour impliquer la France dans la guerre en Libye. Un « coup » qui va propulser BHL dans une aventure où le cocasse le dispute au tragique : le voilà pendant six mois qui ramène au palais présidentiel les représentants du Conseil national de transition (CNT), qui passe une soirée à élaborer la stratégie avec feu le général Younès et l’état-major français, qui fait remonter les besoins des insurgés en matériel, qui élabore les discours du CNT, qui est tenu informé, au jour le jour, par Nicolas Sarkozy de l’avancée des opérations ou qui rencontre les émissaires de Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi
Ce n’est pas le premier engagement passionné de BHL. Mais celui qui a longtemps rêvé, du Bangladesh à la Bosnie, de se draper dans les habits de Malraux, a manifestement trouvé une occasion d’influer réellement sur l’Histoire. Pour le meilleur ou pour le pire? L’avenir le dira. Après le lynchage de Kadhafi et le retour de l’islamisme, la question est ouverte. Cela justifiait dans tous les cas que nous revenions avec lui sur la légitimité de cette guerre et sur la fonction de l’intellectuel dans une telle circonstance : qu’est-ce qui l’autorise à agir, alors qu’il n’a ni mandat ni compte à rendre? Peut-on être à la fois le conseiller du Prince et le critique des pouvoirs? Élaborer une stratégie et défendre la vérité?
En contrepoint, nous avons demandé à Pierre Hassner, spécialiste des relations internationales engagé comme intellectuel dans de nombreux conflits contemporains, de livrer ses réflexions critiques sur la guerre en Libye et sur le rôle que BHL y a joué. Enfin, nous revenons sur le parcours de six grands philosophes, de Platon à Alexandre Kojève, en charge d’une mission politique. Il ne s’agit pas de faire l’ultime procès de l’engagement des intellectuels. Mais de s’interroger sur ce qui arrive aux philosophes lorsqu’ils se transforment en agents de l’Histoire.

Comment vous êtes-vous retrouvé au cœur de la guerre en Libye?
Bernard-Henri Lévy: Tout est parti d’une image aperçue sur un téléviseur d’aéroport après un reportage au Caire pour Libération. On voyait une foule de manifestants mitraillés par des avions de l’armée de l’air libyenne. Cette image m’a bouleversé. J’ai décidé à cet instant de passer en Libye.

Fin février à Benghazi, vous vous immiscez parmi les dirigeants de la rébellion. Et vous tentez un « coup »…
Kadhafi avait promis d’exterminer les insurgés. Je suis allé les voir. Ils étaient en train de se constituer en Conseil national de transition autour de Moustafa Abdel Jalil. Je leur ai proposé de solliciter, en leur nom, le président de la République, Nicolas Sarkozy, afin qu’il les reçoive.

Pourquoi vous ont-ils prêté attention?

C’est un mystère. Je n’avais ni mandat ni garantie de succès. Je débarquais de nulle part. Ils auraient pu se dire que j’étais un mystificateur. Vous me direz qu’ils n’avaient rien à perdre, que les chars de Kadhafi étaient en route, que la ville était promise à la dévastation. Mais, tout de même, voilà un enchaînement extraordinaire : que je me sois frayé un chemin jusqu’à
Moustafa Abdel Jalil, que très peu de gens connaissaient alors, qu’il m’ait fait confiance et que Nicolas Sarkozy m’ait écouté. Ces trois instants se sont tressés en événement! Dans une autre langue, on dirait: une sorte de miracle.

Vous étiez coutumier de ce genre d’appel au chef de l’État?philo 2
Absolument pas. Je le connais depuis longtemps, mais nous ne nous parlions plus guère depuis la campagne de 2007 où je m’étais engagé auprès de Ségolène Royal. C’est ce qui rend cette séquence encore plus mystérieuse. J’avais stocké dans mon portable un vieil agenda où figurait le numéro du standard téléphonique de l’Élysée. J’ai appelé. On m’a passé le président. L’appel a duré moins de trois minutes. Il a accepté de recevoir les membres du CNT, dont je lui parlais tout à coup. Dans la foulée, la France devait reconnaître le CNT, faire pression sur l’ONU pour obtenir une résolution, s’engager dans la guerre et faire tomber Kadhafi !

Quel était l’état d’esprit à Benghazi au départ? Celui d’une révolution populaire ou d’un putsch?
Il    y avait là quelque chose du groupe en fusion au sens de Sartre. Un peuple rassemblé dans la chaleur d’une insurrection. Ce groupe a tenu longtemps la note de la bonne fusion. Avant cette transformation perverse en meute lyncheuse avec la mise à mort de Kadhafi. De bout en bout, le fil de ce que raconte Sartre dans la Critique de la raison dialectique: un groupe en fusion qui se forme, qui tient puis qui dégénère.

