Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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« Le Serment de Tobrouk » à La Pagode

Le 20 Juin 2012

bhl la pagodeJe suis de retour à New-York et vous donne donc les informations telles que me les donne à distance le distributeur du « Serment de Tobrouk » de Bernard-Henri Lévy.

Le film a un vrai succès d’estime. Il a été salué par la plupart des grands journaux français. Quand ils ne l’ont pas salué, ils ont fait des Pour et des Contre comme dans Les Inrockuptibles auxquels notre ami a donné, par ailleurs, son meilleur entretien (à Nelly Kaprièlian).

A l’international, la presse a été également très bonne, en particulier ici, à New-York, où Harvey Weinstein en a acquis les droits, et où il est très attendu.

Coté public, ça se passe normalement, comme pour un Documentaire: son public sera plutôt à la télévision, le jour venu; mais, néanmoins, le film résiste bien dans les salles.

A partir d’aujourd’hui, et en ce qui concerne Paris, il n’est plus au Balzac comme je vous l’avais indiqué, mais il a migré à La Pagode (57 rue de Babylone- Paris 7ème) qui est une salle que je connais bien, peut-être la plus belle de la capitale.

Le problème, à Paris comme ailleurs, c’est que les directeurs de salles sont impitoyables: si les salles ne font pas recette, les films sont déprogrammés! C’est pourquoi il ne faut pas tarder!

Il y a un cercle vertueux: plus vous êtes nombreux à aller le voir très vite, plus longtemps  l’exploitant le garde et plus vous serez nombreux, la semaine prochaine et les suivantes, à pouvoir le voir aussi.

Conclusion: tous à La Pagode. Que tous les amis du site aillent, dès aujourd’hui, mercredi, voir « Le Serment de Tobrouk » à La Pagode.

Liliane Lazar

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