Il faut sauver le soldat Shalit. Pierre-Olivier Sur et la nouvelle « bande des quatre ». Connaissez-vous Owni ? (Le Point, le 30 juin 2011)

PHOTO BLOC NOTE BHLIl y a unanimité en France – et c’est heureux – quant à la nécessité de faire des affaires d’otages des grandes causes nationales. On l’a vu, jadis, avec les otages français du Liban. On l’a vu avec la mobilisation magnifique autour de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. On le voit, aujourd’hui encore, avec les journalistes de France 3 Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, retenus en Afghanistan depuis 548 jours et dont les visages et les noms hantent le petit écran. Il y a un cas, pourtant, qui semble faire exception. C’est celui de Guilad -Shalit. Parce qu’il est israélien ? Il est aussi français. Parce qu’il était en uniforme au moment de son enlèvement ? Aucune de ses deux patries n’étant, alors, en guerre, il n’est pas un prisonnier de guerre. Parce qu’il se tenait, ce jour-là, à la frontière de Gaza ? Aucun soldat étranger ne se trouvant dans Gaza, aucune opération d’aucune sorte n’étant en préparation, son cas relève, à nouveau, du rapt crapuleux, de l’enlèvement contre rançon, du kidnapping absolument classique – et encore… classique n’est pas non plus le mot puisqu’on est, de surcroît, et c’est rare dans les prises d’otages, sans vraies nouvelles de lui, sans signe de vie, sans information ni sur son lieu de détention, ni sur l’identité précise de ceux qui le tourmentent, ni sur le niveau de leurs exigences… La mairie de Paris l’a compris, qui déploie sur sa façade, depuis samedi, le portrait de celui qui, cinq ans après, a fini par devenir le plus ancien otage français au monde. Mais les autres villes ? Les médias ? L’Opinion ? Les négociateurs patentés auprès de l’Autorité palestinienne et, désormais, du Hamas ? Nous devons, tous ensemble, sauver le soldat Shalit.

Pierre-Olivier Sur regrettait dans un livre récent (« Dans les yeux du bourreau », Lattès) le peu de foi des victimes du génocide cambodgien dans la mécanique judiciaire qui se mettait en place avec le procès Douch. Aujourd’hui, avec le nouveau procès, politique celui-là, de la « bande des quatre » de Pnom Penh, il semble que le climat change et que les rescapés, et les enfants des rescapés, et la communauté internationale, soient enfin décidés à regarder en face une tragédie vieille de trente ans mais dont les plaies, comme celles de tous les génocides, saignent et saigneront longtemps encore. Note personnelle et additionnelle, pourtant, à l’histoire de ce massacre dont le terrifiant secret va peut-être, enfin, commencer d’être percé. Les assassins de l’Angkar n’étaient pas juste des « marxistes ». Ce n’étaient pas des « despotes asiatiques », clients de Jacques Vergès. Ce sont les révolutionnaires qui, depuis que l’idée de révolution existe, en auront poussé le plus loin la radicalité et la folie. Les révolutions passées ont échoué, pensaient-ils, parce qu’elles se sont contentées de chambouler l’économie, à la rigueur la sphère politique. Elles ont vu se reconstituer des nouvelles classes dirigeantes parce qu’elles n’ont pas osé toucher au vrai ciment de la servitude qui se niche dans les âmes, la langue, le symbolique. Eh bien, nous, Khmers rouges, allons remédier à cette carence en réglementant les désirs, en réinventant la langue ou, avec le fameux transport des villes à la campagne, en remodelant la relation même des hommes à leur réel. Ces communistes furent des nouveaux SS dans la mesure même où ils furent des vrais révolutionnaires. Et c’est le projet même de casser l’Histoire en deux, de régénérer l’humanité, d’extirper ses passions anciennes et bêtement individuelles, qui fut la source de leur barbarie. Leçon de ténèbres. Leçon du XXe siècle.

