17 décembre 2000 Radio-Télévision Renaissance–Bujumbura–Burundi…

… le 17 décembre 2000. Bernard-Henri Lévy montrait, dans l’Afrique des Grands Lacs, comment fonctionne un intellectuel engagé.

Le 17 décembre 2000
Cette archive, on ne la trouvera pas à l’INA. Et pourtant c’est une des apparitions télé les plus intéressantes de Bernard-Henri Lévy. Nous sommes le 17 décembre 2000. BHL est en reportage, pour le journal Le Monde, au Burundi. Son reportage s’achève. Il est repassé par Bujumbura, capitale du Burundi.

Et, avant de repartir pour la France, il répond aux questions de Innocent Muhozi, le directeur général de la télévision nationale du Burundi. Il parle du Rwanda qui sort à peine de son génocide. Il parle de l’holocauste contre les juifs, qui n’a pas empêché l’hécatombe au Rwanda. De la responsabilité de l’Europe à l’égard de ces guerres oubliées d’Afrique dont le génocide au Rwanda et le début de génocide au Burundi sont les prototypes. Du colonialisme. Du fait que le colonialisme n’excuse pas tout. Il dit pourquoi la démocratie n’est pas un luxe réservé aux pays riches et pourquoi les peuples d’Afrique ont absolument le droit, comme les peuples d’Europe, de la réclamer pour eux. Un Bernard-Henri Lévy intelligent et enflammé. Un Bernard-Henri Lévy qui met la philosophie au service de son engagement. C’est dans la foulée de cette interview que Bernard-Henri Lévy créera, avec le même Innocent Muhozi, la radio burundaise qu’évoquait ici même, il y a quelques jours, David Gakunzi.

Bernard-Henri Lévy ne parle jamais de cette radio. De même, il parle rarement du rôle qu’a joué la « Fondation André Lévy », créée après la mort de son père, dans la genèse de cette radio ainsi que dans la genèse d’autres projets du même genre. Nous le faisons, ici, pour lui. Et nous le ferons encore. Là, on est loin de Saint-Germain des Prés. On est à des kilomètres de Sarkozy, Chirac, la gauche et le reste. On a perdu le contact avec les petites polémiques intellectuelles parisiennes. Ce Bernard-Henri Lévy là est un Bernard-Henri Lévy qui se coltine la misère du monde. C’est un intellectuel qui va sur le terrain. C’est un homme qui ne se contente pas de parler, mais qui réalise ce dont il parle. Dommage qu’on ne le voie pas plus souvent sous ce jour. Et merci à David Gakunzi, à Innocent Muhozi, à leurs amis du Centre Martin Luther King et à la radio télévision nationale du Burundi d’avoir conservé ce document et de nous l’avoir donné.

Liliane Lazar.


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