La révolution a donc dégénéré selon vous?

Je n’en sais encore rien. De toute façon, il est bon qu’un groupe en fusion se dissolve. La question est de savoir en quoi il se dissout : en une meute lyncheuse ou en une pluralité démocratique. La Libye est à la croisée de ce chemin-là. Ou bien la mort de Kadhafi est le dernier acte de l’âge barbare – un exorcisme. Ou bien c’est l’acte de naissance de la Libye nouvelle. Et, dans ce cas, ce n’est pas bon du tout.

Vous avez présenté cette intervention comme une « guerre juste ». Pour le théoricien de ce concept, le philosophe Michael Walzer, ce n’était pas le cas: les buts de guerre n’ont jamais été clairs, la participation des grands pays arabes inexistante, les réserves de plusieurs membres du Conseil de sécurité de l’ONU persistantes. Avez-vous été sensible à ces critiques?

D’abord, Michael Walzer n’est pas le propriétaire du concept de guerre juste ! L’idée a une longue histoire qui remonte à Grotius et à saint Thomas. Quelques critères simples définissent une guerre juste, et ils étaient tous réunis en Libye : la justesse de la cause (sauver une population d’un massacre annoncé) ; le dernier recours (les chars de Kadhafi étaient aux portes de Benghazi) ; la proportionnalité : les dégâts créés par la guerre doivent être inférieurs à ceux qu’elle aura empêchés ; la chance raisonnable de succès. Juste, cette guerre était aussi légale : la Ligue arabe a été la première à appeler à une intervention; la légalité internationale était impeccable, fruit d’une résolution onusienne sur la « responsabilité de protéger »; et nous venions à l’appui d’une insurrection déjà armée moralement et politiquement, et non pas pour la parachuter dans une sorte de désert, comme en Irak. Je n’ai donc jamais douté de la légitimité de cette guerre. Par contre, je n’ai cessé d’être habité par l’anxiété sur le déroulement des opérations.

Les buts de guerre sont restés flous: s’agissait-il d’empêcher un massacre ou de mettre à mort un tyran?

Le but de la guerre était de protéger les civils. À un moment, il est apparu qu’on ne remplirait pas le mandat si on ne se débarrassait pas du régime. Dès lors qu’il persévérait dans son intention et son action criminelle contre sa propre population, protéger les civils signifiait se débarrasser du régime. Si les têtes du régime avaient accepté de négocier, la guerre s’arrêtait.

Vous avez d’ailleurs été approché par des émissaires de Saïf al-lslam, le fils de Kadhafi…

Oui. J’en ai fait rapport immédiatement au CNT et au président français. On n’a pas été très loin d’un arrêt des hostilités. Il suffisait que Kadhafi saisisse la perche qu’on lui tendait et qu’il embarque dans son avion qui dormait sur la piste de Bab al-Azizia, qu’on a bien pris soin, presque jusqu’au bout, de laisser ouverte et de ne pas bombarder. Il est donc faux de dire que cette guerre avait pour intention de tuer Kadhafi.

philo mag 3De le faire partir tout de même…
Oui, dès lors que son régime était intrinsèquement criminel et qu’il continuait à promettre des rivières de sang à sa « population de rats »…

Si on ne fait rien en Syrie, c’est parce que Bachar el-Assad a l’« intelligence » de ne pas annoncer un massacre de sa population?
Il serait tout aussi juste d’intervenir pour qu’Assad tombe. La différence, c’est qu’il n’y a peut-être pas la même « chance raisonnable de succès ».

Que répondez-vous à ceux qui disent que le principe onusien de la « responsabilité de protéger» est mort après l’intervention en Libye, du fait de la torsion que lui a fait subir la France?
Quelle drôle de manière de raisonner ! Avant de déclarer son arrêt de mort, félicitons-nous qu’elle ait eu une occasion de vivre. Cette responsabilité de protéger qui n’était qu’un chiffon de papier de l’ONU, elle s’est, pour la première fois, matérialisée. Et je crois tout au contraire que l’exemple libyen fera jurisprudence.