Une fois n’est pas coutume, c’est une jolie histoire. Celle d’un média en ligne, Owni, qui est, avec d’autres, l’honneur de l’Internet de la langue française. Il est libre. Technologiquement innovant. Insolent avec les puissants. Braquant ses focales sur la face d’ombre du politique et des pouvoirs en général. Or, peut-être pour ces raisons, peut-être parce que les modèles économiques sont encore, pour ce type de médias, dans les limbes, peut-être aussi parce qu’il était prisonnier d’un de ces imbroglios dont le système bancaire français a le secret, son patron, Nicolas Voisin, fait savoir, un beau matin, que sa société, quoique prospère, est en péril et que ses investisseurs naturels le lâchent. Sur quoi me vient une idée. Une idée simple. Très simple. Mais qui va marcher. L’idée est de partager la charge en un certain nombre de lots aussitôt proposés, sans façons ni protocole, sans communication d’entreprise, à quelques-uns des partenaires, ou des rivaux bons camarades, ou parfois, tout simplement, des lecteurs du site menacé. Et c’est ainsi que, sans banquier ni broker, sans société de Bourse ni autre parrain envahissant, s’opère, en deux coups de Skype et moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, en une chaîne de solidarité spontanée et, en vérité, presque sans mots, la levée de fonds la plus fraternelle et, sûrement, la plus rapide de l’histoire de l’Internet. De Xavier Niel à Marc Simoncini et Jean-Baptiste Descroix-Vernier, de Patrick Bertrand à Stéphane Distinguin ou au patron de Wikio, tous les emblèmes du Net sont là, ses princes et ses mousquetaires, ses maréchaux de l’empire à venir et sa jeune garde, ses rebelles et ses établis, ses corsaires au grand cœur et ses déjà institutionnels – et le fait est, oui, qu’Owni est tiré d’affaire. Leçon de fraternité pratique. Leçon d’aujourd’hui. Et avis au monde d’hier.

Bernard-Henri Lévy


Tags : , , , , , ,

Classés dans :

3 commentaires

  • Ariel Alexandre dit :

    Voici ce que j’écrivais il y a 15 jours pour appuyer ce que disait et écrivait Bernard-Henri Lévy au sujet de DSK. Les nouvelles d’aujourd’hui ne font que conforter les doutes (pour le moins) émis par les quelques-uns qui ne prenaient pas ce qui venait de se passer pour de l’argent comptant!!!

    Affaire DSK:
    un pour tous, tous contre un

    Depuis une mois, tous les faits et gestes de M. Strauss-Kahn, ses désarrois et ses contraintes physiques, ont pu être filmés à satiété et montrés urbi et orbi.
    Pendant ce même temps, personne n’a pu voir (ni, a fortiori, filmer) la plaignante, en dehors de la police et du Procureur.
    Exhibition filmée et réitérée à satiété d’un côté, invisibilité totale de l’autre.
    M. Strauss-Kahn est juif et marié à une ancienne journaliste -Anne Sinclair-, juive également et riche grâce à un grand-père – galeriste de grand renom en France, puis aux Etats-Unis, car il avait dû fuir l’occupation nazie. Il est à noter qu’une partie de cette richesse est due à la restitution tardive de tableaux possédés par son grand-père, puis volés par des notables nazis pendant leur occupation de l’Europe.
    La plaignante, qui a quitté la Guinée pour les Etats-Unis en 2002, habite avec sa fille de 16 ans dans un quartier pauvre de New-York.
    Quelques informations la concernant ont été divulguées par un ami à elle (ami qui s’était fait passer momentanément pour son frère). Celui-ci soulignait essentiellement que Mme Diallo était une “bonne musulmane”.

