Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Le 5 octobre 1977…

albert cohenBernard-Henri Lévy rencontre Albert Cohen.
Les deux hommes se verront régulièrement jusqu’à la mort du grand écrivain, le 17 octobre 1981. Leurs rencontres auront toujours lieu à Genève, au 7 avenue Krieg où l’auteur de Belle du Seigneur vivait avec sa femme Bella. Albert Cohen a ardemment désiré que Bernard-Henri Lévy incarnât son Solal dans un projet de film qui, hélas, ne vit jamais le jour et où il semble que Catherine Deneuve ait été pressentie pour jouer le role d’Ariane. Plusieurs réunions eurent lieu au 17 avenue Krieg, à ce sujet. Accompagneront Bernard-Henri Lévy Daniel Toscan du Plantier alors à la Gaumont et Martine Offroy, son adjointe. Bernard-Henri Lévy m’a confié plusieurs lettres du maitre, très émouvantes, et m’a autorisée à les reproduire.
Liliane Lazar.

 

 » le 12 mars 1978

Cher Bernard-Henri Lévy,

J’ai le plus souvent oublié la présence de votre petit enregistreur. Certains passages devront donc être modifiés ou même supprimés par moi. Je vous demande donc de considérer cet enregistrement comme confidentiel et à vous seul destiné. Seul un texte approuvé et complété par moi pourra être publié. Merci déjà.

Je vous dis la grande joie que m’a apportée votre visite. »
 

Albert Cohen

 

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lettre Albert Cohen023

 

 

« 13 mars

J’ai soudain envie de vous écrire parce que j’ai pensé à vous, à cette longue merveilleuse visite durant laquelle j’ai été devant une intelligence juive dont plus tard le nom véritable sera sans doute génie.
Salut au Prince de Samarie. »

Albert Cohen

 

 

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Sans date

« Cher Solal, merci de l’envoi du Testament et merci aussi de la dédicace dont votre bienveillance me dote. Je ne vous ai pas encore lu parce que la sortie de Carnets m’a apporté et m’apporte du tumulte. Je vais bientôt en sortir et j’aurai enfin la joie de vous lire et admirer.

Amicalement à vous. »

Albert Cohen

2 commentaires »

  1. Bonsoir,
    Je découvre votre site à l’instant. Initiative enrichissante. BHL élève le débat.
    Il est à la hauteur de sa relation avec des génies littéraires tels qu’A. Cohen
    Qu’il soit simplement remercié pour son courage et son professionalisme.
    Plus récemment, ns sommes nombreux à être impressionnés par son « coming out » au sujet de l’universalité du judaïsme.
    BHL est un mentsh

    Commentaire par ABBOU SABINE — dimanche 21 février 2010 @ 22:19

  2. Belle reconnaissance! Benediction du Cohen au Levy!!!

    Commentaire par ghozland — mercredi 2 décembre 2009 @ 12:51

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