Certains intellectuels favorables à l’intervention, comme Pierre Hassner, vous reprochent d’avoir soutenu que les rebelles étaient des démocrates et des laïcs convaincus, alors qu’on ne pouvait en être sûr…

Je n’ai jamais caché qu’il y avait une tentation islamiste. J’ai passé des heures à débattre avec l’un des leaders de cette mouvance. J’ai simplement dit que cette mouvance était minoritaire. Une minorité peut être active. Bruyante. Et c’est pourquoi il convient de la combattre. Mais je maintiens qu’elle reste une minorité et que l’islam libyen est bien cet « islam intermédiaire » dont m’ont parlé nombre de mes interlocuteurs.

Est-ce qu’on n’entend pas leur apporter la démocratie du dehors, comme en Irak?
Les femmes de Benghazi, les jeunes combattants laïcs avec qui j’ai partagé des moments forts, les professeurs et les hommes de droit qui peuplent en majorité le CNT, il n’y a pas besoin de la leur « apporter ». Quant aux autres, bien sûr que la démocratie présuppose une conception du temps, de l’espace, du corps propre. Mais pour s’approprier la culture démocratique, il faut moins de temps que ne le disent ceux qui condamnent pour l’éternité les peuples au cercle vicieux de la dictature.

Comment réagissez-vous quand Moustafa Abdel Jalil, président du CNT, annonce que la charia, qui interdit le divorce et légitime la polygamie, sera la principale source de la future constitution libyenne?

Je relativise la portée de cette déclaration. Il s’agit d’une phrase d’un homme qui n’a aucune autorité pour dire à quoi ressemblera la Libye de demain. Ce n’est pas son rôle. Il avait mandat pour conduire cette guerre et former un gouvernement provisoire. Pas davantage. Il y aura des élections et une Constituante pour dire à quoi va ressembler la Libye de demain.

C’est tout de même celui dont vous dites dans votre livre qu’il est le de Gaulle de la résistance libyenne…

L’unificateur de la Résistance, oui. Par ailleurs, cette phrase soulève chez les Libyens eux-mêmes une très grande réserve. Sinon une révolte silencieuse chez toutes les femmes qui ont été décisives dans cette révolution. J’ai écrit un livre qui s’intitule De la guerre en philosophie [Grasset, 2010]. Si la guerre existe dans le champ très protégé de la philosophie, à plus forte raison existe-t-elle dans l’aventure des peuples. C’est la guerre des représentations du monde ! Ce conflit a été mis sous le boisseau pendant la guerre, parce qu’il fallait s’unir et gagner. Maintenant il réapparaît. Le train de l’Histoire est reparti. La démocratie cela ne veut pas dire mettre toutes les idées sur le même plan, cela veut dire les mettre en compétition et faire que celles qui sont hostiles aux droits de l’homme soient progressivement réduites. La démocratie en France, cela signifie réduire le FN. En Libye, réduire les islamistes radicaux.

Cela veut dire aussi le respect de certains principes fondamentaux…
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Je fais le pari que ces principes seront dans le corps de la prochaine Constitution libyenne.
Dans votre ouvrage, vous révélez qu’il a fallu lancer les opérations de bombardement avant d’obtenir le vote définitif de l’ONU et que l’implication militaire de la France, au sol comme dans les airs, fut plus importante qu’annoncée. Avez-vous soumis le livre pour validation à l’Élysée?
Non, bien sûr ! Mais disons qu’il y a quelques points très sensibles dont je me suis assuré qu’ils ne mettaient pas en péril des intérêts qui me dépassent.

Le président Sarkozy apparaît très déterminé dans votre récit. Cette guerre a-t-elle été pour lui une manière de se racheter, après avoir reçu Kadhafi avec les honneurs et être passé à côté des premières révolutions arabes?
La manière dont il a répondu à cet appel et son engagement dans cette guerre laissent penser que la part de calcul, certainement présente, n’a pas été l’essentiel. On peut être « anti-Sarko ». On peut, c’est mon cas, n’avoir pas voté pour lui et ne toujours pas le faire l’année prochaine. On peut estimer qu’il n’a jusqu’ici pas laissé la place en lui à ce que l’historien Emst Kantorowicz [1895-1963] appelait le « double corps du roi ». Là, la part souveraine l’a investi. En chaque homme, et en lui aussi, il y a une passe vers ce qui le dépasse.

Vous-même, n’avez-vous pas changé d’habit?

