Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Le 23 novembre 1992…

… le Théatre de l’Atelier créait la pièce de Bernard-Henri Lévy, le Jugement Dernier.

Page jugement dernier 2_0Ce n’est pas l’un des sommets de la carrière de Bernard-Henri Lévy. Mais c’est un de ses moments, et de ses textes, que j’apprécie le plus.
Bernard-Henri Lévy avait écrit cette pièce, le Jugement Dernier, comme une sorte de réponse, sur le mode de la fiction, aux thèses de Francis Fukuyama, qui faisaient alors fureur, sur la Fin de l’Histoire. De là cette fable sur un metteur en scène réalisant le « casting du siècle » et comprenant, in fine, que l’Histoire, loin d’être muséifiée comme il en avait formé l’hypothèse, était en train de repartir de plus belle.
La pièce fut mise en scène par Jean-Louis Martinelli.
Il semble que celui-ci ait complètement exclu Bernard-Henri Lévy des répétitions et de la mise en scène et que celui-ci en ait conçu une certaine tristesse.
La pièce, dont la première représentation fut donnée le 23 novembre 1992, totalise 84 représentations, donc plutôt un succès.
Le rôle principal fut tenu par Pierre Vaneck après que François Périer ait  été sollicité, ait accepté, puis ait décliné parce qu’il avait déjà des problèmes de mémoire.
Il existe d’ailleurs une version audio de la pièce, diffusée sur France Culture, où François Périer reprit le rôle et que je suis en train
d’essayer de retrouver.
La pièce donna lieu à une véritable bataille, féroce ; mais Lévy trouva des défenseurs en la personne d’Arrabal, Eugène Ionesco, Elie Wiesel et Alain Robbe Grillet.
Liliane Lazar.

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Présentation du Jugement dernier par Bernard-Henri Lévy

INTRO DUCTION

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Bernard-Henri Lévy, Octobre 1992,

Lettres aux acteurs (extraits)

LETTRES AUX ACTEURS 32_0

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TEXTE MARTINELLI_0

Quel Dieu pour ce Jugement dernier ?

par Jean-Louis Martinelli

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Distribution du Jugement dernier

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