Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

L’appel des tribus libyennes contre Khadafi (L’express.fr, le 27 avril 2011)

L’express

BHL en LibyePublié sur le site de Bernard-Henri Lévy, La Règle du jeu, un appel des « 61 chefs de tribu libyens » affirme leur propre unité et celle du pays, « face aux manoeuvres et à la propagande du dictateur et de sa famille » et « autour du Conseil national de transition ». « Nous partageons le même idéal d’une Libye libre, démocratique et unie », rétorquent-ils aux partisans du colonel Khadafi, qui posent leur champion en garant de l’indivisibilité libyenne. « Rien n’est vrai dans ce mythe, qu’il a nourri, d’une opposition ancestrale et, aujourd’hui, d’une fracture entre tribus du Fezzan, de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine », s’insurge-t-il, promettant dans ce texte que « la Libye de demain, une fois le dictateur parti, sera une Libye unie, dont la capitale sera Tripoli et où nous serons enfin libres de former une société civile selon nos voeux ».

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