Pendant six mois, j’ai en effet pensé stratégie autant que littérature, je suis devenu messager, agent de liaison entre la France et la Libye, j’ai fait le scribe pour certains discours des membres du CNT, j’ai été témoin et peut-être un peu plus des deux tournants stratégiques de cette guerre : la décision d’armer les combattants du Djebel Nafoussa, dans les montagnes au sud de Tripoli, et la décision d’armer la ville de Misrata pour qu’elle attaque Tripoli.

philo mag 5Sans que les ministres concernés, de la Défense et des Affaires étrangères, ne soient consultés…
Tout ce que je peux dire, c’est qu’ils n’étaient pas présents. Après, ils étaient sans doute informés des décisions prises…

Vous avez donc œuvré à la politique étrangère et militaire de la France?
Non, elle était faite par le président et les chefs d’état-major. Mais, enfin, j’étais là.

Mais vous n’étiez mandaté par personne-sauf par le président?

Je n’étais pas mandaté. Je n’ai jamais voyagé dans un avion de la République, je n’ai jamais demandé d’autorisation. J’ai tenu comme à la prunelle de mes yeux à cette entière liberté de mouvement.

Mais vous apparaissiez autrement à vos interlocuteurs libyens. Certains vous le disent: « Vous êtes un Français en mission, vous représentez Sarkozy. »

Et qu’est-ce que je réponds?

Vous écrivez : « Je n’ai pas le temps de lui dire… »
Non. En règle générale, je prenais le temps de démentir…

Vous participez à l’élaboration de la stratégie, vous conseillez des rebelles, vous rédigez leurs discours, vous transmettez des messages secrets. Reconnaissez que vous avez joué un rôle politique.

Soit.

Et cela ne vous semble pas problématique?
Depuis le temps qu’on clame que les intellectuels ne servent plus à rien, il y avait là l’occasion de montrer qu’un intellectuel pouvait servir à quelque chose. J’ai eu le sentiment de faire mon métier d’intellectuel engagé qui croit à une cause et la porte. Que cela ait produit une figure originale et peut-être féconde d’association entre le Prince et l’intellectuel, ce n’est pas à moi de le dire. Les choses se font dans notre dos, sans qu’on le veuille vraiment. Je ne crois pas qu’il existe un modèle d’intellectuel engagé auquel il faille se conformer et dont il faille se demander à chaque instant si on en respecte les règles. Chaque sujet invente son processus de subjectivation. À plus forte raison un intellectuel qui doit réinventer en permanence son mode d’intervention. Si j’étais devenu agent secret ou ministre, là j’aurais renoncé à la place de l’intellectuel. Mais ce n’est pas le cas.

Un soir à l’Élysée, vous définissez la stratégie avec le président et les représentants du CNT. Le lendemain matin, vous êtes sur toutes les ondes pour commenter ces décisions… N’est-ce pas franchir la ligne rouge?

C’est possible. On verra. Mais c’est ce que j’ai fait toute ma vie. Rien de plus, rien de moins. Sauf que ici, cela a marché.

L’intellectuel ne doit-il pas avoir de garde-fous?

Je me considère comme un homme totalement libre de prendre les risques que je veux. Dans la Phénoménologie de l’esprit, Hegel distingue celui qui se sent comptable de ce qu’il fait sur l’instant et celui qui se sent comptable de .ce que ce qu’il fait fera, des conséquences de ses actes. Face à un massacre annoncé, doit-on l’arrêter quelles que soient les conséquences, ou au vu des conséquences possibles qu’aura l’arrêt du massacre?

Dès lors que vous êtes associé à la prise de décision politique, est-ce que le château de cartes BHL, avec ses multiples champs d’intervention, ne s’effondre pas?philo 6
Suis-je encore dans mon rôle ? Raisonner en terme de stratégie politique et militaire, n’est-ce pas le contraire de la pensée ? J’ai écrit que la place de l’écrivain était le plus loin possible de celle du Roi. L’avenir dira si le risque pris en valait la peine.

Vous sous-entendez que vous raisonnez sans considération de votre image. Elle ne vous est pourtant pas indifférente…
L’état de mon image depuis trente-cinq ans est là pour attester que ce n’est pas ma première préoccupation.

Quand raisonnez-vous du point de vue des autres, du public?

Quand je veux plaider. Et convaincre. Quand je veux aider, par exemple, à ce que l’opinion publique cesse de croire, au bout de huit jours, que la guerre est enlisée. Là, oui, il faut non seulement dire la vérité mais persuader, séduire.

C’est cela que l’on peut vous reprocher. Vous prenez en tenaille le haut et le bas de l’opinion…

Et puis après? Dès lors que cette cause était juste et qu’on ne pouvait rester au milieu du gué, il était très important de ne pas lâcher prise, de convaincre. Et s’il a pu y avoir dans la bataille politique, dans le feu de l’action, des moments où la nécessité de convaincre est passée avant le souci de la vérité, je le regrette. Et c’est ce qui justifie ce livre.


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