    L’accusation, non prouvée encore et réfutée par M. Strauss-Kahn, est la suivante: M. Strauss-Kahn aurait tenté, au matin du 15 mai, dans sa chambre d’hôtel, de violer la plaignante et lui aurait infligé une fellation forcée. S’il semble avéré que M. Strauss-Kahn aime les femmes et ait à leur égard certains comportements don-juanesques, il n’a jamais été démontré que M. Strauss-Kahn ait violé qui que ce soit. Et tous ceux et celles qui semblent le connaître n’imaginent pas un instant qu’il s’agit d’un violeur. En outre, il semble très difficile à un homme seul, âgé de 62 ans et sans revolver d’imposer une fellation. Disons-le tout net: n’y a-t-il pas risque de morsure instantanée? Or la détention immédiate de M. Strauss-Kahn (sans confrontation préalable, sans preuves avérées) a forcé celui-ci à démissionner du FMI et à renoncer, de fait, et immédiatement, à la Présidentielle française. En un mot, sa carrière et les attentes de la moitié d’un peuple (le peuple français) ont été anéanties en un instant, avant que M. Strauss-Kahn ait pu prononcer un mot, démontrer un fait, contester un dire.
    D’un côté un sexagénaire juif et marié à une femme juive et riche, ayant joué et continuant de jouer un rôle majeur et reconnu à la tête du FMI , et alors que l’Europe risque de traverser une grave crise liée au statut de l’Euro, qui plus est candidat probable à la Présidentielle française, et qui plus est crédité de plus de 50% des intentions de vote à cette Présidentielle.
    De l’autre, une femme de ménage, parait-il, pauvre, noire, jeune, « bonne musulmane », mariée très tôt par son père en Afrique, veuve et mère d’une adolescente, vivant et travaillant dans une ville ayant accueilli dans le passé nombre d’immigrés fuyant la misère.
    D’un côté, un homme qui, à la tête du FMI, a non seulement contribué à aider de nombreux pays à ne pas sombrer à la suite de la grave crise financière de 2008, mais a également changé le comportement du FMI à l’égard des pays les plus vulnérables.
    De l’autre, une femme qui dit avoir été agressée sexuellement (et qui l’a peut-être été), mais qui n’a pas été blessée physiquement, ni a fortiori tuée.
    D’un côté, des millions de gens bénéficiant de l’action du FMI depuis 3 ans et demi.
    De l’autre, une jeune femme, peut-être meurtrie, bafouée et perturbée pour longtemps du fait de gestes déplacés et violents de la part de son agresseur (si cela est démontré).
    Mais d’un côté deux faits: l’action positive d’un homme en faveur de nombreux pays en difficulté et l’attente de la moitié du peuple français. De l’autre, ce qui n’est, pour le moment, qu’une accusation non démontrée.
    Le nombre ou l’individu? D’un côté, nombreux sont les pays et les citoyens qui ont bénéficié du soutien nouvellement équitable du FMI. De l’autre, une femme seule qui a souffert d’une rencontre non voulue.
    On dira qu’une société moderne se doit de protéger qui que ce soit contre qui que ce soit ayant commis une agression violente. C’est tout à l’honneur de cette société moderne. Mais le sauvetage de pays vulnérables, et donc de leurs populations qui ne sont pour rien dans le naufrage de leurs banques et/ou de leurs finances publiques, ainsi que le rôle joué par un homme qui a tout fait pour réorienter la politique du FMI vers plus de solidarité et d’équité, ne devraient-ils pas conduire à accorder à cet homme, à tout le moins, un minimum de présomption d’innocence et un minimum de circonspection avant de vouer cet homme aux gémonies et de l’enfermer en l’humiliant publiquement devant les caméras du monde entier (et donc en humiliant tous ceux et celles qui voulaient voter pour lui en 2012)?
    Avant de juger, a priori, quelqu’un coupable, avec les conséquences immédiates que l’on sait (démission du FMI et renonciation à la Présidentielle), ne faut-il pas accorder à ce quelqu’un une présomption de doute, d’interrogation.? Je dis “a priori”, car, depuis un mois, M. Strauss-Kahn est traité comme un coupable et non pas comme un prévenu. Mais ce traitement extrême a provoqué plusieurs cassures définitives: renoncement au FMI (on ne pourra pas y revenir), abandon de la Présidentielle française (comment y revenir?), désarroi de la moitié de la population française (désarroi qui se répercutera fatalement sur les choix de 2012, mais aussi sur la vie de ceux qui allaient voter pour M. Strauss-Kahn). Et je ne parle pas du désarroi de sa famille, de ses collègues, de ses amis.
    Cette présomption de doute légitime aurait conduit à ne pas l’emprisonner sur le champ (où allait-il fuir, lui, un personnage d’Etat, obligé de revenir régulièrement à Washington, au contact de tous les Présidents, de toutes les caméras?). Cette présomption de doute légitime aurait pu également conduire à confier l’enquête au FBI, et non pas à une simple police locale. Mais je vais revenir là-dessus.
