Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Iran : BHL apporte son soutien aux opposants d’Ahmadinejad (TV5 Monde le 10/06/10)

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Invité de Patrick Simonin, Bernard Henri Lévy rendait hommage, lors de cette interview, au combat que les Iraniennes et les Iraniens mènent depuis un an afin de défendre leurs droits et leurs libertés confisqués, avec une violence rare, par le coup d’Etat du 12 juin 2009.

Adresser un signal fort au peuple iranien qui lutte pour la démocratie et le respect des droits de l’homme : c’est ce qu’il a fait en organisant, avec La revue La Règle du jeu (dont il est le directeur) vendredi, 11 juin, un important débat et une conférence de presse avec des représentants de toutes les nuances de l’opposition tels que le cinéaste Mohsen Makhmalbaf ; le fondateur de la « Vague verte », Amir Jahanchahi ; le Kurde Abdullah Mohtadi ; l’âme de la résistance baloutche, Reza Hosseinbor ; le fils, Hassan, du grand ayatollah Shariatmadari ; le royaliste constitutionnel Mehrdad Khonsari ; le porte-parole du mouvement Vert, ancien membre fondateur des Gardiens de la révolution, Mohsen Sazegara ; la militante du droit des femmes Mehrangiz Kar.

A l’heure où j’écris ce post, peu ou pas de réaction dans la presse française. Pourtant c’est en Iran, aujourd’hui que se joue la paix du monde en même temps que l’avenir de la démocratie dans le monde musulman. D’un côté, l’islam obscurantiste, fanatique, d’Ahmadinejad et de ses alliés et, de l’autre, les tenants d’un Islam moderne, modéré, ami des Lumières et des droits de l’homme : tel est l’enjeu, souligné par BHL.

Liliane Lazar

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