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Le Jour et la Nuit en dvd, suite.
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Lu, en première page du Figaro, cet article consacré par le romancier français Eric Neuhoff à la réédition en DVD du Jour et la Nuit, le film-culte de Bernard-Henri Lévy. L’article n’est pas très gentil. Mais il n’est pas très méchant non plus. Je le mets en ligne parce que j’aime bien Eric Neuhoff dont j’ai lu, en leur temps, plusieurs livres : Barbe à papa; Les Hanches de Laetitia ; Nos amies les lettres dont j’avais, à l’époque, fait commenter une page à mes étudiants; et, plus récemment, Les Insoumis que m’a recommandé Bernard-Henri Lévy lui-même. Le film de BHL vaut, je ne vais pas me répéter, mille fois mieux que ce qu’en dit Neuhoff. Mais le débat est ouvert. Et les internautes jugeront.
Liliane Lazar.
Photo : Alain Delon et Xavier Beauvois, dans la « scène de boxe » du Jour et la Nuit.
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Voici l’extrait paru dans le Figaro du 9 octobre 2010
Publié également le 20 Octobre 2010
» Courez voir Jacques Martinez (Le Point 21/10/2010)
Voir l'article du 18 Octobre 2010
» Le 18 octobre 2010...



En exclusivité, la bande-annonce du film de Bernard-Henri Lévy, "Le Serment de Tobrouk"
BHL invité de CNN International 
J’ai vu «le plus mauvais film de l’histoire du cinéma» en début d’après-midi, un mercredi, il y a treize ans. Je me souviens du premier plan. Je me souviens du dernier plan. Je me souviens des intonations comme autant d’auras verbales à partir desquelles je pourrais si j’en avais envie reconstituer des mots. Je me souviens des vêtements qu’elles portaient lors des répétitions et n’avaient pas pris la peine d’échanger contre le costume à l’intérieur duquel les attendent toujours le personnage qu’elles ont défié. Je me souviens d’un geste s’opposant à sa propre gestuelle. Je me souviens d’un sourire à une nuque, puis à un torse. Je me souviens d’une sécrétion mariée à une température. Je me souviens de scènes désaxées de bout en bout par l’un de leurs axes optiques. Je me souviens d’une composition visuelle synesthésique, dont les parties très personnifiées entrent en lutte les unes avec les autres au sein du seul mouvement d’un poème symphonique. Je me souviens d’un auteur de mondes et la création blonde qui fait sombrer sa créature sombre. Je me souviens de la révolution obscène où n’est plus permanente que l’ivresse d’un vieillard exhibant son P.O.U.M.on. Mais ce dont je me souviens avec intensité, c’est de ces bruits diurnes et nocturnes d’une très rare spécificité, qui ne figuraient pas dans la bande son. J’ignore si ce film est un film raté, n’ayant jamais cherché à le revoir ou même à le savoir. On ne revit pas un moment de sa propre vie. Au cas où, je peux déjà prédire au raté une postérité à la Edward D. Wood Jr. qui remplira de terre le lieu concave où protubère le nez des élèves professionnels condamnés aujourd’hui à repasser l’examen qui les confirme dans leur statut, lesquels n’eurent jamais d’autre choix que de réussir leur film.
Commentaire par Asermourt — vendredi 22 octobre 2010 @ 11:31