    N’y a-t-il pas, dans cette affaire, comme un parfum d’hypocrisie, d’antisémitisme, de dédouanement à bon compte auprès des pauvres et, surtout, auprès des noirs dans un pays qui, jusqu’à très récemment, n’était pas un modèle d’anti-racisme? Ce dédouanement, aux frais d’un étranger (français, juif), est particulièrement choquant quand on réalise que M. Strauss-Kahn est justement le seul Directeur Général du FMI qui ait autant fait pour ne plus humilier, et au contraire pour traiter de façon digne et respectable, les pays les plus pauvres. Cette hypocrisie permet de manifester un puritanisme agressif aux seuls frais de l’étranger, car, au vu de nombreux films américains frisant la pornographie, et à la lecture des statistiques de criminalité, on doute que l’Amérique soit déjà entrée de plein pied au paradis: 10 fois plus de criminels et de prisonniers par 100.000 habitants que dans la plupart des pays d’Europe!
    Quant à dire haut et fort qu’il n’y avait aucune raison de traiter M. Strauss-Kahn mieux que n’importe quel citoyen, on peut rétorquer qu’il n’y avait aucune raison de le traiter plus mal: or il a été traité comme le plus dangereux des criminels, enfermé dans l’une des pires prisons américaines et humilié en public comme je n’avais jamais vu le faire dans un pays démocratique.
    Et je n’ai pas encore parlé du Procureur! Celui-ci laisse abondamment entendre que M. Strauss-Kahn, grâce à l’argent dont il dispose (par sa femme), peut faire travailler des dizaines de personnes pour aider à sa défense, en oubliant de souligner que lui, Procureur, est à la tête d’un “staff” de 500 spécialistes. Le fait qu’il soit élu (politique), et non pas nommé (fonctionnaire), à la différence de ce qui se passe dans la plupart des pays démocratiques, le conduit forcément, lorsqu’approche le temps des élections, à tout faire … pour être réélu, y compris de recourir aux pires procédés démagogiques et populistes, dont des accusations bien saignantes et coûtant le moins possible, au sens moral, à ses concitoyens. D’autre part, M. Cyrus Vance Junior, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas, pour le moment, réussi à égaler son père dans la réussite et la notoriété politique. Et le fils en est sans doute tout marri. Or son père était tout simplement Secrétaire d’Etat (Ministre des affaires étrangères) de Jimmy Carter et il a servi brillamment … 3 Présidents des Etats-Unis (Kennedy, Johnson, Carter).
    Tout cela pour dire que le fils (Junior et Procureur) recherche absolument la notoriété.
    Ce Procureur n’a, pour l’instant, ni montré le visage de la plaignante, ni fourni la moindre preuve qu’il était de la plus haute nécessité d’humilier et d’enfermer M. Strauss-Kahn. La fuite éventuelle de ce dernier, alléguée par ledit Procureur, relève de l’affabulation: qui pourrait croire une chose pareille? Le but était d’humilier, un point c’est tout.
    A cet égard, comment se fait-il qu’aucune autorité n’ait envisagé de confier l’affaire au niveau supérieur, c’est-à-dire au FBI? L’affaire a été initiée au niveau local, municipal (Police et Justice) et elle y est demeurée. Et pourtant, on voit quotidiennement (dans les journaux, dans les films, à la télévision) le FBI prendre le pas sur la police locale pour la moindre raison ayant un rapport avec les règles établies au plan fédéral. Dans le cas d’un haut fonctionnaire international travaillant et vivant sur le sol fédéral (Washington), bénéficiant d’une immunité diplomatique et fréquentant régulièrement le Président des Etats-Unis, n’y avait-il pas lieu de confier l’affaire au plus haut niveau? Par ailleurs, il est stipulé que l’une des fonctions du FBI est de “garantir que la police locale n’enfreint pas les droits civils des citoyens”. Les droits civils d’un haut fonctionnaire international français sont-ils exclus de cette prérogative du FBI? Sans doute pas. Dans ce cas, qui dit que l’arrestation de M. Strauss-Kahn dans un avion en partance pour l’Europe ne constitue pas une telle infraction? Et qui dit que le traitement infligé à M. Strauss-Kahn, avant même qu’il soit prouvé qu’il est coupable (menottes, exposition humiliante à l’ensemble du monde, empêchement d’exprimer la moindre défense pendant plus d’un mois, empêchement de traiter d’urgence des problèmes intéressant des millions de gens sur la terre, emprisonnement dans une prison réservée aux criminels et trafiquants, etc.), n’est pas une infraction aux droits civils des citoyens?

