Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Harvey Weinstein achète les droits US du « Serment de Tobrouk » de Bernard-Henri Lévy

Le 18 Mai 2012, pour La Règle du Jeu

BHL en Libye 1La Weinstein Company, coprésidée par Harvey Weinstein, le nouveau « faiseur de rois » de Hollywood, l’homme qui a fait le succès, aux USA, de The Artist et de Intouchables, vient d’annoncer, cette nuit, qu’elle a fait l’acquisition, pour les territoires américains, du Serment de Tobrouk de Bernard-Henri Lévy.
L’annonce a été faite par le Co-Chairman Harvey Weinstein lui-même qui explique, dans son communiqué, qu’il soutient totalement (“fully supports”) ce film et voit son acquisition comme “un geste politique pouvant apporter de l’espoir dans d’autres pays dans le même état de péril, y compris la Syrie » (« a political action that could provide hope for other countries in a similar state of peril including Syria »).
Ce film “merveilleux”, poursuit Weinstein, “montre l’incroyable courage de BHL” ainsi que “la détermination de l’ancien président français Sarkozy”. Il souligne aussi, ajoute-t-il, “le leadership du Président Barack Obama et de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton ».
Bernard-Henri Lévy, interrogé cette nuit par l’AFP sur le sens qu’il donnait à cette nouvelle a souligné qu’Harvey Weinstein fit partie des rares Américains qui, au moment du lynchage de Roman Polanski, furent du bon côté de la barricade et s’opposèrent avec force aux modernes Sorcières de Salem. A la question de savoir l’effet que lui faisait l’acquisition de son film par l’homme considéré outre-Atlantique, et sur le marché du cinéma en général, comme le meilleur “Oscar maker” du monde, il a répondu que ses pensées, pour le moment, allaient surtout aux « Syriens massacrés ». Il a conclu : “Puisse ce film, avec cette nouvelle carrière américaine, contribuer, même modestement, à ce que stoppe l’effusion de sang dans les villes syriennes”.
Un axe Weinstein-Lévy contre Bachar al-Assad ? Mais oui. Un film, aussi, peut changer le monde.

Maria de França, la Règle du Jeu

Photo : Sur la route de Nalout; les tanks abandonnés de Kadhafi. (c) Marc Roussel.

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