Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Le 27 mai 1977…

bhl apostrophes

… le premier « Apostrophes » de Bernard-Henri Lévy

Voici l’émission-culte que connaissent, par ouïe dire, tous les fans de BHL mais que très peu ont réellement vue. On en diffuse parfois des extraits. Généralement, les mêmes. Mais l’intégralité de l’émission, je ne l’ai personnellement jamais vue. Or c’est la toute première apparition de Bernard-Henri Lévy sur la scène publique. C’est le coup de gong qui vit débouler dans le paysage intellectuel français et mondial le phénomène des nouveaux philosophes. J’aime, dans cette émission, les maladresses de l’auteur de La Barbarie à visage humain. Mais aussi, déjà, son incroyable assurance et son culot. C’est une émission cultissime. A voir et à revoir.
Liliane Lazar

Apostrophes 1ère partie cliquez ici
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9 commentaires »

  1. Franchement, BHL est toujours aussi bon à la télé. Son dernier passage chez Demorand sur France 5 était sublime. C’était la rencontre de deux grandes intelligences.

    Commentaire par Ingrid — jeudi 15 juillet 2010 @ 09:17

  2. 27 mai 1977, je viens d’avoir douze ans. 13 juillet 2010, trente-trois ans ont passé. Il est terriblement troublant d’avoir l’impression d’être de quinze ans et des poussières l’aîné d’un homme qui est de quinze ans et d’autres poussières son aîné. Or il me semble mieux le comprendre, depuis ce croisement-là sur le tapis de trempolin de l’hypersurface. Et j’en tire la leçon qu’il vaut toujours mieux appréhender son prochain en tant que substitut du fils qu’en tant que substitut du père, et ce quel que soit son âge, ceci équivalant, évidemment, pour les deux sexes. Il faudrait pour bien voir le vieil Einstein le regarder avec les yeux d’une mère ou d’un père. Tout alors deviendrait limpide. La scission cultuelle, la rupture civilisationnelle, la séparation individuelle, tout cela serait surmonté par sublimation. Alors, tout me revient, et je me dis que j’ai dû écouter de cette façon étrange ma grand-mère adorée, de l’oreille du père que non seulement elle n’avait plus, mais plus exactement, qu’elle n’avait jamais eu, puisque ce père n’était autre que moi et que j’étais devenu là, son père, pour la première fois.

    Commentaire par Asermourt — mardi 13 juillet 2010 @ 17:14

  3. Il est toujours agréable d’entendre un entretien de BHL avec Nicolas Demorand car ils font vivre l’art de la conversation dans ce qu’il a de plus savoureux.

    Commentaire par Jean-Max — lundi 12 juillet 2010 @ 21:28

  4. Je suis toujours captivée par les ressemblances entre BHL et Nicolas Demorand. Ca vaudrait le coup qu’ils écrivent ensemble un livre d’entretiens. Une chose est sûre, Nicolas Demorand a bien droit à sa notice wikihl.

    Commentaire par Louisette — lundi 12 juillet 2010 @ 18:50

  5. J’ai un excellent souvenir de BHL avec Nicolas Demorand à Berlin lors du 20ème anniversaire de la chute du mur. Nous avions là le meilleur du journalisme et de la philosophie.

    Commentaire par Elodie — lundi 12 juillet 2010 @ 15:13

  6. je trouve que Nicolas Demorand est un excellent lecteur de BHL et il sait faire partager son enthousiasme pour notre philosophe préféré.

    Commentaire par Jonathan — lundi 12 juillet 2010 @ 14:39

  7. C’est vrai que les échanges BHL/Demorand sont toujours passionnants. Alors, oui Nicolas Demorand mérite sa notice wikihl.

    Commentaire par Ophélie — lundi 12 juillet 2010 @ 12:16

  8. Comme Garel je pense que Nicolas Demorand mérite sa notice wikihl (il suffit de se souvenr des très belles interviews de BHL par Demorand).

    Commentaire par Béatrice — lundi 12 juillet 2010 @ 07:52

  9. Bonjour Liliane,
    Il me semble important que le jeune et talentueux journaliste Nicolas Demorand mérite sa notice wikihl car il représente l’avenir du journalisme.
    La notice ci-dessous est très largement inspirée de la notice Wikipedia de Nicolas Demorand.

    Fils de diplomate, il a vécu au Canada, aux États-Unis, au Japon, en Belgique et au Maroc (cela lui a donné une ouverture d’esprit indéniable). Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, il est licencié en philosophie, agrégé de lettres modernes et a été, notamment, professeur en lycée professionnel et en classe préparatoire aux grandes écoles, chroniqueur gastronomique et pigiste aux Inrockuptibles.

    Entré à la radio France Culture en 1997, il a été collaborateur de Staccato puis de La Suite dans les idées avant de produire Cas d’école puis, à partir de septembre 2002, a été présentateur de la tranche matinale de la station, Les Matins de France Culture (où il a imposé son style direct, brillant et distancié).
    De septembre 2006 à juin 2010, il assure la présentation sur France Inter de la tranche d’information matinale (Sept neuf trente, devenu en septembre 2007 Le Sept dix puis Le Six trente dix en janvier 2010).
    Il se fait remarquer d’entrée comme l’étoile montante d’une nouvelle manière de faire du journalisme où la culture est une clé de compréhension du monde moderne en constante évolution et complexification.
    Il lui arrive de recevoir BHL pour évoquer l’actualité la plus brûlante (Ayaan Hirsi Ali, les 20 ans de la chute du mur de Berlin,…).

    De septembre 2008 à avril 2009, il anime la tranche 18 h – 20 h sur la chaîne d’information en continu i>Télé, en duo avec Maya Lauqué.

    Depuis septembre 2009, il anime sur France 5 une émission de débat politique intitulée C politique.

    Le 18 novembre 2009, Nicolas Demorand reçoit à juste titre le prix Philippe Caloni du meilleur intervieweur.

    À partir de la rentrée 2010, il prend les commandes de la tranche 18h30-20h30 sur Europe 1 et quitte Radio France après treize années d’innovations et de mises en perspectvies de l’actualité.

    Nicolas Demorand représente une forme moderne de journalisme nourrie de la lecture des philosophes (BHL,…) et d’une interaction vivante avec ses interlocuteurs.

    Commentaire par Garel — samedi 10 juillet 2010 @ 19:21

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