    Tout sonne bizarrement faux dans cette affaire:
    -précipitation dans l’arrestation et la comparution initiale,
    -traitement du prévenu pire que s’il s’agissait d’un grand et dangereux criminel,
    -impossibilté pour le prévenu, et ce depuis un mois, de justifier quoi que ce soit devant le monde,
    -leçon de morale donnée au monde (et à la France en particulier) quant à la rigueur et à l’égalité de traitement des délits (leçon peut-être destinée à contrebalancer celle qu’avait imprudemment et ridiculement proférée M. de Villepin lors de son fameux discours à l’ONU),
    -Interruption brutale d’une carrière internationale reconnue et d’une Présidence espérée par 50% du peuple français (M. Strauss-Kahn aurait pu devenir le premier Président français juif depuis … Mendès-France il y a … 57 ans) ,
    -hypocrisie puritaine d’une arrestation et d’un procès annoncé concernant la soi-disant (pour le moment) culpabilité vite décidée d’un juif français face à une plaignante noire et venant d’un pays sous-développé et colonisé (par la France!).
    N’y a-t-il pas, dans cette affaire, le désir puritain, hypocrite et lâche, de défendre le “malheur” contre le “bonheur”? L’exploitation des noirs contre l’arrogance des juifs, le malheur des pauvres contre l’aisance des riches?
    Complot a priori ou a posteriori ou pas du tout? Je ne sais pas et je ne m’avancerai donc pas sur ce terrain-là. Critique opportune (quant au timing) des juifs au moment où l’on veut à toute force imposer une solution au Moyen-Orient, alors que l’on connaît le rôle non négligeable de la communauté juive derrière Israël? Je ne me prononcerai pas non plus.
    En tout cas, si l’on revient aux fondamentaux, c’est-à-dire à ce que l’on sait ou croit savoir, on peut penser que M. Strauss-Kahn aime les femmes. Mais a-t-il jamais violé? Aucune preuve d’aucune sorte pour le moment. Et serait-ce bien son genre?
    Ce que l’on sait, en revanche, c’est que certains bénéficient actuellement de son arrestation: ses accusateurs, certains de ses concurrents à l’élection présidentielle française ainsi que ses détracteurs directs, mais aussi les détracteurs de la France et des français, des juifs et de leur rôle.
    Nombreux sont ceux qui profitent du crimé allégué de M. Strauss-Kahn.
    Mais s’il était innocent et innocenté, que se passerait-il alors? On n’ose y songer. Quelles compensations seraient envisagées? Je parle de compensations morales, professionnelles, politiques, et non pas de compensations matérielles.
    Il faut donc qu’il soit coupable: “M. Strauss-Kahn m’a tuée”.
    Sinon!!! Quel scandale international verrait-on surgir!

    Ariel Alexandre

  • rimbaudolivier dit :

    je vous signale Monsieur Levi, que cet homme a fait le choix de servir l’armée israélienne et non l’armée française. Ce problème me semble donc être une cause israélienne.
    Évitons d’importer le conflit palestino – israélien en France ou bien, s’il faut s’occuper du cas Shalit, démenons nous, démenez vous pour tous les otages du monde!
    cordialement

  • Issam dit :

    Sans vouloir vous contrarier n’oublions pas que dix autres français, dont le soldat franco-israélien Gilad Shalit
    et le Franco Palestinien Salah Hamouri sont encore retenus en otage. J’espère que les médias nous le rappelleront, même si les personnes n’appartiennent pas au monde de la presse! Loin de moi l’idée de ne pas m’associer au bonheur de la liberté enfin retrouvée des deux journalistes, mais il ne faudrait pas que cette victoire envoie aux oubliettes le fait que d’autres attendent eux aussi leur tour, et particulièrement la presse, qu’elle soit télévisuelle ou écrite, pour que l’on ne les enterre pas un peu trop vite.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>