Site édité par le professeur Liliane Lazar, Hofstra University, USA

Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Pièces d'identité

« Le dialogue des religions ». Un des thèmes abordés par BHL et Olivier Jay, dans le JDD du dimanche 7/02/2010

lilianelazar3logo jddDans ma boite mail, ce matin, un message de Laurence Roblin (coordinatrice en France de www.bernard-henri-levy.com), qui m’annonce, dans l’influent hebdomadaire Le Journal du Dimanche, une interview importante de B.H.L. C’est un dialogue avec Olivier Jay, directeur délégué de la rédaction, sur les deux nouveaux livres, bien sûr. Mais sous un angle spécial : les rapports de Lévy avec le judaisme, les rapports du judaisme avec le catholicisme, le dialogue des religions, leur importance dans le débat philosophique, pourquoi toutes les questions philosophiques sont d’abord des questions théologiques, etc. N’oubliez pas que la partie centrale de Pieces d’identité s’intitule Le Génie du Judaisme. C’est à cette partie que s’est intéressé Olivier Jay. Et c’est elle qu’approndit donc cet entretien qui s’annonce de haut niveau. Je le mettrai en ligne dès parution, dimanche matin, heure de New York. Et je signale, par ailleurs, aux fidèles américains du site qu’une version anglaise sera mise en ligne, lundi, dans le Huffington Post.

« Pièces d’dentité » et « De la Guerre en philosophie » seront disponibles mercredi 10 en librairie. Mais on peut, d’ores et déjà, les pré-commander sur Amazon.fr
Liliane Lazar.

2 commentaires »

  1. dans ce très intéressant article, BHL dit « je me le demande chaque jour » face au monde si insensible à la question même du mal.

    Le mal est une hypothèse. Son évidence ne lui donne en fait pas de force explicative sur le fonctionnement du monde.

    L’hypothèse qui marche, c’est le tatonnement: « tout dans l’univers n’est que le résultat de tatonnements incessants, avec des résultats simplement un peu stables, mais certainement umparfaits » l’hypothèse du mal de marche pas, celle que nous sommes imparfaits et seulement un d’un peu stables fruits de tatonnements fonctionne. Mais notre pensée ne supporte pas l’idée que nous soyons simplement un peu stables et imparfaits. Le mal est un concept fruit de notre imagination pour tenter d’expliquer les tatonnements et des chocs entre entités de l’univers.
    Quelque soit la perfection d’une entité, notre pensée est capable d’imaginer plus parfait encore et s’en rend malade et tatonnant pour essayer de l’atteindre… ce quf bouge le monde mais ne supprime pas la sensation de mal.

    Commentaire par sglsgl — dimanche 7 février 2010 @ 22:35

  2. Non sérieusement ce matraquage médiatique en vaut-il vraiment la peine? C’est tout de même exageré vous ne trouvez pas? BHL interview par-ci, BHL interview par-là… je suis limite honteux pour lui. Et toutes les interviews sont IM-POR-TANTES ! Je comprende que BHL ait un tel égo avec des exclaves pareils! Mais ou est Proust? Genet? Ou Camus dans son oeuvre pour qu’une telle publicité lui soit faite? Mais c’est un bel exercice de marketing. Bravo.

    Commentaire par Lolita — vendredi 5 février 2010 @ 14:21

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire